‹ La nationalité polonaise détruiteChapitre 10 sur 16 · III. nELIÎlOK · texte numérisé non relu

III. nELIÎlOK

Un des plus grands obitacles de fusion ôn^re la Pologne et la Russie, fiit toujours la religion

catholique , apostolique et romaine, professée par la majorité des Polonais. Aussi , d'après l'article 1" de la Charte du 22 juillet 1807, garantie au royaume par le congrès , cette religion devait être regardée comme religion d'état , indépendamment d'une tolérance complète assurée à tous les autres cultes.

Alexandre fut le premier a porter atteinte à la sainteté du culte dominant, en ne le déclarant par sa Charte de 181 5 (art. 1 1) que comme:

« Objet des soins particuliers %dii gouvernement. »

Nicolas fait aujourd'hui un grand pas de plus. Il sent bien que la religion de la Pologne est un des caractères de sa nationalité, et ajoute adroitement aux dispositions de son frère , un article qui mérite d'être profondément médité. Il énonce nommément, dans l'article 5 de son statut:

« Que la différence des cultes chrétiens^ne * pourra jamais servir de motif à la privation i> des droits et privilèges accordés à tous les hait bitans du royaume. »

N'est-ce pas une allusion indirecte à la propagande , qui ne manquera certainement pas ,^d'être exercée en faveur du culte grec, par l'affluence des Russes dans le royaume ? N'est-

ce pas une précaution imaginée d'avance, dans le but de faire taire toutes les plaintes que pourraient élever les Polonais contre l'érection d'églises grecques, au moyen de fondations polonaises , contre le ^èie fanatique des ministres grecs, oubi^n contre l'admission trop étendue des Russes aux emplois publics , etc.? S'il est permis d'augurer quel ser^ le sort de la religion catholique dans le royauiïje, sous la protection du gouvernement russe, i| suffit de signaler la conduite qu'on lient déjà à cet égard, dans les provinces polonaises antérieurement incorpor rées à l'empire. Des ukases particuliers y défendent l'érection de nouvelles chapelles catholiques, ferment sous divers prétextes les églises existantes, et tout cela avec un zèle de persécution et de prosélytisme tellement actif, que

quatre-vingt-onze ques ont été suppri-

depnis la révolution cen églises et couvens catholi mes et livrés à des prêtre^ grecs du culte russe, On a vu même exercer cet acte de haine nationale .avec une brutalité vraiment révoltante ;

u riche couvent des Voihynie, dont les

témoin la suppression di

Rasiliens à Poczajow eij „

rehgieux, sous prétexte (J'avoir accordé a^ile à

jju cprps d'insurgés coiiimandé par le bi-ave ^

^flénrt Dwernicki , pht ^ÉÉfirQlés àe force ,

comme simples soldats, dans les régimens russes.

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