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LA X A TU RE

Cachi lui-même ne renfermait aucun objet archaïque, aucune trace d'habitation humaine. Ce n'est donc ni à liounar-Baelu, ni àChiblak, ni à Atchi-Kieum qu'il faut chercher la véritable Troie et la citadelle de Pergame. Voyons si nous serons plus heureux en portant nos investigations du côté de Ilissarlik, c'est-àdire en nous laissant guider par la tradition populaire, les éciits des auteurs anciens les plus accrédites, et principalement par les fouilles gigantesques exécutées à si grands frais et avec tant de zèle et d'intelligence par .M, et M" IC Sehliemann.

Ici, indépendamment de l'autorité d'Homère, qui vivait environ 700 ans après la prise de Troie par les Grecs, nous avons encore celle d'IIcrodoie, de Xénophon, d'Arrieu, de l'hitarque, de Justin, qui tous s'accordent à placer l'Ilion d'Homère à Ilissarlik, c'est-à-dire à l'endroit où M. Sehliemann vient d'en retrouver les ruines ensevelies sous plusieurs couches de ruines plus récentes. Dans l'une de ces couches, qui s'étend de sept à dix mètres au-dessous du sommet de la colline, on trouve en effet des preuves incontestables d'un violcut incendie 1 , un

Grandes cruches en terre cuite, trouvées dans les ruines de Troie (E. plan ci-contre;.

palais, une double porte, située à l'occident de ce palais, une tours élevant à quelque distance de cette double porte, des symboles religieux (idoles et vases à figure de chouette, 'fka.uv.Mmc 'AÛvjvr,), enfin un trésor renfermant des objets qui, dans leurs moindres détails , répondent aux descriptions que nous en donne Homère. N'y a-t-ilpas là de quoi contenter les plus sceptiques et les plus exigeants?

Commencées au mois d'avril 1870, les fouilles exécutées par M. Sehliemann n'ont été terminées qu'au mois d'octobre 1873. Elles l'ont donc occupé pendant trois années entières, et cela au milieu des plus grandes difficultés, quelquefois même sous l'imminence des plus grands dangers pour sa vie et celle des nombreux ouvriers, turcs ou grecs, qu'il employait à ces travaux.

Je passe à dessein sous silence les tracasseries que lui suscita et lui suscite encore aujourd'hui le gouvernement turc", pour arriver aux résultats précieux dont ces fouilles viennent d'enrichir la science du passé.

l) r N. Jolv, de Toulouse.

— La suite prochainement. —

1 M. É. Burnouf fait remonter cet incendie au dix-septième siècle avant notre ère. L'existence d'Homère est po&térieurc de sept ou huit siècles à cet événement.

* On lit dans Y Indépendance bcltje. juin 1874 : c La Cour d'appel d'Alliènesa ordonné, le 4 de ce mois (juin), la saisie des ol'jels antiques découverts en Troade par M. Sehliemann, et réclamés par le Musée de Constanlinople. Mais lorsqu'on crut apposer les scellés, tout avait disparu. La Porte a fait une protestation publiquj co.ilre l"ac(|uisition de ces objet par cession, achat ou donation, o

iSG

LA .NATLT.E.

L'ASSOCIATION FRANÇAISE

pour, l'avancement dks sciences.

Session de Lille.

SKANU-: iTotYEHTIJIlE (20 AOl.T 187»). — DISCOURS liE M. WURTZ.

Le Congrès scientifique de Lille a été inauguré par un magnifique discours du président de l'Association française. Nous publions quelques extraits de celte remarquable allocution :

« François Bacon a conçu l'idée d'une société d'hommes voués au culte de la science. Dans sa Nouvelle Atlantide, où il décrit l'organisation de cette société et son influence sur les destinées d'un peuple sagement gouverné, il nous la montre s'élevant à la hauteur d'une institution d'Etat. Le progrès de la civilisation parlarecbercbe de la vérité, et la vérité reconnue dans l'ordre de la nature par l'expérience et l'observation, tels étaient le but proposé et le moyen mis en oeuvre. Ainsi, dans un siècle où régnait encore lo syllogisme et qui était loin d'être affranchi du joug de la scolastique, le chancelier d'Angleterre assignait à la science à la fois sa vraie mélbode cl sou rôle dans le monde.

« Le plan de Bacon embrassait toutes les brandies des connaissances humaines, f.a terre était parcourue par une foule d'observateurs chargés les uns d'étudier les monuments du passé, la laneue, les mœurs, l'histoire des peuples ; les autres d'observer la configuration cl les productions du sol, de noter la structure superficielle du globe et les traces de ses révolutions, de recueillir toutes les données concernant la nature, l'organisation et la distribution des plantes et des animaux. Les sciences exactes étaient cultivées par d'autres hommes, fixés dans diverses régions. Des tours étaient construites pour l'observation des astres et des météores; de vastes édifices, disposes pour l'élude des lois physiques et mécaniques, recevaient les machines qui suppléent à l'insuffisance de nos forces, et les instruments qui ajoutent à la précision de nos sens et rendent sensibles les démonstrations abstraites. Ce labeur immense était continu, coordonné, contrôlé. 11 avait pour mobile l'abnégation personnelle, pour règle l'exactitude, pour sanction le temps. Il était donc fructueux.

