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MACHINE ÉLECTRO-MÉDICALE

DE M. 11 niMKOJIFI-"

Dès que. la science eut mis en évidence l'action Singulière de l'électricité sur l'organisme, on songea à l'employer dans la guérison des maladies. Avant même la découverte de la pile électrique, certains médecins avaient l'habitude de donner à leurs malades des piqûres électriques : l'électricité a eu des

Sangrados qui abusèrent de ce fluide mystérieux, au point de l'employer à l'exclusion de tout autre remède et d'en faire une panacée universelle. Il ne manque pas, de nos jours encore, de semblables praticiens qui ne jurent que par chaînes galvaniques, bagues électriques, ceintures, brosses ou sachets magnétiques et qui emploient l'électricité pour guérir tous les maux. Cette exagération systématique a attiré de justes railleries; mais il n'eu est pas moins démontré que, dans certains cas, l'électricité agit sur l'organisme, avec une étonnante efficacité. Le lluide électrique excite le système nerveux, et on cite de merveilleux exemples de cures opérées notamment étiez des personnes paralysées. On a vu des membres merles retrouver leur activité première, après avoir subi l'inlliiencfi d'un traitement électrique.

On se sert fréquemment aujourd'hui d'une petite

machine électromédicale, imaginée par Jl.ltuhmkorf'f, qui a attaché son nom à taul d'admirables appareilsd'induelion. Elle se compose de deux petites bobines, véritables diminutifs de sa grande machine. À la gauche de notre gravure, on aperçoit une petite pile à sulfate de mercure, composée de deux éléments. Le courant lancé dans le lil inducteur est recueilli ave,; deux armatures.

Le courant est, pour ainsi dire, gradué avec la plus erande facilité. Les bobines sont enveloppées dans un double manchon en laiton et mobile. Ces manchons métalliques sont également sillonnés de courants induits. Si les bobines sont entièrement cachées sous ie manchon, les secousses sont nulles; elles seront d'autant plus énergiques que le manchon métallique en découvrira une surface plus considérable. Le mouvement du manchon se produit facilement à l'aide d'une tige métallique.

L'appareil de petite dimension est enfermé dans une boite; il tient dans la poche, et le médecin peut facilement l'emporter avec lui et l'enfermer dans sa trousse.

CÏÏROAMQUE

ftx[iê<lillon à la r«'<'Iirr«-lie fie l.liln^H<onc par le < etii-n. — Le lieutenant Grandy- et sa suite sont partis île Saiiit-l'aul-rie-l.oamla à bord d'une goélette et sont arrivés à Aiiiliriî le llî février; ce petit port est à une faible distance nu nord de Saiut-I'aid. M. (jrandy emmène avec lui loti porteurs pour transporter son ba-

i'o t 1 !! lUilimkoT'tf.

LA XATUI.K.

gage à Bombe, où il espérait arriïiT en mars dernier. Lu rouie d'Amljriz à Bombe était à cette époque assez sûre ; aussi le lieutenant (îrandï se propose.-t-ii d'aller jusqu'à San Salvador, qui est à moitié chemin du Congo. Si celte expédition est couronnée de sucrés, elle apportera des documents de grande -valeur pour la géographie, ear elle s'exécute dans des régions tout à fait inexplorées.

I-Zàçe du bronze en Sihërîe. — M. Desor, le savant naturaliste à qui l'on doit de si belles cludrs sur les cités lacustres de la Suisse, vient de recevoir une magnilique collection d'objets archéologiques des plus précieux, trouvés en Sibérie par un célèbre voyageur russe. II. Kajialinc.Les antiquités dont il s'agit, dit M, Dcsor, sont toutes en bronze; elles se composent d'armes, d'ustensiles et de parures. Ces objets attestent des besoins et des goûts qui ne sont pas ceux des populations iminuilis qui habitent actuellement les steppes. Cette collection atteste une culture bien plus avancée que celle de nos palafiles de l'âge du bronze, et quoiqu'il ne soit pas encore possible de les îattacber avec certitude à une époque, connue de l'antiquité, elles n'ont rien de moderne. Se nouvelles recherches conduiront certainement à des révélations du plus lcint intérêt sur l'histoire de la Sibérie en même temps que sur l'étude de l'âge du bronze.

