‹ La Mythologie dans l'art ancien et moderneChapitre 74 sur 111 · I.[^:S DOUZE TRAVAUX D'HERCULE · texte numérisé non relu

I.[^:S DOUZE TRAVAUX D'HERCULE

Lerne en Ar^olide, était pourvue de plusieurs têtes et, quand on en coupait une, deux autres la remplaçaient aussitôt. Hercule ayant reçu l'ordre de l'aller combattre, chassa le monstre de son repaire au moyen de ses flèches ; mais alors un combat terrible s'engag-ea entre le héros

Fig. 57â. — Hercule combaitaiit l'iiydro de Lerne ,d'après une pierre gravée antique).

et le monstre qui s'enlaçait autour de ses jambes (fig. 575). Un grand crabe envoyé par Junon veut mordre le héros par derrière tandis qu'il combattait. Hercule, voyant que, quand il coupait les têtes de l'hydre,

Fig. 576. — Hercule combattant l'iiydre de Lerne (peinture de vase).

elles renaissaient en plus grand nombre, ajtpela à son aide Iolas, qui, brûlant les plaies avec un tison, parvint ainsi à arrêter la croissance des tètes nouvelles. Après sa victoire, le héros trempa ses flèches dans le sang de l'hydre de Lerne, et c'est depuis ce temps qu'elles font des

(j±2 HERCULE I:T TIIESKE.

blessures incurables. Cette scène lait le sujet duue }MMMlurc de \ase, où Hercule vient de déposer sa massue, comme une arme incommode pour combattre un pareil ennemi. Mais, couvecl de la peau de lion, il lient une barpè semblabh» à celle de Persée, avec laquelle il va couper les tètes du monstre. Sur l'autre côté du vase, on voit lolas, le fidèle compagnon dllercule, armé de pied en cap et lançant une flècbe contre ilivdre : derrière lui est Minerve, s'ap|)rètant à tuer le cancre énornu* ({ui, pour secourir l'hydre, avait voulu mordre au }>ied le héros cher à Minerve (fig. 576). Des pierres gravées montrent le sei'pent s'enla(^ant autour d'une jambe d'Hercule. Polyclète avait l'ait d'Hercule tuant rhvdre de Lerne une statue qui était célèbre dans l'antiquité. Le Guide dans un tableau du Louvre, et Rubens dans un tableau du musée de Madrid, ont traité le même sujet en s'inspii-ant descomposilions anciennes.

La biche aux cornes d'or. — Eurysthée enjoignit ensuite à Hercule de lui amener la biche aux^ cornes d'or. Comme elle était consacrée à Diane, le héros ne voulait pas la tuer et fut obligé de la poursuivre pendant un an à la course. H finit par l'atteindre, la chargea sur ses épaules, et la rapporta à Eurysthée. Il y avait cinq biches de la même espèce : quatre étaient attelées au char de Diane. La cinquième, n'ayant pas d'emploi, courait en liberté dans les forêts de l'Arcadie. Ce fut celle-là qui fut atteinte par Hercule (fig. 579).

Le sanglier d'Érymanthe. — Le quatrième travail im[»osé a Hercule fut d'aller prendre le sanglier d'Érymanthe, monstre eflrayant qui épouvantait la contrée. Après l'avoir longtemps cherché, le héros parvint enfin à l'endroit oii il était et, l'ayant pris vivant, il le rapporta sur ses épaules, ce qui épouvanta tellement Eurysthée, qu'il alla aussitôt se cacher dans une cuve d'airain. Dans les bas-reliefs de style archaïque, le type de ce sanglier s'éloigne assez de ceux qui vivent dans nos pays et il est figuré toujours avec le même caractère sur les \ases oii il est fréquemment représenté (fig. 577).

