‹ La naissance de l'élément comique dans 1e théatre religieuxChapitre 2 sur 10 · LA NAISSANCE DE L’ÉLÉMENT COMIQUE · texte numérisé non relu

LA NAISSANCE DE L’ÉLÉMENT COMIQUE

longtemps après, à notre connaissance certaine, sont ceux qui se rattachent plus ou moins directement à des thèmes essentiels du drame religieux ; 2° que celui-ci (mystères et miracles) a fourni des prétextes suffisants, et souvent renouvelés, à tout un développement scénique n'offrant plus la sévérité des premières figurations de la vie et de la mort de Jésus-Christ, de ses apôtres et de ses saints.

Une première analogie, très digne de considération, peut être invoquée : c’est à mon avis, celle de ces versus non authentici , qui sont à l’origine du drame religieux lui-même et sans lesquels il ne serait pas né. Peu à peu, par des additions de plus en plus profanes, le drame sacré s’est détaché du rituel; il a fourni la matière d’une cérémonie à part, à côté de l’office proprement dit. Comme M. Milchsack 1 l’avait déjà pressenti partiellement, et comme M. Lange 2 3 l’a si admirablement démontré, n’est-ce pas quatre versiculi , empruntés aux évangélistes, qui ont constitué le premier embryon du drame pascal? Puis, par des allongements successifs qu’expliquent le goût passionné des foules et le désir de les retenir dans l’enceinte du temple, n’a-t-on pas vu ces liturgies dramatisées de Pâques se corser d’un résumé de la Passion, de même que la naissance du Sauveur, avec son naïf cortège de magi et de pastores , dès les xe etxie siècles, constitue un embryon de spectacle, où viennent ensuite figurer Hérode et sa cour, c’est-à-dire les Judei , les armigeri , les symmistæ , les scribæ , les oratores vel interprètes , sans omettre l’important nuntius et les indispensables ohstetrices'P

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