‹ La Nature 1874 S 2 N 53a 78Chapitre 135 sur 229 · POTERIES DU LA THOADE · texte numérisé non relu

POTERIES DU LA THOADE

INDICES DÏ!> Clir.TK RELIGIEUX d'ORIGI.XE AKVEKNE.

LA GLAUCOPIS ATHÉft'Ê d'hOMÈI'.E.

Parlons maintenant des poteries exhumées des couches préhistoriques de la Troade. Ou en trouve de toutes les formes et de toutes les grandeurs, depuis le vase destiné ;*i renfermer les provisions et d'une contenance de plusieurs hectolitres, jusqu'au rfépas ou coupe ne contenant plus qu'un litre à un décilitre. Tantôt fine, tantôt grossière, et mêlée à des fragments de cailloux, la pâle en est généralement de couleur rouge, jaune ou noire. Les objets fabriqués à l'aide du tour sont rares et se distinguent par l'imperfection du travail, si ou les compare à ceux qui ont été faits à la main et polis à l'aide du lissoir, dont ils portent les traces ; ces derniers ont même un caractère tellement accentué, que M. l'urnouf, propose de désigner sous le nom do période de la poterie lissée, l'époque où ces mêmes vases ont été façonnés d'après ce procédé tout primitif.

Remarquons cependant que ces vases et autres objets en argile étaient déjà, pour la plupart, durcis au feu par la cuisson.

L'ornementa lion en était des plus rudimentaircs. Pour leur donner une belle couleur rouge, on les plongeait, lorsqu'ils étaient à moitié secs, dans un lait d'argile de cette nuance, et la partie adhérente de ce lait, incorporée à la pâle au moyen du lessoir, communiquait à celle-ci un brillant dont l'éclat a résisté au temps qui s'est écoulé depuis leur confection. Les dessins, quand il y en a, ont été d'abord gravés en creux dans la pâte molle, puis les traits ont été remplis par un argile blanchâtre, dont le ton contraste avec la nuance du fond primitif. Jamais de peinture à la manière des Etrusques. Ce sont toujours des zig-zagS ou des lignes sinueuses, comme ou en voit sur tant de vases retirés des lacs à palan ttes, ou des cavernes à ossements de la même époque préhistorique.

Nous avons dit que les formes des poteries étaient des plus variées, quelquefois même très-élégante--, et cela, chose bien remarquable, dans les couches mêmes les plus anciennes, comme si les premiers artistes qui les ont fabriquées étaient réellement plus haLilcs que leurs successeurs, ou ceux-ci moins bien rémunérés que leurs devanciers. Ne serait-ce pas aussi une preuve de décadence dans l'art céramique, comme dans la civilisation, qui vint remplacer celle qui l'avait précédée? Plus d'un indice tend à le faire penser. Quoi qu'il en soit, nous trouvons dans les ruines amoncelées de Ilissarlik, toute la vaisselle culinaire que nous rencontrons aujourd'hui chez nos paysans

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