Les écuries d'Augias. — Eurysthée, voulant humilier Hercule, lui ordonna d'aller nettoyer les écuries d'Augias, fils du Soleil et possesseur d'immenses troupeaux dont les étables étaient encombrées de fumier accumulé depuis plusieurs années. Le héros se rendit auprès d'x\ugias, et lui proposa de faire toute la besogne en un jour, s'il voulait lui promettre la dixième partie de ses troupeaux. Augias, jugeant la chose impossible, accepta sans hésiter. Hercule détourna un fleuve au moven d'un canal, et le fit passer au travers des étables. Mais

LES DOUZE TRAVAUX D'HERCULE

Aiio'ias ayant refusé de payer le salaire promis, Hei'cule le fiia. et domia ses Etats à son fils.

Un groupe antique sur une vase de la Ailla Allnuii montre lleieule

Fig. 577. — Hercule apportant h Eurystliée le sanglier d'Érymanthe (d'après une peinture antique de Pompci\

puisant l'eau du lleuve personnifié qui se trou\e en face de lui, allusion au dessèchement des marais de l'Elide.

Les oiseaux du lac Stymphale. — Les marais du lac St\niphale en Arcadie étaient couverts d'épaisses broussailles, et servaient de retraite aux oiseaux de Mars, dont les ailes, la tête et le bec étaient de fer. Ils avaient les ongles extrêmement crochus, lançaient leurs plumes en guise de dard, aux hommes qu'ils rencontraient, enlevaient les bestiaux dans les champs et se nourrissaient même de chair humaine. Leur taille était démesurément grande, et ils étaient si nombreux que leurs essaims voilaient la clarté du soleil. Hercule, chargé de combattre ces terribles adversaires, commença par les épouvanter aNCc le bruit de cymbales d'airain pour les obliger à se montrer, puis il les frappa de ses flèches (fig. 580) ou les abattit avec sa massue (fig. 581). Les monuments représ(>ntent le combat sous ces deux formes. Un vase

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peint nous montre la scène sous un aspect grotesque (fig. 581). Hercule,

Fig. 580. — Hercule combalu.nt avec ses flèches contre les oiseaux du Stymphale (d'après

une monnaie antique).

sous les traits d'un enfant joufflu. \uUo contre deux oiseaux stympha-

Fig. 581. — Hercule combattant avec sa massue contre les oiseaux du Stymphale (d'après

une monnaie antique).

lides, dont la taille démesurée contraste bizarrement avec la sienne. Il

Fig. 582. — Hercule et les oiseaux du Stymphale (d'après une peinture de vase).

a saisi le cou du premier, tandis que le second s'approche pour mordre le bras qui tient la massue prête à frapper (fîg. 582).

La reine des Amazones. — Hippolyte, reine des Amazones, étail Mlle du dieu Mars, qui lui avait fait don, comme marque de sa dignilé royale, d'un baudrier et d'un voile. La fille d'Eurysthée désira les posséder, et Hercule reçut pour mission de les aller chercher.

Hercule, pour obéir aux ordres d'Eurysthée, partit pour les contrées lointaines où habitent les Amazones; leur pays est au delà de l'Asie Mineure, et tout près des confins de Tunivers. Une peinture de vase nous montre le héros portant la peau du lion de Némée et armé de sa massue avec laquelle il lutte contre la reine des Amazones, qui est à cheval et tient un javelot {[\g. 583). Hercule, après un combat acharné,

Fig 583. — Hercule combattant la reine des Amazones (^d'après une peinture do vase).

défit l'armée des Amazones, et fit prisonnière leur reine, qui fut épousée par Thésée et devint mère du fameux chasseur Hippolyte, Il rapporta ensuite à Eurysthée les objets qui lui avaient été demandés.

Cet exploit d'Hercule est un de ceux que les Grecs regardaient comme les plus glorieux pour sa mémoire.

Les chevaux de Diomède. — Diomède, fils de Mars et roi des Bistoniens, peuple guerrier de la Thrace. avait quatre chevaux, appelés Podargus, Lampus, Xanthus et Dinus. Ils vomissaient du feu parles narines et ne se nourrissaient que de chair humaine. Diomède leur donnait à dévorer tous les étrangers qui tombaient sous sa ïnain. Hercule attaqua les Bistoniens qu'il mit en fuite, et s'empara de Diomède qu'il fit dévorer par ses propres chevaux. Cette scène est figurée sur des bas-reliefs antiques et forme le sujet d'un groupe du Vatican (fig. 584). Le tableau que Gros exécuta sur Hercule et Diomède attira à cet artiste des critiques si cruelles, qu'elles le jetèrent dans un désespoir profond et furent, dit-on, la cause de sa mort.

