‹ La Nature 1873Chapitre 150 sur 171 · LE NID DU REPUBLICAIN · texte numérisé non relu

LE NID DU REPUBLICAIN

Nous empruntons à la dernière édition du bel ouvrage de M. F. -A. Poucliet, l'Univers ; les infini' ment grands et les infiniment petits \ la description charmante du quelques-unes des extraordinaires constructions d'oiseaux : « Eu fait do construction ingénieuse, suscitée par l'amour de la famille et du travail, dit le savant auteur, il n'en est pas qu'on puisse

1 tin vol. jjiuml iii-R°. L. Hachette et C iB . (Jet ouvrage est illustré de magnifiques gravures, dont le spécimen (lu Sid du Républicain, montre 1» valeur et l'intérêt.

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comparer à l'œuvre du Républicain. Ce petit oiseau (lu Cap, gros comme nos moineaux, Auxquels il rassemble absolument, vit en sociétés nombreuses dont tous les membres se réunissent pour formol' une immense cité, ayant l'apparence d'un tait circulaire, entourant le tronc de quelque gros arbre. Ou v compte parfois plus de trois cents cellules, ce qui indique qu'elle est habitée par plus de six cents oiseaux. Ce nid est tellement pesant, quoLevaillaut, qui en recueillit un durant sou vovage en Alrique, lut obligé d'employer une voiture et plusieurs hommes pour le transporter. »

Le Républicain n'est pas le seul oiseau capable d'édifier une habitation si merveilleuse. On va eu juger par quelques autres exemples empruntés à la même source.

« Dans son ouvrage sur les oiseaux de l'Inde, dit M. Ponchet, M. .lerdon rapporte le curieux manège de certaines espèces, du genre llomrains, dont les mâles ont l'habitude, à l'époque de la ponte, d'emprisonner la femelle dans son nid. lis eu ferment l'entrée au moyen d'un épais mur de boue, qui n'offre qu'une jietite ouverture par laquelle la couveuse respire et peut seulement passer le bec pour recevoir les als-

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ineuts que lui apporte son trop sévère époux. Cette réclusion forcée ne cesse qu'au moment où su termine l'incubation.

« Dans son voyage aux Indes, Sonnerat parle d'une mésange dont le nid, en formede bouteille et fait avec du coton, mérite d'être signalé. Quand la femelle couve à l'intérieur, Je mâle, vraie sentinelle vigilante, reste au dehors, couché dans une poche spéciale, ajoutée à l'un des côtés du goulot. Hais lorsque sa compagne s'éloigne et qu'il veut la suivre, à l'aide de son aile, il bat violemment l'orifice du nid, et parvient à l'obstruer pour protéger la progéniture contre ses ennemis.

« On rencontre parmi la gent ailée de véritables

couturières... Je n'entends nullement parler ici des Tisserins, dont les nids, eu herbes fines, connus de tout le monde, représentent un lacis inextricable, mais de la Sijlvia xuteria, bath., charmante fauvette qui prend deux feuilles d'arbres très-allongées lancéolées, et en coud exactement les bords en surjet, à l'aide d'un brin d'herbe flexible, en guise de fil. Après cela, la femelle remplit de coton l'espèce de petit sac que celles-ci forment et dépose sa progéniture sur ce lit moelleux. Ce nid. qui est extrêmement rare, est un véritable chef-d'œuvre d'intelligence. »

Le Propriétaire-Gérant : G. Tissaxdiih.

rAiiis. — IMF. siMO* ïu^oh lt co:ir., hue D'^Hruuni, 1.

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