‹ La mythologie (volume 2)Chapitre 46 sur 77 · LA VICTOIRE · texte numérisé non relu

LA VICTOIRE

Styx, fille de l'Océan et deThélis, fut môre de la Victoire. Cette déité fit la conquête de tous les pays et de tous les héros. On lui éleva des temples dans la Grèce et dans T Italie.

Le front brillant d'une noble gaité , Le pied posé sur un glolxî mobile, I^ déesse, d'une aile agile, Vole vers l'immortalité.

D'une main elle inscrit au temple de Mémoinî Le nom de ses amants; l'autre offre le laurier Et la pîilme enlacée au paisible olivier.

Pour nous prouver que la solide gloire Est le fruit de la Paix comme de la Victoire.

DKMOrSTIER.

A Rome, on la nommait Adorea, et on lui oilrail <l*îs gâteaux salés de |»ur fromenl.

La foudre ayant brisé les ailes de sa statue , Pompée rassura le peuple en s* écriant : « Romains, »> les Dieux ont coupé les ailes de la Victoire; » elle ne peut plus nous échapper. »

La Victoire, par Tordre de sa mère Styx, seconda Jupiter dans sa lutte contre les Titans ; et le roi de l'Olympe, pour récompenser les services de Styv et de sa fille, décréta que les Dieux jureraient par son nom, et que ceux qui violeraient ce serment seraient exilés dix ans de la cour céleste et privés du nectar et de l'ambroisie.

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