‹ La mythologie (volume 2)Chapitre 49 sur 77 · PHILÉMON KT BAUCIS · texte numérisé non relu

PHILÉMON KT BAUCIS

Philémon et Baucis étaient deux pauvres vieillards de Plirygie qui trouvaient, daus leur affection mutuelle, un bonheur que rien n'avait troublé. Un jour, deux voyageurs à Textéricur misérable, après avoir inutilement demandé Fhospitalité aux habitants du village , vinrent frapper ù la porte de leur humble chaumière. Les vieux époux s'empressent d'accueillir ces hôtes inconnus et de partager avec eux leur modeste repas. Soudain, ils s'aperçoivent

que la coupe remplie de vin ne peut se vider

Ce prodige dessille leurs yeux. Ils reconnaissent Jupiter et Mercure, et, prosternés, ils leur adressent de pieux hommages. Bientôt les nuages se rassemblent , la foudre éclate , et consume le bourg et ses habitants; mais Philémon et Baucis sont sauvés... Un temple superbe a remplacé leur chétive demeure.

Us vécurent long-temps heureux, moururent le même jour, et furent métamorphosés, Philémon en chêne, et Baucis on tilleul.

Deux j<-uiies Thébains , Pyrame et Thisbé, s'aimaient sans espoir de s'unir, car leurs faniilles étaient depuis long-temps divisées par la haine. Ils résolurent de s'enfuir ; le jour fixé pour le dé' part , ils se donnèrent rendez-vous hors de la ville, sous un mîlrier blanc. Tbisbé arriva la première. Le crépuscule régnait encore. Tout h coup une lionne parait : la jeune fille, épouvantée, laisse tomber son voile, que la lionne prend dans sa gueule ensanglantée. Pyrame arrive et ne voit point son amante... Vn voile tout sanglant s'offre à ses re-

gards : c'est celui de Thisbé ! Dans sod désespoir , il tire sod poignard et se tue. Au moment où il expire , Thisbé revient sur ses pas ; elle voit Pyrame expirant, saisit le même poignard et se le plonge dans le cœur.

Elle oxpire et meurt en Tembrassant.

Les derniers battements de leurs coeurs se répondent, Dans leurs derniers baisers leurs âmes se confondent, Et viennent habiter le bienheureux séjour, Asile où la Vertu réside avec TAmour.

Demoustier.

Le sang jaillit sur le mûrier : ses fruits, qui étaient blancs, changèrent de couleur et devinrent

rouges.

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