LES DOUZE TRAVAUX DHERGULE. &21

Les bœufs de Géryon. — Eurysthée demanda ensuite à Hercule

Fig. 584. — Hercule tuant Diomède (d'après un groupe antique, à Rome

de lui amener les bœufs de Géryon, en Espagne. Chrysaor, qui régnait

Fig. 585. — Hercule et le triple Géryon (d'après une peinture de vase).

surcescontrées, était né du sangqui jaillit de la tête de Méduse, tranchée

HERCULE ET THESEE.

l>ar Pcrséo. Géiyon, son fils, était démesurément grand et, de plus, il avait trois corps qui ne tenaient ensemble que par la région du ventre. Cette singularité, qui Ta fait appeler le triple Géryon, le rendait extrêmement icdoutable, parce qu'on ne pouvait em[)loyer aucune feinte avec lui, cl que ses coups portaient de tous les cotés. Ses magnifiques

l''ig. 58G. — Les bœufs de Géryon (d'après une peinture de vase).

troupeaux étaient composés de bœufs énormes de couleur rouge, et [•lacés sous la garde du géant Eurytion et du chien Orthrus. Ce chien, fils de Typhon et frère de Cerbère, avait deux têtes, et était d'une force prodigieuse. Dès qu'il aperçut Hercule, il s'élança contre lui, suivi d'Eurytion, mais ils tombèrent tous les deux sous ses coups, et le héros commençait à s'emparer des bœufs quand le triple Géryon accourut à son tour. Une lutte terrible s'engagea entre eux, mais elle ne fut pour Hercule que l'occasion d'un nouveau triomphe. Ce combat est figuré

LES DOUZE TRAVAUX DHERCULE. G2Î

sur plusieurs monuments. Sur une peinture de vase, Hercule nu et imberbe attaque Géryon avec sa massue. Gérjon, qui est vêtu et armé d'une épée, n'a pas le triple corps que lui donne la tradition, seulement il est pourvu de trois têtes. Minerve et Mercure, placés derrière Hercule, sont simplement spectateurs du combat (fîg. 585).

Mais le monument le plus important sur la fable de Géryon est une coupe célèbre, au milieu de laquelle iigure un personnage à cheval (fig. 586). La scène mythologique se déroule autour :

Le héros, barbu et couvert de sa peau de lion, vient de décocher un(> flèche au triple Géryon, et lève sa massue pour combattre. Son ennemi est formé de la réunion de trois guerriers, dont deux sont debout et prêts à lancer leurs javelots, tandis que le troisième vient de tomber percé par une flèche. Entre les combattants , est le chien Orthrus, renversé et également percé de flèches. Derrière Hercule , Minerve accompagnée d'Iolas, regardent le combat comme spectateurs ; près d'eux, Eurytion, le berger de Géryon, est à terre et blessé. La tille du roi , placée derrière Géryon , s'arrache les cheveux de désespoir et sc^mble implorer la pitié d'Hercule. De l'autre côté de la coupe, les bœufs sont emmenés par les compagnons d'Hercule.

Dans un groupe antique du Vatican, Hercule, qui a la taille d'un géant, tient dans la main gauche la corne d'un bœuf et de la droite assomme Géryon, qui est un homme à trois têtes.

Le taureau de Crète. — Eurysthée ordonna ensuite à Hercule d'aller dompter le taureau de Crète, animal terrible sorti des flots de la mer, qui vomissait des flammes et ravageait toute la contrée. Hercule le dompta : ce fut son dixième travail. Cette fable se trouve littéralement reproduite dans celle du taureau de Marathon, dont nous parlerons à propos de Thésée.

