‹ La nappe et le torchon dramevaudeville en trois actesChapitre 13 sur 38 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les Mêmes, ÉDOUARD, FRÉDÉRIC, JULES , Dames, et Missivois.

riÉrÉnc. Comment, vous nous abandonne! , belle dame, songez donc que le bal languit sans vous...

édocaid. Eu effet, Anna, tu ne t’occupes pas assez do monde que tu reçois.

jcles. Eh bien, M. André, comment truuvez-vnus tout cela?

avdié, j« remettant. Mais, très beau, sans doute,

riÉDÉsic- La Nappe a un peu plus d’éclat que le... hein ? qu’en dites-vous?,.

avdié. On y brûle de la bougie au lieu de chandelle, et l'on s’amuse moins, v’IA tout.

rsÉDÉnc. Vraiment!., eh bien tenez, M. Audié, j’ai toujours eu envie d’assister A un bal de votre société

avdié. Vous ncles pas dégoûté, (d part.) Oht quelle idée! (Haut.) Parbleu messieurs, la chose est facile... mou beau-

frère m’a donné un bel , je Yeux le lui rendre et je vous invite tous à y venir.

Édouard. Quelle folie !

jui.es. C’eut délirieux l

andré. J’espère que vous me ferez celui d’accepter.

tous , riant. Ah ! ah 1 ah 1 volontiers* volontiers.

andré. Ainsi* j’ compte sur vous tous, messieurs.

JULES, à Frédéric. Sais-tu que ce serait Original?

ANDRÉ, arec intention. Oui trè* original.. thl bien, ça y e-l-il beau-frère!

Édouard, hésitant d'abord Mais oui, j’accepte nv»*c plaisir, (à part ) Je parie que c'est elle qui lui a mis cela dans la tête.

andré. Dam! écoutez* messieurs, le Torcha* n'a p is les ressources de ld Nappe , et pour vous recevoir dignement , il faut que j’aie le temps de faire mes préparatifs.

Frédéric C’eut juste , nous voulons voir le Torchon dans tout son éclat!

andré. Eh bien ! c’e-t dan» dix jours la fôte des uienuisi rs et de mu sœ r, la sainte Anne, le vingt-huit juillet , jour du peupb ; dune dix jours je vous donnerai Un bal.

tous. Dans dix jours... Bravo ! .

andré « d part. J’aurai ma revanche...

(Haut.) Maini’nant amusons nous, buvons* dansons! (Il prend un verre de punch.) Je dans’rai si vous voulez!..

Tin s Oh ! oui , oui !

andrÉ* s'animant. Vous mitre*, vous dansez I' gai >p de Gustave, la Muette, un ta» d* choses... nous, nous u’ couoaissous que la Berichonne.

tors Lâ Bérichonnel,. vive la Béri-

chonne !

and' b. T’eu souviens-tu, ma sœur ?

anna. Mais oui, un p*u.

anoré. Allons! en avant I chaud, chaud 1 et sautnns bien haut... (A part.) Faut nous étourdir.

11 chante en dansant avec Anna.

Air : Clic , clic , Clac .

Chez nons, c* n’est jamais que le dimanche Qu'un prend ses atours Et qu'un fait sauter 1#»» amours ;

Aussi faut voir cumin* on s' démanche Dam ! c’est naturel , faut nous en donner pour huit [jours.

CHOEUR

Chez eux c* n'est jamais etc.

ANDRÉ

Francs Berrichons , j’ sais qu'on nous drappe A caus’ de notre mauvais ton , Queuqu'ça fait, nous tnang’rons sans nappe !

L* bon appétit est du Torchon .

CHOEUR

Chez nous c* n'est jamais que le dimanche , etc. ANNA , dansant ta Berrichonne.

C’es» toujours le luxe qui fiappe Dans un licite et biillant salon.

Mais on dit qne jamais ta Nappe Ne rit d’ si bon cœur que 1* Torchon l

ANNA et ANDRÉ , dansant comiquement.

Chez nous c’ n’est jamais que le dimanche, etc. CHOEUR.

Chez eux c* n’e»t jamais etc.

tous , applaudissant et riant aux éclats .

Ah ! ah ! ah! uli !

Ils se rrtrtlrnt snr les fauteuils et lüf le» Canapé!, Edouard sent A l’air contrarié.— La toile tombe.

Fin du premier acte.

Page 1