‹ La nation contre la race (volume 2)Chapitre 2 sur 14 · SENS DE PARIS · texte numérisé non relu

SENS DE PARIS

PAKis, pour eux, est toute la guerre.

La fin de la guerre est à Paris. Et à Paris, tous les moyens de la vicloire. S'ils avaient pris Paris, et que la France n'eût pas consenti à mourir, c'était une autre guerre de cent ans.

Leur haine contre Paris est celle qu'ils eurent contre Ravenne et contre Rome.

Tant que Paris est là, le Barbare est convaincu de barbarie. Il faut détruire un

tômoîu incorruptible : un témoin plein de grâce, et qui rit.

Cette haine du Barbare est laite d'iuie terrible envie, vingt fois séculaire. l*eims est la chapelle de Paris. La cathédrale de la Majesté Heureuse est le lieu saint de la France, où la nation une se sacre elle- * même, et où le ciel la consacre.

Il n'y a point de folie plus ridicule que de tenir peu compte de Paris. Regardez aux yeu.x: de loup, que fait l'eimomi sur la Ville.

Parce rpi'ils sont .-ortis de Paii^, les rois se -ont séparés de la naiion, et la nation de la monarchie. Tout Français e«t de Paris. Tête et cœur, Paris est le symbole de la France, comme l;i France est le symbole de l'Occident, son C(»ur

cl sa tèle. Paris n'est pas une ville, mais kl Ville. Toute ville mène à Paris. Bien et mal, la nation entière [larie et veut par cette ville de la beauté, qui est vraiment Hélène et qui, par amoui", i»orte le nom de son amant.

La race voulait donc anéantir Paris, le brûler, le raser. nV point laisser pierre sur pierre : parce que la capitale des . nations, aujourd'liui comme au moyen ài^e, est la condanmation éternelle de la race. Elle n'a pas besoin de crier Fana- Ihème, ni de lancer l'injure et la menace : il lui sulïit d'être ce qu'elle est sous le soleil, et de sourire, cette Hélène même que les Barbares veulent ravir a la nation, pour la réduire en esclavage et la souiller a jamais, en lui faisant porter leur fruit.

La manœuvre de J offre a sauvé la France. Mai? Galliéni a sauvé Joiïre et la stratégie, en sauvant Pari-;.

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