‹ La Nation et le Droit des GensChapitre 38 sur 42 · LU · texte numérisé non relu

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mener le principe des nationalités. Quelle fantaisie dans cette distribution des peuples, et que, jusqu'ici, tout contredit! — Mais à côté de ces imaginations, retenons l’aveu du professeur sicilien : état actuel du monde permet la vie de relation, une circulation d'idées communes, cosmopolites, par-dessus les diversités nationales. Voilà ce qu’il faut empêcher. La faute en serait aux mauvaises délimitations.. Ce que réclament donc les nationalistes, c’est l’aggravation de lindividualité et la méconnaissance du voisin. L'élément d’égoïsme protestant s'exprime ici sans biais. — Il est très beau et très utile que chacun cultive sa personnalité, mais il ne doit pas se clore en soi-même, les nations pas plus que les individus.

II. L’intervention au profit des nationalités. — Voici une des plus logiques déductions d’un principe aussi bien établi.

Il arrive à des partisans de la non-intervention, comme Seebohm, de glisser à une contradiction sous l’influence d’une généreuse philosophie, et d’opiner que l’on peut cependant intervenir pour « assurer le bien général de tous les peuples (1) ». L’on sait le danger de cette vague formule et qu’elle permet au premier État venu, s’il est assez fort, d’assumer la mission de conduire les autres au bonheur.

(1) Cité par Cazvo, loc. cit., p. 275.

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