INTRODUCTION XV
cours chez les Slaves mais qui sont venus chez eux de la tradition chrétienne ou des légendes étrangères. Ainsi il débute par un chapitre sur les idées cosmogoniques des Slaves qui se rattachent aux légendes chrétiennes, aux livres apocryphes. Voir encore ce qui concerne les Rachmanes, Perchta, Lucia^ les jours personnifiés, Lundi, Mercredi, Vendredi.
Assurément toute cette partie empruntée au folklore mériterait d'être traduite. Le folk-lore des Slaves est infini ; des revues spéciales lui sont consa-
crées : en Bohème {Cesky Lid), en Pologne ( Wîsfa),
en Russie {Zivaja Sterîna), en Croatie {Sbornik za
Narodni Zivot), en Bulgarie (Sbornikû za Narodni Umotvorenia) . Il faudrait pour résumer tout ce qui a paru jusqu'ici je ne sais combien de douzaines de volumes.
Tout en rendant justice au noble et utile labeur
de M. Mâchai, il m'a été impossible de le suivre sur un terrain aussi vaste et aussi mal délimité (1).
(1) Miklosich écrivait à propos de la première édition du livre de M. Krek ; (Jenaer Literalurzeitung, 1875, p. 43) : « Nous déclarons que nous n'appartenons pas à ces mytho-
XVI MYTHOLOGIE SLAVB
A côté de œs ouvrages spéciaux je dois encore mentionner comme m^ayant été fort utiles des travaux de MM. Jagic, Bruckner, Maretié, publics dans VArchiv fur Slavische Philologie^ ceux de M. Alexandre Veselovskij publiés dans les Mémoires (le V Académie de Saint-Pétersbourg. Ces travaux et d'autres encore dispersés dans les recueils les plus divers seront mentionnés en temps et lieu.
Le domaine de la mythologie slave me parait uniquement délimité par les textes ou les monuments — s*il en existe — relatifs à la période païenne de la vie historique des Slaves : si ces textes ou ces monuments peuvent être expliques ou complétés par quelque tradition populaire, j'invoque cette tradition (par exemple, ce qui concerne le culte des pénates, les idées sur la vie d'outre-tombe). Mais je ne considère pas le folk-lore comme faisant partie inté-
logues qui croient pouvoir tirer des contes la foi païenne des peuples slaves. » M. Polivka cite ce passage dans une note de sa traduction tchèque de mon Esquisse (Sbornik Slovansky, 1883, p. 392) et il ajoute : « On ne peut nier cependant que plus d'une idée païenne peut ôtre conservée sous une forme chrclicnnc. Mais il faut procéder avec beaucoup de précaution et de critique. » C'est ce que j*ai essayé parfois de faire (voir par exemple le chapitre sur Perunii et saint Elie).