LES LAUES KT LES PÉNATES
Il faut distinguer les Lares des Pénates. Les premiers sont les divinités dé l'intérieur des familles; les seconds sont les dieux protecteurs des villes , de (|uel(|ues lieux particuliers, des chemins et des carrefours. Les Lares , placés derrière la porte des demeures , empOchuient le Malheur d'y pénétrer. On les représentait sous la forme de statues qui avaient les traits d'un demi-dieu, d'un héros ou d'un parent décédé. Près de ces divinités, on suspendait la (igure d'un petit chien, qu'on associait à leur culte, et qu'on honorait sous le nom de Lare Familier.
Les Pénates étaient, suivant l'opinion des Grecs, les dieux protecteurs de la patrie. Ils avaient aussi un rang plus élevé que les Lares, car ils accordaient ce que ceux-ci ne pouvaient que conserver.
LA MYTUOLOGlt:. 435
GÉNrUS, LES GÉNIES.
Géaius était un dieu étrusque, dont le culte passa chez les Romains. Il présidait à la joie , aux fêtes et aux festins. On le représentait sous la forme d'un bel adolescent couronné de fleurs, tantôt ailé, tantôt sans ailes et presque toujours une coupe à la main. A partir du siècle de Périclès , on admft une foule de Génies , les uns parèdres bénévoles des dieux importants , les autres liés à des abstractions et à des divinités allégoriques. Ainsi, il y avait les Génies de la chasse, du sommeil, de la terre, du théâtre, de l'agriculture, des morts et des mystères. Chaque homme avait son bon et son mauvais Génie.
Le Génie des tempêtes apparut a Vasco de Gama. Ce navigateur
De l'Afrique déjà voyait fuir les rochers ; Un fantôme , du sein de ces mers inconnues
S'élevant jusqu'aux nues , D'un prodige sinistre effraya les nochers. Il étendait les bras sur l'élément terrible ; Des nuages épais chargeaient son front horrible , Autour de lui grondaient le tonnerre et les vents ; 11 ébranla d'un cri les demeures profondes ,
Et sa voix sur les ondes Fil retentir au loin ces funestes acrtMiLs.
La Harpk, IcGéuicdes Tempêtes.