« Telle était l'idée de François Bacon. Observer toutes choses par la comparaison raisounée de ces observations, dévoiler les liaisons cachées des phénomènes et s'élever par induction à la découverte de leur nature intime et de leurs causes, tout cela en vue d'étendre l'empire de l'homme sur la nature entière et d'exécuter tout ce qui lui est possible, voilà le but qu'il nous a montre, voilà le rôle de la science -

« Cette grande exploration de la terre, qu'il voulait institiiT, cette recherche patiente et exacte des lois de l'univers, cetle intervention mesurée de la science dans les choses de la vie et du monde, tout

cela pouvait-il être l'œuvre de son temps ? Il le connaissait trop bien pour oser l'espérer lui-même et c'est par cette raison sans doute qu'il a relégué le pays fortuné qui jouissait d'une si noble institution dans la solitude du grand Océan.

« Ii y a trois siècles la conception de Bacon pouvait passer pour une généreuse utopie. Elle est devenue une réalité aujourd'hui. Ce magnifique programme qu'il traçait, alors, c'est le notre, messieurs, le nôtre non pas dans le sens restreint du mot, car j'étends ce programme à tous ceux qui dans les temps modernes et dans tous les pays s'adonnent à la recherche du vrai, à tous les artisans de la science, humbles ou grands, obscurs ou illustres, et qui forment en réalité, sur tous les points du globe et sans distinction de nationalité, cette vaste association que rêvait François Bacon. Oui, la science est aujourd'hui un champ neutre, un bien commun, placé dans une région sereine, supérieure à l'arène politique, inaccessible, je voudrais pouvoir le dire, aux luttes des parlis et des peuples : en un mot ce bien est le patrimoine de l'humanité. 11 est aussi la principale conquête de ce siècle, que mon illustre prédécesseur a qualifié avec tant de raison de siècle de la science.

« Les générations modernes assistent en effet à un spectacle magnifique. Depuis cent ans l'esprit humain a dirigé un effort immense vers la recherche des phénomènes et des lois du monde physique. De là un développement surprenant de toutes les sciences fondées sur l'observation et sur l'expérimentation. Des idées nouvelles qui ont surgi de nos jours sur la coi relation cl ia conservation des forces ont été comme une révélation pour quelques-unes de ces sciences. La mécanique, la physique, la chimie, la physiologie ellemême y ont trouvé à lu fois un point d'appui et un lien. Et ce puissant essor des idées a été soutenu par le progrès des méthodes, je veux dire par l'exactitude plus attentive des observations, la délicatesse perfectionnée des expériences et la sévérité plus rigoureuse des déductions. Voilà les ressorts de ce mouvement qui entraîne les sciences et dont nous sommes le? témoins étonnés et émus. C'est pour le propager a loin dans notre pays que no-us tenons chaque aune' • ces assises où sont convoques tous ceux qui participent ou qui s'intéressent à la lutte contre l'inconnu. La lutte contre l'inconnu, voil.'i la science; car si dans les lettres, il suffit de donner une expression et dans les arts un corps à des conceptions ou à des beautés éternellement déposées soit dans l'esprit humain, soit dans la nature, il n'en est pas ainsi dans les sciences, où la vérité est profondément cachée. Elle veut être conquise, elle veut être dérobée, comme le feu du ciel.

« C'est de quelques-unes de ces conquêtes que je désire vous entretnir aujourd'hui, plein d'incertitude et d'appréhension devant une tache si grande. Pour répondre aux exigences de ma position et pour suivre de nobles exemples, votre président devrait, au début de cette session et des solennités qui inaugurent notre jeune association, tracer le tableau des

progrès accomplis dans les sciences, marquer eu quel- ' t ques traits saillants les routes diverses qu'elle a récemment parcourues et les points culminants qu'elle vient d'atteindre. Je recule devant ce programme; s'il n'excède pas les forces de plusieurs de mes confrères et sans doute de quelques-uns d'entre vous, il dépasse largement les miennes. Moins autorisé et moins hardi que ne fut Condorcet à la fin du siècle dernier, je n'aperçois que les contours et quelques plans lumineux de l'esquisse qu'il s'agirait de tracer, et pour la voir achevée, j'appellerai à mon aide ceux qui vont me succéder dans le poste honorable et pénlleux que j'occupe.