\i rtii1»li*sciii('iit scientifique «le ISurlington-

IIousc. — l.e.s Sociétés savantes d'Angleterre sont généralement plus fortunées que les nôtres et leurs locaux beaucoup plus somptueux. Le nouveau bâtiment de Burliiiglon- House, l'iccfubly, h Londres, est la résidence de la Société I royale d'Angleterre, qui correspond à l'Institut de l'raui'c. Mais il donne en outre asile aux sociétés suivantes, qui se sont toutes groupées les unes à côté des autres : lesSot iél's Astronomique, S. di s Antiquaires, S. Chimique, S, de géologie, S. I.îniiéenne. Ce palais de la science est, i l'extérieur comme à l'intérieur, digue dis notabilités qui s'v réunissent.

Les champs de lave du lac Ulamatli-Orê^on.

— Le principal théâtre (le la guerre que l'ont les Indiens d'Amérique, Les Mudocs aux colons de l'Orégou, est une immense région volcanique aux découpures chaotiques, dont ils utiliscutles défilés inextricables, pour sonieltreen embuscade contre les troupes des iLlats-1 nis. Ils connaissent seuls certains passages, qui conduisent il des situations inexpugnables et à des cavernes où ils se réfugient en cas d alerte. L'endroit où le général Camljv lut tué est à environ 1(10 milles de la cote du Pacifique, dans le Siskiyou, prés de la limite de 1 Orégon et delà Californie. Ce pays sauvage, si intéressant pour les études géologiques, s'étend sur une sueface d'environ 000 milles dans l'Ouest. Le terrain est de formation basaltique, avec failles et déchirements souvent remplis d'eau. Le refroidissement subitou une commotion intérieure ont produit des fissures les plus bizarres, dont les dimensions varient de 3 mètres jusqu'à 40 mètres de profondeur ; beaucoup se transforment en grottes, tandis que d'autres donnent passage à des lilels d'eau qui se jettent dans la rivière Colombie. La plus grande grotte est Ben Wriht's cave ; elle s'étendrait, au dire de certains explorateurs, sur une surface de 1j acres-, dans certains passages, le visiteur doit ramper sur le sol, tandis que dans d'autres la voûte s'élève à une grande hauteur. L'entrée principale n'est pas plus grande qu'une fenêtre ordinaire. Ou doit concevoir rouibien les opérations militaires seraient gênées suc un pareil terrain, si elles n'étaient pas conduites par des ludions alliés, qui connaissent les principaux défilés.

Le prtx de In première lunette employée un plissage de Venus. — Au moment où toutes les nations civilisées rivalisent de luxe et de générosité, 'au moins apparente, dans les préparatifs faits pour l'observation du passage de 187i, il n'est point hors de propos de rappeler que le premier passage aperçu par un habitant de la terre le fut avec un instrument dont les écoliers dédaigneraient de se servir. La lunette dont Ilorrox (it usage, le li novembre 1(159, ne lui avait coûté qu'une demi-couronne, environ trois francs de notre monnaie. Ilorrox était un pauvre étudiant de l'université de Cambridge, qui exerçait les fonctions de répétiteur d'un jeune homme riche, et qui n'avait pu se procurer son modeste instrument que dans le courant de l'année précédente. 11 mourut trois ans après la grande observation qu'il eut seul la gloire de faire. Il n'avait encore que vingtdeux ans.

Utilisation île la force de» marées. — Le Scu'iliifu: Amci ivttn nous apprend qu'on a fait à Brooklyn des essais pour utiliser la force motrice des marées. L'inventeur a imaginé d'employer un immense flotteur qui monte et descend avec le (lot.

À l'aide d'engrenages, le mouvement a été communiqué, parait-il, h une scie rotative, laquelle aurait tourné avec toute la rapidité qu'une machine à vapeur aurait pu lui donner.

A'ous ne sommes point étonnés d'apprendre que le mouvement rèvolutif de la scie n'a point été d'une régularité parfaite, maisnous sommes surpris qu'on ait cherché à faire exécuter à un moteur mû par un poids dont les déplacements sont si lents un travail qui demande une vitesse aussi considérable.

