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| 1 peut à rendi. émoignage sur certains faits qui devaient 4 | arce jeter, disait la dépêche « beaucoup de lumière sur FRE e ce divers incidents relatifs à M. William Outbreack... ». | L |
Ce M. W. Outbreack n’était autre que la traduction (l il . pres- des mots : N. W. Outbreack, North-West Outbreack, 1 À oirie, les troubles du Nord-Ouest (1)! | à!
uies, De toutes ces singularités relevées dans les jour- ( à | naux, M. Buics conclut que le dictionnaire ne devrait É: À if non pas être le seul guide des traducteurs. Il conseille, ‘1 *: rt du très-judiciairement, aux journalistes canadiens, de hi: 14 infor- moins emprunter aux feuilles anglaises, et, lorsque 1 j} ‘| tants, M la traduction d’un article important est nécessaire, EL 1 | ctions d’en confier le soin à des hommes également versés 454) ! | ses de dans le maniement des deux langues, plutôt que de le ÿ { k 4 es, et laisser à des jeunes gens sans expérience. ii | facon | IL serait tout à fait faux et tout à fait injuste de ent mots : | tirer des conclusions générales de quelques exemples D. | | ure de Ï! plaisants choisis à titre de curiosité. La presse cana- E | a en- dienne tout entière déploie, au contraire, un zèle # ; 4 isseau remarquable pour le développement de notre langue ; k : | ue les elle est représentée par une quantité considérable k + pndées de journaux, et plusieurs d’entre ces grands organes, (1 | re. La fort sérieux, fort bien informés et fort bien rédigés, 1 14 L 1890, ne le cèdent en rien à la plupart de nos journaux de AE fl Lonçait France. ‘| 1 1 ant en À Tous les anglicismes, d’ailleurs, ne doivent pas k ( | uit de- être repoussés à priori; ce serait faire preuve d'un (| | pporté chauvinisme bien étroit et bien mal placé que de ! | | et pas | | | rsuivi, (1) La Patrie, 7 août 1890. |
prétendre que notre langue est la seule parfaite et que les autres n'ont rien de bon à lui préter. Ne peut-elle, au contraire, leur emprunter avec fruit, ne doit-elle pas le faire ? Bien des mots anglais exprimant une idée très précise n'ont pas d’équivalent en français. Pourquoi ‘eu: étonner que les Canadiens les traduisent pour leur usage? pourquoi ne les traduirions-nous pas nous-mêmes ?
Aucun mot français n’exprime le dravage des bois, expression que les Canadiens ont tirée du verbe anglais to drive, pour expliquer cette périlleuse descente des bois à travers les rapides de leurs rivières. Aucune expression française non plus n’équivaut à celle de maison de loques (log house)... maison construite de troncs d'arbres est une périphrase bien trop longue, et dans un pays où les habitations de la moitié de la population sont construites en logues, on comprend qu’un mot spécial soit au moins nécessaire pour les désigner.
On voit même par ces exemples que les Canadiens font mieux que nous, et que quand ils confèrent le droit de cité à un mot étranger, ils l'habillent au moins à la française.
Pour un grand nombre des inventions faites dans notre siècle : les machines, la vapeur, les chemins de fer, nous avons emprunté des termes aux Anplais, et avons adopté leurs mots tels quels, sans même changer leur orthographe, bizarre à nos yeux, nous contentant de les prononcer d’une façon incorrecte. Plus puristes et plus patriotes, les Canadiens ont
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voulu avoir leur mot propre, à eux appartenant, et ils ont traduit ce que nous avions adopté sans modification. Nous avons accepté rail et wagon, ils ont traduit lisse et char, et tandis que nous montons en chemin de fer, expression des plus bizarres quand on l'examine de près, eux, prennent les chars, ce qui est beaucoup plus logique.
Tout cela déroute un peu le Français qui débarque à Québec, mais ces expressions ne sont nullement, quant à la grammaire, ni des fautes ni des incorrections. Ce serait, de notre part, faire preuve d’une exigence bien insensée que de vouloir qu'un petit peuple, abandonné par nous avec si peu de regret, ne puisse faire aucun progrès qui ne soit calqué sur les nôtres et ne puisse adopter un mot sans l'avoir pris chez nous.
Applaudissons-nous, au contraire, des progrès qu'il peut, de son côté, faire faire à la langue française; profitons-en au besoin nous-mêmes et ne demandons qu'une chose à nos frères d'Amérique, c’est de n’adopter en bloc ni les mœurs a. aises, ni la langue anglaise, et de n'y prendre seulement que ce qu'ils peuvent y trouver d'indispensable à leur progrès littéraire, scientifique ou matériel.
Un écrivain canadien fait à ce sujet des observations fort justes, auxquelles on ne peut reprocher qu’une excessive modestie pour la littérature canadienne : « Nous ne sommes, dit-il, qu'une poignée « de Français jetés dans les vastes contrées de l’Amé- «rique et notre langue n’a plus la délicatesse et les
« beautés de celle de nos frères. Le devoir de nos « écrivains est de bien apprendre cette langue su- « perbe que trop d'hommes négligentimprudemment, « afin de l'écrire dans sa pureté et de la transmettre, « dans son intégrité, à nos descendants. Les lieux,
le temps, les circonstances lui apporteront, sans
doute, certaines modifications, mais le discerne-
ment et le goût de nos auteurs peuvent faire que
ces modifications deviennent des charmes pour « l'oreille et des richesses pour la pensée (1). »
(1) Pamphile Lemay, Conférence sur la littérature canadienne ct sur sa mission; Rapport du Congrès des Canadiens-Français,
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adienne rançais,