« Je me bornerai donc, messieurs, à vous parler de ce que je sais ou de ce que je crois savoir, en appelant votre attention sur la science à laquelle j'ai voué ma vie. a

Après cet exorde éloquent, où il a fait nettement Comprendra les efforts et les tendances de la science moderne, l'orateur trace d'une façon magistrale l'histoire rapide de la chimie, pour aborder la Théorie des atomes dans la conception générale du monde. M. Wurtz expose l'œuvre de Lavoisier, les vues hardies et profondes, de « ce maître immortel, » il passe en revue les travaux de Rerzelîus, les conceptions de Dallon qui rajeunit l'hypothèse des atomes, les belles études de MM. Dumas et Liebig sur les composés organiques, les idées nouvelles de Laurent et Gerhard t qui, pour la première fois, rapportent à un petit nombre de types les composés minéraux et organiques que les chimistes ont pour mission d'étudier. M. Wurtz arrive ainsi peu à peu à exposer le tableau de la chimie atomique moderne, dont il est lui-même un des impérissables fondateurs.

« La chimie, ainsi constituée, et la physique ont entre elles des rapports nécessaires. L'une et l'autre étudient les propriétés des corps, et il est évident qu'en ce qui concerne les corps pondérables, ces propriétés doivent être liées intimement à la constitution de la matière. Dès lors l'hypothèse atomique qui satisfait à l'interprétation des phénomènes chimiques, doit s'adapter aussi aux théories physiques; il en est ainsi. C'est dans les mouvements des atomes et des molécules que l'on cherche aujourd'hui, non-seulement la source des forces chimiques, mais la cause des modifications physiques de la matière, des changement d'état qu'elle peut éprouver, des phénomènes de lumière, de chaleur, d'électricité dont elle est le support. Deux savants français, Dulonget Petit, ont découvert depuis longtemps une loi très-simple qui lie le poids îles atomes aux chaleurs spécifiques. On sait que les quantités de chaleur nécessaires pour faire varier d'un degré la température de 1 unité de poids des corps sont très-inégales. C'est ce qu'on nomme les chaleurs spécifiques ; mais les quantités de chaleur qui font éprouver aux corps simples, pris dans des conditions où ils sont rigoureusement comparables,, les même variations de température, sont égales si on les applique, non pns à l'unité de poids, mais au poids des atomes ; en d'autres termes, les

atomes de ces corps simples possèdent les mêmes chaleurs spécifiques, bien que leurs poids relatifs soient très-inégaux. Mais cette chaleur qui leur est ainsi communiquée, et qui élève également leur température, quelle est, en réalité, son mode «l'action? Elle augmente l'intensité de leurs mouvements vibratoires. Les physiciens admettent en effet que la chaleur est un mode de mouvement, et qu'elle devient sensible à nos organes par le fait de vibrations de la matière atomique ou de l'éther; de l'éther, ce fluide matériel parfaitement classique, mais incoercible, impondérable et qui remplit toute l'immensité de l'espace et les profondeurs de tous les corps. C'est au sein de ce fluide que les astres parcourent leurs orbites ; c'est au sein de ce même fluide que lesatomes exécutent leurs mouvements et décrivent leurs trajectoires. Ainsi l'éther, messager rayonnant de la chaleur et de la lumière, porte et distribue leurs radiations dans tout l'univers, et ce qu'il perd lui-même en énergie vibratoire, lorsqu'il pénètre dans un corps froid qu'il échauffe, il le communique aux atomes de celuici en augmentant l'intensité de leurs mouvements, et ce qu'il gagne en énergie au contact d'un corps qui se refroidit, il l'enlève aux atomes de ce dernier, diminuant l'intensité de leurs mouvements vibratoires. Et de cette façon, la chaleur et la lumière qui viennent des corps matériels sont transmis fidèlement à travers l'espace, et retournent aux corps matériels. Vous souvient-il à cet égard de cette parole queG<£the rnet dans la bouche du prince des ténèbres maudissant la lumière : « Elle est engendrée par les « corps ; elle est émise et portée [iar les corps, elle « périra avec eux. » Mais cet échange de forces qui circulent de l'éther aux atomes, etdes atomes à l'éther, doit-il se manifester toujours par des phénomènes calorifiques ou lumineux? (le lie force vibratoire qui est transmise par l'éther nu peut-elle pas être conservée et comme emmagasinée parla matière ou apparaître sous d'autres formes? Elle peut être conservée comme affinité, dépensée comme électricité, transformée en mouvements dynamiques. »

