LE TE
A TT Ce.
ner TEE re nr Vas, es ame né
re red à
Des me
LT eu
ES RE TETT
DEEE mr mn On - - rte n iii ser cree ee mme emniénemnrariemnsieeeten
De msg 2e pe come armee.
Montmorency, ses coquettes maisons peintes en blanc, et présentant au passant leurs légères galeries de bois tournées vers le chemin. Plus loin, c'est Sainte-Anne, avec son église monumentale et son célèbre pèlerinage, pieusement fréquenté des Canadiens, en souvenir de Notre-Dame d'Auray, la patronne vénérée de leurs ancètres bretons. Vers le
nord, c’est encore, au milieu de la plaine, le village
de Lorette, habité par une tribu indienne, les derniers représentants des Hurons — très civilisés aujourd'hui — et que rien, n'était la tradition de leur descendance, ne distinguerait des blancs.
Au delà encore se trouve le riche village de Saint- Raymond ; mais si, poussant plus loin, on veut remonter davantage vers le Nord, on se heurte bientôt à la chaine des Laurentides, massif montagneux d’une élévation médiocre, mais dont les plateaux et les vallées sont jusqu'à ce jour demeurés complètement inhabités. Non seulement ils ne sont pas utilisés pour la culture, mais l'exploitation forestière elleméme ne les a pas encore pénétrés. Les bois y sont moins beaux, les transports y sont moins faciles qu'en forèt de plaine, et dans un pays où ils ont le choix sur de vastes étendues, les forestiers se montrent aussi difficiles que les agriculteurs.
Les gracieuses ct.fraiches vallées des Laurentides, aux flancs couverts de bois épais, aux rivières torrentueuses coupées de rapides et de chutes, ne sont gurre fréquentées que des touristes, non pas de touristes comme ceux d'Europe, auxquels il faut des
che rist plu:
D enc( caln tant:
l'été à qu de le et de:
Au nul 8 C'est.
dans 1] Les détoui
tiers d canadi gaieté, effort, lion es ct votr les en former une co ainsi lé attelés imprati
chemins, des hôtels et du confortable, mais de touristes pour lesquels le plaisir du voyage a d'autant plus de prix qu'il est acheté par un peu de peine.
Dans ces rivières aux flots bondissants, aux rives encombrées de broussailles, dans ces lacs aux ondes calmes formés dans le creux des vallées, les habitants de Québec amateurs de sport viennent, durant l'été, se livrer aux plaisirs de la pêche, et se donner, à quelques dizaines de lieues de chez eux, l'illusion de la vie sauvage, en plein désert, aussi loin de la civilisation que s'ils en étaient séparés par es océans et des continents.
Aucune apparence de travail humaie, nul chemin, nul sentier ne profane la solitude des Laurentides. C’est en suivant le cours des rivières qu’on pénètre dans leurs silencieuses vallées.
Les guides qui vous dirigent dans leurs mystérieux détours sont de gais compagnons, contant volontiers des histoires du pays, ct chantant les chansons canadiennes. Leur vigueur ne le cède pas à leur gaieté, et très gaillardement, sans trahir le moindre effort, ils portent sur leurs épaules, quand la navigalion est interrompue par quelque rapide, votre bagage et votre tente. Ils savent d’une très ingénieuse façon les enrouler dans une couverture, de manière à ne
former qu'un seul et volumineux paquet, serré par une courroie qu'ils passent sur leur front, portant ainsi leur charge à peu près à la façon des bœufs attelés au joug. Si le rapide est une véritable chute, impraticable même au canot allégé de tous les ba-