‹ La mythologie racontée aux enfants (volume 2)Chapitre 8 sur 11 · MYTHOLOGIE DES ÉGYPTIENS · texte numérisé non relu

MYTHOLOGIE DES ÉGYPTIENS

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Si parmi les histoires que je vous ai déjà racontées, mes petits amis, vous avez remarqué, comme je l'espère, celle des anciens Egyptiens, vous ne serez pas fâchés sans doute de retrouver une seconde fois ici ce pays extraordinaire , que le Nil arrose chaque année, et où l'on rencontre encore . aujourd'hui tant de monuments célèbres.

£h bien , comme l'Egypte est aussi située dans rOrient, ainsi que l'Inde et la Perse dont nous parlions tout à l'heure, c'est de l'histoire des dieux égyptiens qxieje vais à présent vous entretenir ; ces dieux vous sembleront peut-être aussi fort extraordinaires par leurs figitres bizarres et leurs aventures proviens es, mais je vous ai prévenus que j'aorats à vous raconter des ehtses plus

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iûcrayables que des contes de fëetf, et je dois teiiir ma parole.

11 y avait autrefois, en Egypte, un roi nommé 0$iris^ et une reine nommée Im^ qui faisaient très-bon ménage. Les uns disent qu'ils étaient frère et sœur, et que, suivant l'usage du pays, ou les avait mariés ensemble ; mais d'autres assurent que }g roi n'avait qu'un frère , nommé typhon , qui était roux de cheveux et djun fort mauvais caràct^e, et que la reine Isis était une belle princesse d'une contrée voisine , qu'Osiris avait épousée. .

Or ce bon prince, ayant inventé la eharrae et ^ Fart de cultiver la terre, que nous nommons Fa* gridïlture, résolut d'aller porter dans les pays environnants les bienfaits de sa découverte ; comme le Crichna des Indous, il chercha à rendre les peuples meilleurs en les rendant plus heureux; et, à cet effet, il assembla une grande armée d'hommes et de femmes, avec laquelle il se mit à courir le monde , non pas pour ravager les terres de ses voisins , comme le font ordinaire- , ment les conquérants, mais pour leur apprendre à labourer leurs champs, et à en tirer d'abondantes récoltes. Aussi comme Osiris n'avait que de bonnes intentions , il réussit parfaitement dans tout ce qu'il entreprit, et se fît des amis partout où il passa , parce que les hommes ne pouvaient lui témoigner trop de reconnaissance pour les' utiles inventions qu'il leur apportait si généreusement. ^ .

Pendant que ce bon roi parcourait ainsi des "contrées lointaines, il avait laissé son royaume h

gouverner & sa femme Isîs, dont il connaissait ]a sagesse, et à son frère Typhon, qui anrait bien voulu se mettre sur le trône d'Egypte pendant son absence ; - car ce prince jaloux ne possédait pour sa part qu'un pays marécageux, d'où s'exhalaient continuellement des vapeurs pestilentielles, et ces déserts arides où je vous ai raconté ailleurs que l'armée deCambyse fut ensevelie sous des montagnes de sable. Mais dsiris, en revenant de ses voyages , fut accueilli de son peuple avec "tant d'acclamations, que Typhon ne put faire autrement que de lui rendre sa couronne.

Cependant ce mauvais prince, qui n'avait pas reàoncé au désir de se faire roi d'Egypte, résolut d'attirer son frère dans un piège et de le faire périr. A cet effet, peu de temps a{Nrès son retour, il invita 0«ris à une grande fête, sous prét&te de célébrer cet heureux événement; et après le festin, qui fut splendide, il fit apporter devant les convives un cofifre magnifique, dont le travail était si précieux qu'il fit envie à tous ceux qui le virent. Osiris se laissa charmer comme les autres , et ne put s'empêcher de témoigne^ à son frère combien il serait satisfait de posséder ce coffre merveilleux; mais le perfide, qui avait ses raisons pour cela, lui répondit qu'il avait lait vœu de ne le donner qu'à celui qui pourrait y entrer tout entier.

Osiris aussitôt lui offrit d'essayer de s'y mettre , ce que l'autre accepta avec empressement ; mais & peine le bon prince se fut-il placé dans ce coffre dangereux,' que le traître Typhon, le renfermant avec force , ordonna qu'on le prit et

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