‹ La MythomanieChapitre 15 sur 25 · ET F · texte numérisé non relu

ET F

mentalités est bien mis en lumière dans un autre ordre

d'idées par l'observation suivante :

Observation XXI

DaLLy.— Annales meédico-psychologiques, 1877.

Une jeune fille annonce quelle va mourir tel jour, à telle heure ; au jour annoncé elle fait la morte, résistant avec une étonnante force de volonté à toutes les excitations employées pour la sortir d’un état en apparence cataleptique ou comateux. Puis, après trois Jours de cette comédie, elle se lève, s'habille, prétend sortir d'un rêve et jouit de la stupéfaction de sa famille et des assistants. Pressée de questions par son médecin, elle avoue qu'elle a joué la comédie et qu’elle n’a jamais été aussi heureuse que pendant qu'elle assistait aux efforts, aux menaces, - aux prières de son entourage.

Dix autres scènes plus où moins variées, plus ou moins intenses,se sont produites depuis, et cependant cette jeune fille a tout ce qu'on

appelle les qualités de l'esprit et du cœur,

Avec ce degré de malignité, nous arrivons à là simulation effectuée dans un but pervers : ce sont les hétéroaccusations ou autohétéroaccusations analogues aux faits étudiés précédemment mais auxquels vient s'ajouter un simulacre des attentats ou crimes imputés. Ces malades déploient là encore une aptitude innée, une ténacité, parfois absolument remarquables, et là encore il est besoin de toute l'attention des magistrats, guidés par les conclusions d'experts rompus avéc ces manifestations mythopathiques, pour éviter de graves erreurs judiciaires.

L'observation suivante en est une preuve :

Obsérvation XXII

P. Garnier. — Les hystériques accusatrices. Bulletin médical, 1903.

Une jeune fille de vingt-deux ans Louise G..., domestique chez des

cultivateurs des environs de Paris, fut trouvée dans la matinée du

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