A 1 Cxposition universelle de Loinlres, nous avons examiné avec quelques détails une machine analogue, disposée par un Italien, qui avait tssayé de résoudre le même problème en employant le ressort de l'air comprimé,

Jai route cl Amérique sur l'Océan. — VAiiiaicmi lîfifislrr nous apprend qu'une des grandes compagnies qui fout le service des États-Unis eu Europe a décidé que ses navires traverseraient le 50" méridien de Grcenfl icb par 43" de latitude dans la traversée vers l'ouest, et par le 4'2" seulement dans leur retour en Europe. Les deux points sont choisis d'après les instructions maritimes que Maury a données, de manière à rendre aussi prompt et aussi commode que possible le voyage entre les deux continents.

La distance entre les deux points choisis, après mûre délibération, est assez grande pour que les rencontres ne soient point à craindre. Les steamers qui prennent l'un la droite, l'autre la gauche dans cette grande rue oecarrque large de fit) milles marins, ne courent plus le danger de se précipiter l'un vers l'autre dans les nuits brumeuses, comme cela pourrait arriver.

D'autre part, les navires à vapeur et les pêcheurs qui seront obligés de traverser lu rue d'Amérique sauront qu'ils ont besoin de prendre garde, comme les Parisiens quand ils se trouvent sur la chaussée du boulevard dex Italiens.

La presse scientifique en Norwége. — Jusqu'il ce jour les IWwégietis ne se servaient que de la langue allemande pour se mettre en communication scientifique a\ec l'Europe civilisée. Ainsi les grands mémoires tic llanslceu ont été résumés dans les Annales de PmjfJt'Htloff. La direction du Juuriial des progrès des sciences de Christiania vient de décider que tous ses numéros se-

LA .MATURE

raïi'iit précédés par un sommaire en anglais, langue avec laquelle les dialectes Scandinaves ont une grande affinité étymologique et grammaticale. La liingue anglaise offre, en outre, l'avantage d'être beaucoup plus répandue que les idiomes germaniques, qui ne sont point en état de ni disputer le pris de la clarté.

Société seiciitiliigiie de Bucnos-Ajres. — [,a

grande cité de l'Amérique méridionale ne reste pas étrangère au progrès; elle vient de le prouver, en fondant tout récemment une Association scientifique à la tète de laquelle est placé un savant distingué, ÏJ. A. luis lluergo. Le but de la société est d'encourager les recherches et les travaux srientilupies.

Nouvelle clinrrue mitrailleuse. — Voilà bien une invention amérjcaine. (Quelque excentrique qu'elle puisse paraître, elle n'en ont pas moins véridique. La charrue mitrailleuse est représentée dans les journaux illustrés de New-York; elle -sert aux cultivateurs de l'intérieur pour se défendre contre l'attaque des Peauxrouges. Un brave Yankee laboure son champ ; de loin des ennemis l'aperçoivent, ils se préparent à fondre sur un blanc sans amie : le laboureur, aussitôt, tourne sa charrue du côté de l'attaque, et lance la mitraille, sur les sauvages, qui s'enfuient épouvantés. La nouvelle charrue est surmontée d'un petit canon, toujours chargé. U parut que ce n'est pas dans ces régions qu'il est permis de ilire: fortunatos nimium sua si bona nuriid uyrivolas!

