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LE CHEMIN DE FER DU YÉSLYE

Nous avons déjà parléde la construction d'un chemin de fer jusqu'au sommetdu Vésuve et tout proche du cratère. Ce chemin de fer, d'après V Illustration de Leipzig, partirait deNaples. La distance jusqu' au cratère est de2G kilomètres. Les localités que celle voie ferrée desservirait jusqu'au pied du volcan sont en général celles qui approvisionnent le marché de Maples et qui contiennent une population d'environ 100,000 âmes. Jusqu'au pied du Vésuve (ce qui ferait une distance de 23 kilomètres), ce serait le système ordinaire des voies ferrées ; le système à traction, par câble en fer (Diathscil), serait adopté pour le reste du parcours. Ce second parcours serait divisé en deux sections, l'une d'une longueur de 2,100 mètres tendant à A trio di Cavallo oîi seraient les machines de trait, elles bâtiments nécessaires pour le matériel ; la seconde, longueur 1,100 mètres, débouchant à quelques pas du cratère.

Le débarcadère se trouverait sur une longueur de 20 mètres, tout enfoncé sous la lave, lin cas d'éruptions, le courant, serait ainsi détourné de la voie ferrée ; au reste, toute cette partie du parcours serait élevée au-dessus du sol.

Le directeur de l'observatoire du Yé-uve, M. le professeur Palmieri, dont le nom est bien connu, ayant fait remarquer que, dans les dernières éruptions, le flot de lave s'était toujours rapproché de plus en plus des bâtiments de l'observatoire, c'est le versant opposé de la montagne qui serait choisi pour l'installation le la voie ferrée.

A environ 2,j0 mètres de la station projetée d' A trio di Cavallo, le mont Somma fait une saillie; on profilerait de ce contrefort pour y garder tout le matériel, en cas d'éruption. A cet effet, le chemin de 1er serait mis en communication directe avec l'observatoire par un télégraphe.

On commencerait les travaux de ce curieux chemin de fer, par la dernière section, c'est-à-dïre par celle qui irait au sommet du cratère et qui épargnerait, par conséquent, aux touristes, le trajet le plus fatigant. Celte section ne demanderait pasplus d'une année pour sa construction.

L'ASSOCIATION BIUTMMQEE

pour l'avancement des sciences.

Session de Belfast.

La 44 e session de cette grande société scientifique s'est tenue, pour 1874, à Belfast, centre de l'industrie irlandaise, et une des villes les plus prospères du Royaume- Uni. En effet, sa population, au com-

à l'égard des ai'ronautcs — l'ne souscription publique a été organisée à Calais cl à Saint-PLerre-lez-Galais; elle a dépassé la somme de onze mille francs.

LA NÀTUKE.

inencemcnt du siècle, atteignait à peine 20,000âmes et elle dépassait celle année 200,000 habitants. Ce fait est d'autant plus remarquable que pendant cette période le nombre des habitants de l'Irlande a plutôt tendu à décroître qu'à augmenter, par suite des étonnants développements pris par l'émigration.

Les séances se sont ouvertes le 19 août, par un discours de 51. Tyndall, président; elles ont été terminées le 26 août par un meeting général, dans lequel M. Ilawkshaw, le célèbre ingénieur qui a tant contribué au percement de l'is.limc de Suez, et dont l'opinion est si favorable à la construction du tunnel delà Manche, a été nommé président pour 187 o. La 45 e session se tiendra à Bristol, ville qui a déjà eu l'honneur de recevoir l'Association dans ses murs et qui fora les plus grands préparatifs pour se montrer digne de la distinct ion sollicitée.

Le nombre des membres inscrits en y comprenant les membres à vie, a été de 1,900 et les recettes de toute nature se sont, élevée? à 3,600 livres. Les dépenses d'administration et d'impression n'ayant absorbé qufi 1 ,600 livres, la souiélé a dépensé, en 1 874, près de 2,000 livres pour l'aire exécuter des recherches scientifiques. La majeure partie de cet argent déposé sous le contrôle des comités permanents de l'Association qui, celte année, étaient au nombre de 23.

C'est un de ces comités qui, crée n 1872 au meeting de Brighton, a donné le signal des explorations souterraines exécutées actuellement ùWealden, dans le but de rechercher les couches de houille émergeant des deux cotés du détroit.

Le gouvernement et des souscripteurs particuliers ont successivement donné leur aide à l'entreprise qui n'a point encore produit de résultats, mais que l'on continuera avec ardeur, car elle répond à un trop grand intérêt publie pour qu'on puisse y renoncer à la légère-

L'Association ne s ; cst point trouvée, à Belfast, dans des circonstances sociales favorables, car une grande grève, à laquelle plus de 20,000 ouvriers prenaient part désolait l'industrie manufacturière. La grève durerait encore si le Comité d'économie politique n'était parvenu à faire signer une paix qui, nous l'espérons, sera durable entre les patrons et leurs cooporateurs révoltés. Les pertes, auxquelles l'influence de l'Association britanuique a mis un terme, dépassaient par semaine un demi-million de notre monnaie, tant en salaires qu'en bénéfices supprimés.

Cependant le commerce de Belfast ne s'est montré que très-médiocrement sympathique vis-à-vis de l'Association. Le comité local ayant très-maladroitement négligé de préparer des billets de logement aux associés, les hôteliers de Belfast ont largement profité de cette circonstance. Quelques membres ont été obligés de payer 1 livre par nuit pour le loyer de leurs chambres dans des hôtels de dernière caté-

gor-

ie.

L'ouverture de lu session a été attristée par la

mort de M. Fairbaim, célèbre ingénieur, qui était à peu près le dernier survivant du groupe des fondateurs de l'Association. Sir Roderich Murchisson, sir David Brewster, le professeur Philips et tant d'autres l'ayant précédé dans la tombe, il restait presque seul comme témoin des grands progrès accomplis sous l'influence de cette puissante société. Fairbaim, né en 1789 à Kelso, dans le comté de Iloxhurgli, était âgé de 85 ans. 11 avait été associé de Stephensou et s'était acquis une grande réputation par des ouvrages classiques sur le fer, les moulins, un Manuel d'informations utiles pour Fingénieur, etc. 11 avait été président de l'Association britannique de la Société des ingénieurs et de la Société philosophique de Manchester.

Le discours de M. Tyndall a été prononcé dais la séance du mercredi soir où Williamson, président du meeting de Bradford, a résigné ses fonctions.

Celte harangue, reproduite in extenso par tous les journaux du Royaume-Uni, offre, comme nous le verrons, quelques analogies avec celle de M. Wurtz à l'Association fruiiçuicjc dunes la scosion de Lille.

— La suite prochainement.—

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