SONNINO
M. Balfour au Gouvernement tchécoslovaque.
Foreign Office, October 23rd 1918.
Dr Edward Bene§, Ministry for Foreign Affairs
of the Czecho-Slovak Government,
Paris.
Sir,
I hâve the honour to acknowledge the reçeipt of Your Excellency's Note of the 16th instant, and to thank Your Excellency for forwarding to me therein a copy of the Agreement concluded between the French Government and the Czecho-Slovak National Council.
I hâve the honour to be, Sir, Your Excellency's most obedient humble servant,
A. M. James Balfour.
Traduction :
Foreign Office 23 octobre 1918.
DT Edouard Benes, Ministre des Affaires Étrangères du Gouvernement des Pays Tchécoslovaques ,
Paris.
Monsieur,
J'ai l'honneur d'accuser réception de la Note de Votre Excellence, en date du 1 6 courant, et de remercier Votre Excellence d'y avoir joint une copie de l'accord .conclu entre, le Gouvernement, français et le Conseil National Tchécoslovaque.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur, de Votre Excellence, le très humble et très dévoué serviteur,
A. M. James Balfour.
Le Gouvernement serbe au Gouvernement tchécoslovaque.
A la suite de la constitution du Gouvernement provisoire des Pays tchécoslovaques, M. Pachitch, président du Conseil des Ministres de Serbie, a adressé à M. Ed. Benes, la lettre suivante:
23 octobre 1918.
Monsieur le Ministre,
J'ai l'honneur de vous accuser la réception de votre lettre à la date du 14 courant et de vous exprimer en même temps toute ma joie et celle du Gouvernement Royal de voir le Gouvernement des Pays tchécoslovaques reconnu par nos alliés.
Vous n'ignorez point avec quelle sympathie le Peuple serbe, son auguste Souverain et moi personnellement nous avons suivi vos efforts en vue de la libération définitive de votre Nation du joug étranger. Ces mêmes sentiments nous guideront dans nos futurs rapports mutuels, et je serai très heureux de recevoir le représentant de votre Gouvernement et de resserrer les rapports de nos deux Pays, dès que vous pourrez le désigner.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, les assurances de ma très haute considération,
Nik. P. Pachitch.
La réponse de Wilson
à PAutriche-Hongrie.
Le secrétaire d'État a fait publier, le 19 octobre 1918, la réponse du gouvernement des États-Unis à la note .autrichienne du 7 octobre.
Cette réponse est conçue en ces termes:
Du secrétaire d'État au ministre de Suède. Département d'État, 18 octobre 1918.
Monsieur,
J'ai l'honneur de vous accuser réception de votre note du 7 courant, dans laquelle vous me transmettez une communication du Gouvernement impérial et royal d'Autriche-Hongrie au Président de la République des États-Unis, en vous priant de bien vouloir transmettre, par l'intermédiaire de votre gouvernement, au gouvernement impérial et royal la réponse suivante:
« Le Président estime de son devoir de déclarer au Gouvernement austro-hongrois qu'il ne peut retenir les suggestions actuelles de ce gouvernement en raison de certains événements de
la plus haute importance qui, survenus depuis la délivrance de l'adresse présidentielle du 8 janvier dernier, ont nécessairement modifié l 'attitude et la responsabilité du Gouvernement des États- Unis. »
Parmi les 14 conditions de paix que le président formulait à cette époque se trouvait la suivante:
« Aux peuples de V Autriche-Hongrie, dont nous désirons sauvegarder la place parmi les nations, devrait être donnée pour la première fois la plus libre occasion d'un développement autonome. »
Depuis que cette phrase a été écrite et prononcée devant le Congrès des États-Unis, le Gouvernement des États-Unis a reconnu qu'un état de belligérance existe entre les Tchécoslovaques et les empires allemands et austro-hongrois, et que le Conseil national tchécoslovaque est de facto un gouvernement belligérant investi de l'autorité propre pour diriger les affaires politiques et militaires des Tchécoslovaques.
Il a aussi reconnu de la façon la plus complète la justice des aspirations nationalistes des Yougoslaves pour la liberté.
Le président n'est donc plus dorénavant libre d'accepter une simple « autonomie » de ces peuples comme une base de paix, mais il est obligé d'insister sur le fait que ce sont eux et non pas lui qui devront juger en quelle manière une action du gouvernement austro-hongrois pourra satisfaire leurs aspirations et leur conception de leurs droits et de leur destinée comme membre de la famille des nations.
Acceptez, Monsieur, les assurances renouvelées de ma trèshaute considération.
Robert Lansing.
L'Autriche reconnaît les droits de la Nation tchécoslovaque.
Le comte Andrassy, ministre des Affaires étrangères, a chargé, le 28 octobre 1918, le ministre d'Autriche-Hongrie à Stockholm de prier le gouvernement royal suédois de transmettre au gouvernement des États-Unis d'Amérique la réponse suivante à sa note du 18 octobre:
« En réponse à la note du Président Wilson du 18 de ce moisadressée au gouvernement austro-hongrois et au sens de la décision du Président de parler en particulier avec l'Autriche-Hongrie de la question de l'armistice et de la paix, le Gouvernement austro-hongrois a l'honneur de déclarer que, de même qu'aux précédentes proclamations du Président, il adhère aussi à sa manière de voir contenue dans la dernière note sur les droits des peuples d' Autriche-Hongrie, spécialement ceux des Tchécoslovaques et des Yougo-Slaves.
« Comme, par conséquent, V Autriche-Hongrie accepte toutes les conditions desquelles le Président a fait dépendre l'entrée en pourparlers sur l'armistice et la paix, rien ne fait plus obstacle d'après l'avis du gouvernement austro-hongrois au commencement de ces pourparlers.
((Le Gouvernement austro-hongrois se déclare en conséquence prêt sans attendre le résultat d'autres négociations à entrer en pourparlers sur la paix entre V Autriche-Hongrie et les États du parti opposé et sur un armistice immédiat sur tous les fronts de l'A utriche-Hongrie.
« // prie le Président Wilson de bien vouloir faire des ouvertures à ce sujet. »