Les pommes d'or des Hespérides. — Quand Junon se maria avec Jupiter, chaque divinité lui lit un présent, et la Terre produisit pour elle un arbre chargé de pommes d'or. 11 était placé dans le jardin (les Hespérides, tilles du Titan Atlas, qui porte le ciel sur ses fortes épaules. Un formidable dragon était préposé comme gardien au pied de l'arbre qui les portait. Eurysthée ayant demandé ces pommes, Hercule partit de nouveau. En route il se prit de querelle avec Cycnus, fils de Mars, qu'il tua. Le dieu de la guerre en courroux s'élança sur Hercule pour venger son fils : on ne sait comment se serait terminée la lutte (îll'royable qui s'engagea alors, mais Jupiter y mit fin avec son tonnerre (jui sépara les combattants.

Pour trouver son chemin, le héros, d'après le conseil des nymphes de l'Eridan, alla consulter le vieux Nérée et le contraignit par force à lui

LES DOUZE TRAVAUX D'HERCULE

dire ce qu'il voulait : les yases qui reproduisent cette scène montrent Nérée sous la forme d'un triton {(\g. 588). Hercule, après avoir délivré Prométhée en passant, arriva près d'Atlas, qui possède le jardin des

Fig. 51

Hercule et Nérée (d'après un bas-relief d'Assos, au Louvre).

Hespérides, et lui proposa de porterie ciel à sa place, s'il voulait lui donner les pommes d'or (fig. 590). Atlas y consentit, car, dans sa pensée, il avait conçu le projet de laisser le ciel sur les épaules d'Hercule. Le héros

Fig. 689. — Hercule remet :i Atlas le fardeau du monde (d'après un miroir étrusque).

pourtant le pria de le reprendre un instant, seulement pour qu'il eût le lemps de se faire un coussin. Atlas ayant accepté cette proposition. Hercule prit les pommes et le laissa là. Sur les portes du temple

d'Olympie, on voyait Hercule se préparant à prendre le fardeau d'Atlas et Panœnus avait peint le même sujet sur la balustrade qui entourait le Irône de Juj)iter Olympien.

Hercule dans le jardin des Hcspérides faille sujet d'assez nombreuses représentations. Sur un miroir étrusque, Hercule, imberbe et tenant la massue, vient de remettre à Atlas le fardeau du monde et le quitte en emportant les pommes. Allas porte une longue barbe et a la tête coiffée d'une calotte : on voit sur ses épaules un segment de la voûte étoilée (fig. 589).

Une peinture de vase nous montre dans son ensemble la scène du jardin des Hespérides. En baut du vase, on voit Atlas portant le monde,

l.'ic, 590. Hercule portant le ciel (d'après une pierre gravée antique, prime d'émeraude).

et escorté d'un côté par Lucifer à cheval et tenant un flambeau, de l'autre parle Soleil sur son char. Près de lui est Hercule debout et tenant la massue ; Minerve, sans casque, est assise derrière le héros, et séparée dé lui par une petite victoire. Dans la partie inférieure, dont le centre est occupé par l'arbre aux pommes d'or, entouré par le serpent, on voit les Hespérides, trois d'un côté et quatre de l'autre, et tenant'dans leurs mains des instruments de toilette, sans paraître s'occuper en aucune façon de la scène principale (fig. 591).

Le môme sujet est rendu sous une forme plus claire dans une autre peinture de vase, où néanmoins on est étonné de l'absence d'Atlas. Ici les Hespérides sont au nombre de cinq : l'une d'elles présente la nourriture au serpent, qui est d'une taille énorme et s'enroule autour de l'arbre qui occupe le centre de la composition. Une des Hespérides

LES DOUZE TIIAVAUX D'HEliCULE.

cueille une [loinnie d'or qu'elle va remettre à Hercule placé derrière elle. Dans le ciel apparaissent, mais en husle seulement, d'un côté

Fig. 591. — Hercule au jardin des Hespérides (d'après une peinture de vase).

Junon et Pan, de l'autre Mercure et une nymphe : ces divinités assistent la scène, sans toutefois y prendre aucune part (fig. 587).

