‹ La Nation et le Droit des GensChapitre 20 sur 42 · A TE M · texte numérisé non relu

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qui exige une semblable ordonnance, politique. Et comme il nous importe moins de savoir comment une nation se constitue que ce qui la fait subsister, c’est cette formation que nous recherchons.

Il est permis de penser que, dès la vue consciente du but commun, il y a entente, accord des esprits et des cœurs, et par là, déjà, quelque nationalité. A la vérité, il y a ce germe, ou, plus exactement, la nationalité se trouve en puissance à ces premiers pas. Elle n'existe cependant avec toute sa force constitutive, pleinement, et en acte, qu'après l’épreuve des temps.

De là, toutes les dissertations sur les souvenirs, l’histoire, les coutumes, les facteurs moraux. Il ne résulte pas de ces actions diverses un être d’ordre moral, une âme, mais une vertu nouvelle dans le groupe : la nationalité, qui n’est rien qu’une manière d’être.

Si, par suite de troubles profonds, une nation parvenue à ce moment se désorganise politiquement, 1il se peut que, selon Buchez, l’idée de nationalité continue son œuvre harmonieuse. Nous étudierons plus loin comment on la doit respecter.

Aussi bien, à appliquer la doctrine de Buchez, rien ne commandait « l’unité italienne » ; nul but commun d'activité ne préparait la péninsule à la nationalité (1). Aujourd’hui seulement les Italiens peuvent prétendre

(x) Dans la Ile partie, chapitre III, nous examinons si les « éléments de la théorie italienne l’y disposaient mieux.

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