‹ La naissance de l'intelligenceChapitre 47 sur 56 · LES LOIS DES PHÉNOMÈNES ASSOCL^TIFS · texte numérisé non relu

LES LOIS DES PHÉNOMÈNES ASSOCL^TIFS

aurons à tenir compte dans une yub d'ensemble sur l'évolution du psychisme. Mais ces processus de simplification diffèrent dans les deux cas. Dans le cas de la première loi, la simplification se fait tardivement : parmi les éléments, tous bien associés, quelques-uns (et même un seul) prennent une prédominance marquée sur les autres dans le mécanisme du déclanchement. Dans le cas de la seconde loi, la simplification se fait à l'origine, beaucoup d'éléments ne réussissant pas à entrer dans l'association. Autrement dit : dans le premier cas, il y a intégration parfaite des sensations; dans le second, il y a, au contraire, insuffisance d'association.

Jusqu'ici j'ai laissé presque complètement de côté le point de vue de la finalité. J'ai cherché à me rendre compte beaucoup plus des mécanismes et des lois des réactions que j'ai décrites que de la valeur adaptive des réponses aux excitations du milieu extérieur.

Il m'a paru intéressant, avant d'aborder les discussions sur l'instinct et l'évolution du psychisme, de considérer, au moins pendant quelques instants, la finalité des actes, les moyens par lesquels sont satisfaits les divers besoins des animaux.

Pour Lamarck, les principaux de ces besoins sont : 1° prendre telle sorte de nourriture ; 2° se livrer à la fécondation sexuelle que sollicitent certaines sensations ; 3° fuir la douleur ; 4° chercher le plaisir ou le bien-être. Les habitudes des animaux découleraient de la satisfaction de ces besoins.

Pour Schiller, l'édifice du monde n'est soutenu que par les ressorts de la faim et de l'amour.

Je chercherai ici les moyens qui permettent aux animaux de satisfaire le premier besoin.

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