‹ La nappe et le torchon dramevaudeville en trois actesChapitre 14 sur 38 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ANDRÉ, BENOIT, OcrvMi.s.

Au du rideau , ils «ont occupé* 4 enlever le* outil* n le* planche* de PileUer , et • *u*prmlr<‘ de* guirlande* et de* tapi**i-rie* contre le» mué*.

CHOEUR

Air: Travaillant.

Nettoyons

• Ha layon*

Bon r ou rage À l’ouvrage!..

Balayons

Ev«uyon»,

Tantôt non» (tariferons.

Dépéchon»

Nettoyons

Balayon*

Arrangeons

Ça f ra t’y d la jolie ouvrage !

Dépêchons Arrangeons Balayons Nettoyons

Et tantôt, nous umi* anitis’rons,

ANDRÉ. Allons, allons. enfnns, dépêchons!.. U s’agit aujourd’hui de recevoir la pr« mières société de Bourges. Si nous □'étions qu’entre nous, je vous dirait nous danserons nu milieu des copeaux, mais comme nous uqrons des millionnaire* et de* belles dames, il faut leur montrer que si on n’est pa> riche, on est propre.

BEiioiT. Mais dis donc, André... qu'eu dtôle d’idée qui t’a pris, d’inviter tout C* beau mnnd’-ln?

anobé. C’est une idée comme un autre.

benoît. Et nous en seronsaussi nous autres.

andré. Sans doute, que vous en serez...

Grande fête aujourd hui... il y a conjonction entre le Torchon et la Nappe

benoit. Peste! des vicomtes, des marquise* à C ‘qu’on dit , tu n*te refuses rien...

cn ouvrier. El où diable donc as-tu pris toutes ces décoraiions-là ?

andré. Chez mon parrain , M. de Chûtenny, noire bon maire; il in’a prêté tous les ustensiles de la fêle patronale et des pi ix de renseignement mutuel.

benoît. Hein?., ça nous a-t-il déjà une tournure... on ne dirait jamais d’uu atelier de menuisier*

Air : Je loge au quatrième étage.

C’ot inprrb' 1 e’e*t un’ Vrai’ magie!

On *c croirai! ru Vérité*

Dan» la grand' sali' de la mairie Dont lu municipalité ,

A fait un' grange cet été.

ANDRÉ

Partout de* fleur* en papier ro*e ,

CVst vraiment un conp-aarii charmant ; Pourqu’ ça r’**euihie , y o'manqo’ plu* qu'une CV*t le hiM’tlti gouvernement, £ chose.

C'est l'poilrait du gouvernement.

El si je vous disais donc que ce bon parrain qui n’a rien à me refuser m’a piété sa cuisine et son cuisinier pour mon repas.

benoit. Ah!

aniiré. La broche, le marmiton* les Castro! tes. ton l e^l à mes ordre-; nous mirons une s ou peaux choux , le gigot aux haricots , dos pommes de terre frites et des pigeons à lu clapaitdine.

benoit. Excusez... Die u ! vont-ils s’en tnpper une bosse. .. ils n’uurout jauiaisdiné comme ça.

cn ouvrier. Et la sœur y sera ?..

a si dr * Certainement... cette bêtise**.

benoit. Et dit-nous donc... est-ce bien vmi, qu’elle e«t vicomtesse pour de bon?

andré. Comment! si c’est vrai?

benoît. Dam!., tu entends bien , moi j* dis ça... comme aulr’ chose ça n’ine r’garde pas... c’eut Gauchtrqui disait hier : patnti , patata, qu’il n'y avait pas eu beaucoup d’ curés et d’adjoints à sa noce.

un a* ouvrier. Et au fait... si c’était comme ça, ça n* serait déjà pas d’une si bonne exemple pour nos iemines et pour nos filles.

andré 9 à part . Ils ont raison! (fiant.) Soyez tranquille, mes amis... vous me connaissez; suffit... vons pouvez vous en rappoiler A moi, allons, dounoas la dernière main...

benoit. Mais, voyez donc?

tous. Qu’est-ce que c’est?

benoit. On dirait... Vois donc André ?..

ANDRÉ. En effet, c’est elle, c’est bien elle. .. ma sœur!. . Jl

tous. Sa sœur!

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