‹ La Nation tchèque (volume 3)Chapitre 28 sur 100 · A L'UNIVERSITÉ DE LONDRES · texte numérisé non relu

A L'UNIVERSITÉ DE LONDRES

M. Asquith, le premier ministre anglais, devait inaugurer l'Institut slave dont nous annoncions la fondation dans notre dernier numéro. M. Asquith a été empêché par une indisposition grave de présider la leçon de M. Masaryk. Il s'est fait représenter par Lord Robert Cecil qui a lu en son nom le message suivant, dont il est superllu que nous fassions ressortir l'extrême importance politique. Les ministres anglais n'ont pas l'habitude de prononcer des paroles en l'air et le message de M. Asquith est une nouvelle preuve de la résolution de la Grande- Bretagne de ne déposer les armes qu'après avoir brisé l'impérialisme allemand et assuré la paix durable du monde par l'équilibre et le respect des droits des nationalités.

Voici le message de M. Asquith :

« Je vous adresse mes excuses et l'expression de mes très sincères regrets de ne pouvoir, par suite d'une indisposition, présider, conformément à ma promesse, la séance d'inauguration du cours de M. le professeur Masaryk. Je félicite le King's Collège de profiter de son enseignement, et je puis assurer M. Masaryk que nous sommes tous heureux de lui souhaiter la bienvenue à Londres, à la fois comme à un professeur qui, par son talent et sa science, jouit d'une si grande influence dans le monde slave, et comme à un homme dont nous apprécions très haut les qualités de franchise, de courage et de volonté. Nous sommes persuadés que sa présence ici constituera un lien de plus entre les peuples de Russie et de Grande-Bretagne.

D'abord et avant tout, les Alliés combattent pour l'indépendance des petites nations, afin qu'elles puissent à l'avenir développer librement, à l'abri de la tyrannie de voisins plus puissants, leur existence et leurs institutions nationales. Aujourd'hui, nos pensées et nos sympathies vont surtout à

la Serbie, dont le courage indompté nous inspire une admiration qui, de jour en jour, croît sans limite ».

Après la lecture de ce message, M. Masaryk a |3ris la parole. Voici sa leçon d'ouverture.

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