I.A .N AT Ulii
lit avec raison, que l'homme assez ingénieux [tour mettre lu main sur de semblables découvertes n'attendra pus que l'on fonde des prix, quels (ju'ils soient, pour les mettre au jour? Si ses procédés sonl réellement elficaces, il lui suffira (le les breveter, et les millions afflueront dans sa caisse. M. de Itoulict :i-l.-il en outre bien médité sur le problème de la force mécanique produite s:ius charbon ? On est fout ui.is.si loin de le. résoudre avec les ressources actuelles de la seienee que de tramer la pierre, philosophie.
Le in-Hiiieiiip^ iit b i']>rtiic-l> — .0 . Walapcrt vient Iléus donner le moyen de faire le printemps perpétuel, et de produire à volonté lu pluie et le beau Icnip.s. Ouo les incrédules lisent lu petite liniehure qu'il vient île publier, et ils seront convaincus ! T.e uiovéll cuusisle à changer ie cours des ili'iius eliauits île l'Océan, il df'lounier le liullstreaiu pur exemple, en construisant au sein des mers îles ilôts urlifieie's, etil diriger ainsi vers des pays delci milles ces artères calorifiques dunlube terrestre. Pour éblouir la pluie, il limt iirruehei' à l'aide de pliissimls ino\ens mécaniques des montagnes de glace des mers polaires, et les remorquer dans des dirrriuins déterminées. 011 elli s fourniront à l'air par leur fusion, des torri uts de vapeur d'eau. On voit ([lie ces méthodes sont ingénieuses... au point do vue théorique. .Mais ne faudrait-il pus les éiuiipleler eu donnant à l'Immunité le. uiojeu pratique de, euiwlruire des iles el de Iran.sporler des mon laines.'
Lu lac OkeiM-hobee. — C'est le nom indien d'un Lie à peine connu qui est dans le sud de la Floiiile, el qui vient d'être visité pur un intrépide explorateur, M. Gr.-K. Allen, de Saiiilo-Marie, arcoitipa^né de quiitre nulres vovagoiirs, Le ÏSew-Yurk lierait} publie 1rs nVils de celle péiégriualiou difficile, qu'on ereir.ut eiiiprunlée aux légendes de. Siuiibad le iiiuroi. Le lac OkceJjoljee est protégé par une zone de marécages botnbéiix el de fondrières, à travers lesquels il esl fort dangereux de s'mgager. Malgré les difficultés el les périls, les voyageurs atteignirent 1rs ondes du lac, dont la longueur est de lin nulles et la largeur de oO milles. Ils découvrirent trois des au milieu de cette miini'iisilé d'eau. L'ont: d'elle est bordée de rochers iniineiises entassés pèlc-inùlc, offrant le spectacle d'un chaos indescriptible ; d'énormes falaises se dressent sur d'autres points. Au sud, tes vnvugeur.s trouvèrent une magnifique l'orèf, où tb s acajous séculaires s'élevaient compactes et touffus à cèle de magiaéins-laurici s. Au milieu de ces Lois, vivent en grand nombre des araignées gigantesques, qui n'ont pas moins de deux pieds de longueur- Ces mygales ont des membres puissants, leurs veux sont eutuiirés d'un cercle pluie ponceau Irès-hril- Innl. Le corps est cerclé de bandes jaunes, noires, et ponceau (rès-brilîanLos. — M. G.-K. Alleu et ses compagnons oui découvert dans cette ile curieuse des masses de pierres, amoncelées régulièrement, connue les renies d'une construction humaine. Le hic OkeecLobee est situé à in nulles de la baie de Jupiter sur la coie de l'Atlantique et à '200 milles de SahUe-Augutlinc.