Descente aux Enfers. — Eurysthée voyant qu'Hercule revenait toujours victorieux de ses expéditions, prit le parti d'en tînir en lui commandant de lui amener Cerbère, le chien qui garde les Enfers. Avant de tenter cette périlleuse expédition, le héros alla trouver Eumolpe à Eleusis pour se faire initier. L'initiation d'Hercule aux mystères est tigurée sur un vase peint ; le héros s'appuie sur sa massue ; sa peau de lion est jetée sur son bras ; dans sa main gauche, il tient une branche de myrte, symbole d'initiation. En face de lui, une prêtresse de Cérès tient d'une main une lance renversée, et de l'autre présente à Hercule la bqndelette des initiés (tlg. 592).

Arrivé à Ténare, dans la Laconie, où est l'entrée des Enfers, Hercule y descendit par celte ouverture. Toutes les ombres, à l'exception de celles de Méléagre et de Méduse, s'enfuirent à son approche. 11 voulut frajqjer Méduse de son é|)ée, mais Mercure \\m empêcha, en lui apprenant que c'était une ombre. 11 délivra ensuite Thésée de ses fers, mais ne put rendre le même service à Pirithoiis, à cause d'un tremblement de terre qui survint. Il tua une des génisses de Pluton, et en ■<lonna le sang à boire aux âmes ; il allait aussi tuer Menœtius, gardien

HERCULE ET THESEE.

des troui)o;iii\ do Pluton ; mais Proserpino obtint de lui quil l'épargnât. Enfin, il saisit Cerbère, l'emmena avec lui et remonta sur la teire

Fig. :>d-2. — Hercule initie aux mystères (d'après un vase peint,.

, Tre/ene Une peinture de Pompéi montre le héros, aecompagné de Mereure et ramenant 1.' eiiien infernal. Une belle statue antique, a

Fig. 593. — Cerbère encliaîné par Hercule (daprès une pierre gravée antique).

Rome, représente Hercule tenant Cerbère enchaîné. Le môme sujet apparaît aussi quehjuefois sur les pierres gravées (fig. 593).

L'onscmble des douze tiavaiix d Hercule se trouve leprotluit sur plusieurs nionumenls, mais l'ordre de ces tiavaux n'est pas toujours le même.

Nous donnons la succession des douze travaux telle (lu'elle est représentée sur un bas-relief antique, qui se déroule autour d'un vase de marltre, provenant de la \illa Albani. A la figure 578, nous voyons d'abord Hercule, combattant le lion de Némée : la nymphe du lieu se tient derrière le héros à qui elle va présenter la palme de la victoire. Ensuite Hercule revient des enfers^ ramenant le chien Cerbère et suivi de Thésée qu'il a délivré ; puis il s'empare, des chevaux de Diomède, et on voit près de lui la Thrace personnifiée : c'est le pays oii cet exploit s'est accompli.

Sur la bande inférieure (fig. 579), nous voyons près d'un palmiei' Hercule combattant l'hydre de Lerne : la nymphe des marais de Lernc se tient debout à ses côtés, puis il prend la biche aux cornes d'or, qu'il vient d'atteindre à la course. Dans la figure 594, Hercule combat les oiseaux du Stymphale, et la nymphe du lac est assise derrière lui. Plus loin il dompte le taureau de Crète, et il nettoie les écuries d'Augias. Cette dernière scène est assez obscure : le héros puise avec un vase l'eau de l'Alphée, ou du Pénée, dont il va détourner le cours, et le fleuve personnifié est assis en face de lui.

A la bande inférieure (fig. 595), on voit le combat contre le triple Géryon, derrière lequel est l'Ibérie personnifiée, puis l'arbre du jardin des Hespérides, autour duquel s'enroule le serpent, et enfin le combat contre les centaures qui forme ici le douzième travail. Ce combat ne figure pas habituellement parmi les douze grands travaux d'Hercule, et il remplace ici la lutte contre la reine des Amazones, qui n'est pas représentée sur le vase. Ces divergences viennent de ce que la division des travaux d'Hercule en douze ne remonte pas à une très-haute antiquité : cette division a pris son importance à une époque où. Hercule étant considéré comme une divinité solaire, on a voulu faire correspondre ses exploits avec les douze signes du zodiaque.

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