‹ La Nature 1873Chapitre 29 sur 171 · REVUE MÉDICALE · texte numérisé non relu

REVUE MÉDICALE

Le» maladie* régnantes. — La statistique des maladies n'huantes est fuite à Paris depuis plusieurs années pur une commission spéciale; ce bon exemple a été suivi à Lyon, et le docteur Fonterct vient d'étudier les constitutions médicales dans leurs rapports

avec les maladies pendant la période 18tj(i-l873. Cette étude prouve une fois de plus la relation qui existe entre certaines affections et les variations atmosphériques. Ainsi l'automne 18(58 donne rie ce fuit un exemple frappant : dans la première, moitié de cetle saison qui fut. chaude et sèelici, les maladies revêtirent les types gastriques et bilieux; dans la deuxième moitié, qui fut froide et humide, le type eat.irrhal prédomina. Les affections inflammatoires ont régné surtout pendant les hivers froids et secs.

r'iigurnpimtiiv. — Sous ce nom, Wesl pliai et Cordes viennent de décrire mi genre particulier de maladie nerveuse (névropntliie) consistant dans l'angoisse, lu crainte des places publiques (l'Iatzangst, Plafzlurelitl. Cette maladie, causée pur une surexcitation du système nerveux, survient à lu suite de iruvaux. intellectuels exagérés et des excès de tout genre ; il complique parfois les troubles gastriques prolongés. Les individus atteints de cette singulière affection sont pris, lorsqu'ils veulent traverser une pluce, un endroit désert, d'un senlimeat d'angoisse qui paralyse leurs mouvements et M'accompagne de palpitations de cœur, de vertiges et de bourdonnements d'oreille. L'hydrothérapie et l'application des courants électriques continus ont le plus souvent raison de ces accidents, qui sont plus effrayants que dangereux.

Le. carbonate <1c lilliiiic »I;ins la goutte, et la

gravclie. — Les théories nouvelles, qui font consister lu goulte dans une production exagérée d'acide nrt- -que due à un défaut de combustion des matériaux de lu nutrition, indiquaient par cela même l'emploi d'un alcali qui formât avec l'acide urique un composé solulile et. par cela même facile à éliminer. Le carbonate de lithiun est dans ce cas, et le docteur Gurrod, qui vient de l'expérimenter, assure que la pratique s'est trouvée d'accord avec la théorie. D'après cet auteur, le carbonate de lilhinc réussit parfaitement dans beaucoup de cas de goutte chronique ou aigué et de gravclle ; il est en outre éminemment diurétique et facilite la résorption des tophus nu nodosités qui déforment les articulations des goutteux.

Corps étrangers dans le conduit auililif. —

Le docteur Gruber, de Vienne, insiste sur l'emploi des injections d'eau tiède continuées pendant un certain temps ; le corps étranger laisse passer derrière lui le jet de liquide, se déplace et finit par être expulsé. Si le corps étranger est un petit insecte vivant, M. le docteur 'filiaux recommande d'envoyer avec lu Louche un jet de fumée de tabac dans l'oreille. En thèse générale, on doit proscrire l'emploi de, sondes, curettes, pinces, avec lesquels des mains inexpérimentées pourraient léser la membrane du tympan ou déchirer les parois du conduit auditif.

Lu Propridtairc-Gcrcmt : G. Tissa ivliio.

rAïua. — mr. smo^ uaçon et comi\, rat u'ep.fuiitii, 1.

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