Les défenses I'onsHi'h de mammouths lîtrée. 1 *
an craiimercc.- On a .soin ent trouvé en Sibérie, il lu baie EselioiU, de nombreuses défenses d'animaux antédiluviens et particulièrement des défenses de mainmoutb. On a même découvert, connue le lecteur ne l'ignore pas, des squelettes entiers dans un élat de cniisi nation suffisant pour laisser inir des (races de crins ou poils qui recouvraient la peau de ces animaux. Dès que ci s gisements de défenses furent connus, la .spéculation tenta de s'en emparer ; on puisa
largement dans ces amas mis en réserve par la nature. Ile ltussae, ce produit antédiluvien fut exporté en Angleterre, do dernièrement un navire arriva de Revelaveo un chargement complet, qui excita pendant quelque temps la curiosité des visiteurs, dans les docks de bon Ires. Les plus grandes défenses mesurent 3 méfies de long et mit un diamètre maximum do 18 centimètres; leur poids est d'environ 1011 kilogrammes. L'ivoire n'est pis d'aussi bonne qualité que celui des dents mêmes Je l'éléphant d'Afrique, et il est probable que le séjour dans la terre pendant une longue succession de sièohs l'a singuln'ireinent détérioré, — Ce stock de défenses s'est cependant vendu à raison de 1 ,'2b0 francs la tonne.
Statî.sti<(tie <lc 1î» pfistc ïin^lufise. — Pendant l'année ltS7'2, le nombre des bureaux de poste a clé augmenté de ÔOÛ, ce qui porte le lolal à 12,2110; il y a en outre 7(lO boiies aux lettres sur la voie publique. Le nombre des lollres trausporlées eu 1871 s est élevé à Oi;>,l'O!),()0O; dans ce chiffre il faut comprendre 011,000,000 d'imprimés. S, 000, (100 lettres sont tombées au rebut par suite d'erreur d'adresse. Lli, 000 lettres ont été jetées dans les boites sans aucune suscrîptiori. .
Fétidité île, l'eau de la Cljdc. — Lu Civile, qui possède une réputation universelle pour ses chantiers do construction navale, a mie eau aussi fétide que les égiiols de fumier croupis au soleil. A Glascow, au quai de Uromidlavv, la poussière aqueuse soulevée par les aubes des linteaux à vapeur exhale une. odeur repoussante: on voit, même par un temps frniil, des bulles de gaz se dégager du fond vaseux de la rivière. Lu Tamise, dont l'eau est réputée si nauséabonde, n'est pas à comparer à celle de la Civile; la marée vient quotidiennement entraîner lus dépôts qui s'y forment, lauiis que lu propagation de la marée atteint diitinlcnient biuscow ; elle est retardée par les sinuosités de l'estuaire et des lacs qui précédent. Cette rivière si petite, mais source d'une si grande prospérité pour ses iuihislrieux riverains, n'est cependant pas malsaine, puisque les épidémies sont rares sur ses bords.
I.,« vie il .in s l'oIiKcurité. — Pendant la nuit d'hiver passée dans les parages polaires par l'expédition suédoise à bord du l'tAhem, 11. Jvjelhmuu), botaniste de l'expédition, fut frappé de trouver des algues cri pleine vigueur au sein des ténèbres les plus opaques. La sonde ramena également des mollusques vivant sans lumière duis une e m glaciale. Ou fut tenté de croire qu'il existait certaines sources de lumière inconnu!!. Pour vérifier ce fait, on descendit dans un appareil spécial une. plaque sensibilisée par les procédés photographiques, qu'on laissa séjourner vinglqualre heures sur le fond de la mer où l'on rencontrait ces animaux et les végétaux. Elle n'offrit, quand ou la retira, aucune trace d'impression lumineuse. Cette expérience prouve doue encore une fois qu'il existe des animaux et des végétaux organisés de telle façon que la lumière leur est inutile ; elle leur serait peut-être même nuisible, puisqu'il faut un milieu propre à chaque sujet pour que son existence soit assurée.
«rase du 1> août à JVimes. — Cet orage, d'une violence extraordinaire, a fondu, à sept heures du soir, sur Mines. Lnvent semblable! un cyclone a en un instant jonché le sol de branches d'arbres, démoli deux baraques de saltimbanques fur la place des Arènes cl un grand nombre de celles qu'on avait dressées pour la foire sur l'esplanade; celles du nité esl, uni renv ersé en tombant lu balustrade con-
LA JNATL'IIK.
