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développer. Quand elles eurent pris tout leur épanouissement, Doiiali songea à donner à ces études une organisation sérieuse. Il fut un des promoteurs de l'association des sj)ectrosco})iites italiens. Entraîné dans cette voie féconde il conçut le projet d'une autre science nouvelle, à laquelle il donna le nom de météorologie cosmique. L'idée mère repose sur cette idée que toutes les influences qui
agissent sur l'état du temps, n'ont point leurorigine dans notre atmosphère, niais qu'il y eu a un grand nombre qui dépendent manifestement de l'état du soleil. M. Donati est arrivé à cette conception fondamentale par suite de l'observation de l'aurore boréale des 4 et 5 février 1873, qui s'est montrée dans tous les pays civilisés et partout à peu prïs à la même heure locale, comme si elle avait la môme
tendance à se propager que l'heure elle-même. En effeL, ce fait mémorable étant constaté, on en doit conclure que les manifestations «I ex triques on magnétiques qui l'ont accompagnée ne pouvaient provenir d'un phénomène spécial à la terre, mais de quelque modification dont le pouvoir thermique ou magnétique du soleil était soudainement l 'objet. Ces conceptions grandioses ont été développées dans un mémoire adressé à l'Académie des sciences de Paris, et inséré dans !e n° du 25 mars 1872, et dans le dernier de ses écrits qui se trouve dans la l' c livraison du tome I" des Annales do l'Observatoire d'Arcetri ; cette publication commença en 1873, un au seulement après l'inauguration de ce bel établisse ment.
Qui pouvait croire que l'astronome, si plein de vie, de santé, de projets, allait être enlevé si rapidement à la science, et que son mémoire des Annales del'observatoire allait être son œuvre testamentaire.
C'est à Vienne qu'il reçut le germe fatal de l'épidémie cholérique. Parti malade, il fut atteint en route de la diarrhée piœmoniloire. Arrivée à Bologne, il visita 1 Observatoire, et passa la journée avec, quelques amis, au lieu de se soigner comme l'indiquait la prudence. C'est avec peine qu'il gagna Florence. Un médecin appelé en toute hâte ne put. arrêter les progrès du mal, qui avait pris des développements effrayants. 11 expira le 1 2 septembre, après quelques heures de souffrance. La questure le lit enterrer secrètement, remettant, par motif de prudence, à plus tard la cérémonie funèbre. 1, es personnes qui l'avaient soigné, dans sa courte maladie, furent soumises à une quarantaine rigoureuse. La plupart des détails biographiques que nous avons donnés sont dus à M. Dominique Cipolctti, son suppléant à l'Observatoire de Florence. La modestie de Douati était si grande, que, sans les patriotiques efforts de ce savant, on ignorerait certainement la grandeur de la perte que les sciences astronomiques viennent de faire.
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