Les ev.;iiiieiis5elc-iilîli<|ues en Chine. — Le célèbre philosophe Confueius aurait institué, cinq siècles avant l'ère chiéLieime, le Yen-Miaouu le Temple, où se passent le s grands examens ofiieieis. Ce temple par excellence esta PéLiu, ce qui n'empêche pas que, dans chaque province, il existe une session annuelle, où l'on confère seulement le premier degré. C'est à Pékin seulement que le deuxième peut être obtenu. Le superlatif des distinctions liltéraires et soirnti- Jiques est le Clivvarig-Yunen ou quatrième degré, que l'on nomme amsi «le premier des dix mille. » Celte dénomination provient de l'endroit affecté aux examens qui contient ce nombre de candidats. 11 consiste en cent-vingt rangées de petites cellules mal bâties, réunies autour d'une pagode centrale, Chaque candidat se place dans cette cellule, dont la surface excède à peine nu mètre, et jliMo assez haute pour qu'un homme puisse s'y tenir assis, avant une planche formant table devant lui. Les files de cellules sont au nombre de quarante-cinq, et sont séparées entre elles parmi couloir étroit; le nombre total des cellules est de 9, DOS). Pendant toute la durée de l'épreuve, les candidats ne doivent communiquer avec personne ; ils sont constamment surveillés du haut de la tour de la pagode centrale, et par des gardiens qui circulent dans les couloirs separalifs des cellules. Pendant tout le temps que les candidats sont o en loge, » on leur fournit des aliments préparés dans de grandes jarres en poterie, et de l'eau dans des vases mis à leur discrétion. Les candidats apportent avec eux uau couverture pour s'envelopper pendant la nuit, et dormir assis sur la planche formant siège. Chacun reçoit un feuillet de papier estampille, pour que la substitution soit impossible, et une pierre à délaver l'eurce de Chine; il apporte avec lui une théière pour ses repas.

Tous les nationaux ont le droit de se présenter au concours tuus les trois ans, quel que soit leur âge; si un candidat a la persévérance de se mettre ainsi en loge tous b's truis ans, jusqu'à l'âge de quatre-vingt ans, l'empereur lui confère un titre particulier. Le concours supérieur de

Pékin dure neuf jours, qui sont fractionnés en trois séries de trois jours chacune.

Les litres accordés sont : 1" Sien-Tsai, qui équivaut à bachelier ; 2 U ChU-Jen, qui représente celui de docteur ; 5° Cliaii-Yimen, le plus élevé de tous, accordé seulement tous les trois ans, à Pékin. Le titre gagné à ces concours permet d'aspirer aux fonctions publiques; il est écrit sur la porte de la maison. Les qualifications supérieures donnent droit à voir son nom gravé sur des tablettes de pierre, placées dans le temple de Confueius, pour passer à la postérité.

JK-vrJoppenient de fungoïdes sur les oiseaux vivant». — Les parasites animaux et végétaux envahissent les animaux de, taille supérieure, affectant tantôt la peau, tantôt l'intérieur du corps. Ainsi le larcina se développe dans les intestins de l'homme. M. le docteur Jantes .Mûrie a découvert des végétations cryptogamiques dans la membrane abdominale du rissa tridactyla; il a vu le même cas se reproduire clutz le cucatua cititala. Il croit pouvoir affirmer que les germes de ces fungoïdes sont des émanations directes du tissu épidermique, où ils auraient été introduits par une cause intérieure.

Le» chauves-souris de l'époque autédilu~ vienne et les eKauves-souris contemporaines- —

Les animaux de grande taille ont beaucoup plus émigré que ceux de petite tulle devant les conquêtes du monde par l'homme. Les carnassiers et les insectivores ont continué a vivre dans les lieux où ils sont nés. Nulle part la concurrence vitale n'a dû être plus puissante que chez les chauves-souris qui outdes traversesdepériodes de froid, et qui ne trouvent des insectes pour pâture qu'à l'époque des chaleurs; de plus, ces animaux, complètement indépendants, ont été plus propres à subir les effets de lu sélectiuti naturelle. D'après M, van lieuedcii, les os des chauves-souris trouvés avec ceux des ours des cavernes sont identiquement semblables à ceux des représentants de l'époque actuelle. Ces animaux sont restés ce qu'ils étaient à l'époque do l'ours, du mammouth et du renne. La niènie observation s'applique aux mollusques terrestres, pour lesquels il n'y a pas eu non plus de concurrence vitale.

Singulière propriété acoustique d'une fontaine de l'Institut. — Lu musicien distingué, M. A. Llvvart, a eu l'idée de frapper de la 'paume de lu main la vasque de pierre qui est dans la cour d'honneur de l'Institut. 11 a reconnu que cette vasque rend un son musical qui correspond avec une cxlrânc précision à l'accord pariait majeur de fa naturel. Tout le monde peut vérifier ce fait, très-intéressant au point do vue de l'acoustique.

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