In; laquelle elles s'appuyaient. Le nombre île vitres brisées par la grêle est incalculable. Les grêlons étaient un m'aiiile partie gros comme «les noix ; quelques-uns mêmes atteignaient la dimension d' lui œuf. Les moneaux francs ([ui cherchaient chaque soir un abri ions le feuillage touffu îles platanes île l'avenue ont tous péri. Dès que la pluie a cessé, ou s'est occupé de les ramasser et on peut dire, sans crainte d'exagération, que l'on en a trouvé de 3 à -4,000, Heureusement l'orage n'adui'é qu'un quart d'heure et son rayon semblait as>ez r.irconsrrit ; mais partout où il a passé, la. récolte de raisins et d'olives peut être considérée comme perdue. [Messtujcr du Midi.)
'l'vmnhea marines. — On a observé, le ^0 juillet, sur la pelile rade de Cronsladt, un phénomène atmosphérique extrêmement rare dans nos parages. Trois trombes s'avançaient à la fuis de la pleine nior vers la côte d'Oranieubauiii. L'une de ees trombes formait un type complet du phénomène, c'est-â-dive que son entonnoir d'eu haut se réunissait à l'entonnoir renversé forme à la surface de l'eau. Les deux autres étaient des demi-trombes, u'ajaiit que rentonnoir supérieur. Les trois trombes ont disparu en s'approebaut du rivage. [Mfixnuyer de Crtm&ladt.)
CORRESPOXDA.VCE
II. l'haïuiaroii, président de, la Chambre consultative d'agriniluiri', de Valence, nous écrit nue lettre fort intéressante sur les désastres causés par le phylloxéra dans le département de la Urùiue. Ce, département, qui recolle annuellement pour 18 ou '20 millions de francs de vin, est condamné cette année il voir baisser sa production dans une proportion effroyable. M. Tbaunaron nous informe que les articles publiés dans ta future ont été trèsappréciés et très-utiles, dans les régions particulièrement atteintes. 11 nous demande de nouveaux renseignements sur des travaux récents, concernant le terrible ennemi des vignes. Le désir de notre correspondant m: tardera pus à être satisfait. Nous ne saurions trop insister sur une question qui touche de si prés à de grands intérêts nationaux.
ACADÉMIE DES SCIENCES
Utiance du il tuiid 187". — Présidence de M. di: Q.[:ati!E*,uies.
L'éminent M. Laurence Simili présente une nouvelle noie sur le gisement de corindons de l'Amérique du [Nord, gisement qui, pour son étendue superficielle, comme pour l'abondance cl la pureté Je ses produits, est le plus important que l'on connaisse. Lit bloc isolé, trouvé enlSiti, a fourni la première indication de son existence ; mais ce n'est qu'en 18bo que le minéral a été rencontré in situ. L'exploitation s'en fait maintenant sur une large écîielle dans un but industriel : la corindon remplace l'émeri.
— L'une des plus grandes et des plus riches cavernes de l'âge du renne vient d'être découverte dans Je département des Hautes-Pyrénées. Sous une couche épaisse, de stalagmites, dont la formation a été beaucoup plus active dans cette localité que celle des stalactites, un dépiii considérable de matériaux incohérents renferme une quantité extraordinaire d'objets d'industrie de cette époque paléo-archéologique et d'ossements d'ours (l'ours actuel des Pyrénées), de loup, de renne, de chamois, de bouquetin, de bœuf, de cheval, de coq de bruyère, elc. be
cerf abonde plus que le renne, mais celui-ci estcaraclérisli!|iie. On a trouvé sur un bois de cerf l'image gravée du coq de bruyère.— 11 v a là, dit-ou, dans des conditions d'extraction facile, des centaines de mètres de ce précieux dépôt.
