LA DÉBÂCLE DES ICEBERGS
DANS l' ATLAISTIQUK.
Nous apprenons que les fortes chaleurs de ces derniers temps ont causé, dans les mers boréales, une débâcle considérable des icebergs ou glaces flottantes. Un capitaine français, arrivé récemment au Havre, a rapporté que les régions do l'Atlantique qui avoisinent le cap Breton, sont couvertes de banquises d'une dimension considérable. Ce navigateur en a rencontré qui ne mesuraient pas moins de 4 kilomètres de longueur sur 2 de large , et dont la hauteur moyenne était de plus de lfjû mètres au-dessus de la surface de la mer.
Nous lurons remarquer que la partie de l'iceberg qui sort tle l'eau ne représente qu'un faible volume du glaçon flottant. Nous avons pensé qu'il était intéressant de reproduire la proportion relative des parties immergées et émergées des glaçons flottnnls. C'est ce que représente le diagramme cidessus, en même temps qu'il donne une idée de l'échelle relative d'un navire à voile à côté de ces redoutables icebergs. Notre coupe océanique met encore en évidence l'action de transport de matières terrestres par les glaces flottantes. Celles-ci, détachées des continents du nord, emportent dans leur masse, de la terre, des pierres, des rochers même, qu'elles laissent tomber au fond des mers, à mesure qu'elles fondent dans les régions méridionales. Ces glaçons flottants te.idcnt, à travers les siècles, à exhausser ainsi le fond des océans.
Le Propriétaire-Gérant : G. Tissandier.
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