Arrivant à des considérations philosophiques élevées, M. Wurtz est bientôt en présence du grand principe moderne de l'équivalent mécanique de la chaleur, au moyen duquel il jette rapidement les yeux sur la fusion et la volatilisation des corps, sur la décomposition par l'action de la chaleur des molécules constituées, phénomènes physiques qui w.it encore du ressort de l'hypothèse des atomes. L'orateur est conduit à envisager plus loin l'éther et la matière atomique, u ces deux sortes de matière qui forment l'univers; » il s'élève jusque dans les hautes régions du ciel, il jette les yeux sur l'imposant spectacle des soleils et des nébuleuses, guidé par l'analvse spectrale qui lui montre partout les mêmes éléments et les mêmes atomes formant l'universalité des mondes. « Oui, les radiations émises par la matière atomique incandescente qui constitue le soleil et les étoiles, sjnt aussi, pour la plupart, celles que

font naître les corps simples lie notre planète; merveilleuse conquête de la pli" sîque, qui nous révèle tout ensemble l'abondance ' .es forces que nous envoie le soleil et la simplicité de la constitution de l'univers. »

Après avoir accordé un juste tribut d'admiration à la spectroscopie céleste, qui a dévoilé au génie humain la constitution du soleil, des étoiles et des plus lointaines nébuleuses, M. Wurtz rappelle, d'après les observations de M. Lockyer, que les éléments dont les atomes sont les plus légers, sont répandus dans les étoiles les plus chaudes, et que les métaux à poids atomiques élevés existent au contraire dans les astres les plus fioids. Les premiers éléments seraient- ils le résultat de la décomposition que les températures extrêmes feraient subir aux seconds? Seraient-ils tout à la fois le résultat d'une matière primordiale, inconnue, peut-être l'éther? C'est à quoi la philosophie naturelle ne peut répondre; mais à défaut de ces solutions peut-être trop audacieuses, sachons admirer les résultats immenses obtenus •dans notre grand siècle parla science expérimentale. Ce sentiment semble être celui de l'orateur, comme l'indique la péroraison de son discours.

« Telles sont, messieurs, dit M. Wurtz après avoir fait le tableau de ces grandes victoires de la science u sur l'inconnu, » quelques-unes des conquêtes modernes de la chimie, de la physique, de l'astronomie plnsiquc, sciences si diverses dans leur objet et dans leur méthode, mais qui ont un fond commun, la matière, et un but suprême, la connaissance de sa constitution, de ses propriétés et de sn distribution dans l'univers. LU es nous apprennent que les mondes qui peuplent les espaces infinis sont laits comme notre propre système et entraînés comme lui et que dans ce grand monde tout est mouvement, mouvement coordonné. Mais chose nouvelle et merveilleuse, cette harmonie des sphères célestes dont parlait Pythagore et qu'un poète moderne a célébrée en vers immortels, se retrouve aussi dans le momie des infiniment petits. Là aussi, tout est mouvement, mouvement coordonné, et ces atomes dont l'accumulation constitue la matière ne sont jamais au ■repos. Un grain de poussière est. peuplé de multitudes innombrables d'unités matérielles, dont chacune est agitée par des mouvements ! Tout vibre dans ce petit monde, et ce frémissement universel de la matière, cette musique atomique» pour continuer la .métaphore du philosophe ancien, est quelque chose ■de semblable à l'harmonie des mondes. Et if est-il pas vrai que l'imagination demeure également subjuguée et l'esprit également troublé devant le spectacle de l'immensité sans bornes de l'univers, et devant la considération des millions d'atomes qui peuplent une goutte d'eau ? Ecoutez les paroles de Pascal : « Je veux, dit-il, lui peindre non-seule- « ment l'univers visible, mais l'immensité qu'on « peut concevoir de la nature, dans l'enceinte de « ce raccourci d'atome. Qu'il y voie une infinité ■ « d'univers dont chacun a son lirmament, sa terre,

« eu la même proportion que le monde visible. » Quant à la matière, elle est partout la môme et l'hydrogène de l'eau, nous le retrouvons dans notre soleil, dans Sirius, et dans les nébuleuses. Partout elle se meut, partout elle libre, et ces mouvements qui nous apparaissent comme inséparables de la matière sont aussi l'origine de toute force physique et chimique.

« Tel est l'ordre de la nature et à mesure que la science y pénètre davantage, elle met à jour, en môme temps que la simplicité des moyens mis eu œuvre, la diversité infinie des résultats Ainsi, à travers ce coin du voile qu'elle nous permet de soulever, elle nous laisse entrevoir tout ensemble l'harmonie et la profondeur du plan de l'univers. Quant aux causes premières, elles demeurent inaccessibles. Là commence un autre domaine que l'esprit humain sera toujours empressé, curieux d'aborder et de parcourir. Il est ainsi fait et vous ne le changerez pas. C'est en vain que la science lui aura révélé la structure du monde et l'ordre de tous les phénomHni>s : il veut remonter plus haut et dans lr* oou-

viction instinctive que les choses n'ont pas en ellesmêmes leur raison d'être, leur rapport et leur origine, il est conduit à les subordonner «à une cause première, unique et universelle, Dieu, n

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