— Le savant M. Tïécul, qui a lu parole pour lire un mémoire sur, ou plutôt contre la théorie carpellaire, dépose sou manuscrit sur la tribune et se rendant au tableau, expose ses idées de vive voix et en s'aidant du dessin, méthode pour l'adoption de laquelle nous faisrjns des vieux, La théorie earpellaire- ramène la composition du fruit à celle de la feuille; le fruit (l'ovaire) est une feuille ; par des exemples empruntés aux renoiirulaeées, le laborieux botaniste précité combat celte manière de voir. Son argument nous parait se. résumer en ce fait principal que ni parle, nombre, ui par la disposition, les nervures des carpelles ne sont en conformité avec celles des folioles. La prétendue feuille earpellaire n'est donc pas une feuille. L'auteur conclut que le fruit est un organe d'une nature toute particulière destiné il remplir une fonction spéciale, comme la feuille en remplit une autre qui esl celle de la respiration. Stanislas Mkusier.
EXPLORAIIlIN DE LA PALESTINE
L'esprit de recherche religieuse, qui ust la conséquence immédiate: du protestantisme, a déterminé de nombreuses explorations individuelles dans les terres bibliques ; liobinson, Lvneli, Munek, de Sauley, ont laissé des travaux remarquables. Mais il im- [jorltut, pour la science archéologique, de produire lui ouvrage d'ensemble, entrepris sons une direction régulière., s'cteiidant à toute lu Palestine et comprenant la géographie, la géologie, l'histoire naturelle et la description des ruines antiques. Ou constitua en Angleterre une société : Palestine Exploration Futtd, qui lit appel à l'initiative individuelle pour obtenir les capitaux nécessaires à la réalisation de cette grande entreprise. Depuis plusieurs années, un s'est mis à l'œuvre ; les documents les plus importants sur l'histoire de ce berceau de lu civilisation ont déjà rémunéré les patients investigateurs. Les dépenses se sont élevées, depuis le commencement des opérations, à ilO,(K)0 livres sterling; un cinquième de la Palestine est relevé, et décrit. 11 reste l,(Slo milles à relever pour avoir terminé la Palestine, qui s'étend entre le Dan et Beorsheba, et d'un autre côté entre le Jourdain et la mer, sur une surface de G,(i00 milles géographiques. On dresse tous les mois la carte de lill à 17Û milles carrés.
Les opérations n'ont lieu que pendant la belle saison. On a commencé par mesurer une hase près de ilenin, où la position astronomique avait été déterminée rigoureusement. Ce l'ut le point de départ de la brigade du lieutenant Couder. Les explorateurs campent pendant trois semaines aux mêmes endroits, choisis à une distance d'environ 12 milles les uns des autres ; le camp est ainsi le. point de ralliement des opérations esécutéesdans son ravou, qui embrasse ■ D0 à 150 milles de superficie aux alentours. Le pre-
mier jour du camiioment est consacré à la préparation des moyens d'exécution et à la détermination astronomique de J.i position ; on choisit ensuite îles pomls culminants d'où l'on puisse découvrir un rayon de 10 à 15 milles, sans avoir d'obstacles devant soi .
Le travail do la journée dura dix heures. Quand les grandes lignes sont construites, on fait une triangulation secondaire dans laquelle on insère les détails.
Un conçoit que l'orthographe des noms jnvjjires scjÎL une, dilliculté réelle quand il s'agit de la fane concorder avec la prononciation. La commission anglaise doit prochainement s'adjoindre M. (Jauneau, ilroginan de l'ambassade française à Constantniople, pour résoudre les difficultés de linguistique qui s'ulfrcnl constamment ; sa connaissance spéciale du dinlecle île la l'alestine eu fera un précieux auxiliaire.
l.a carte dressée par le comité d'exploration sera la meilleure qui ait été encore publiée ; ou l'accompagnera d'une relation de toutes les particularités du vovage ; la description des ruines et les documents archéologiques feront l'objet d'un travail spécial.
J. GniARD.