AVEC I.E CONCOURS DES SAVIGA.TEURS FRANÇAIS
l-'ig. 1. — Jlouéc-Baril pour L'observation «les courants de la mer.
Yig. 2. — Drague de >urtace en toile fine avec îlotieur.
aux navigateurs, (jui parcourent toutes les mers globe accidentellement ou régulièrement. Ce programme a surtout pour but de signaler les points intéressants sur lesquels les observations doivent se luire dais le eouis de la traversée. Un grand nombre de marins sont témoins de faits qui restent pour toujours ignorés du monde savant , à défaut d'une publicité spéciale.
Le nouveau programme, rédigé par une commission composée de MM. l'amiral Fleiiriot de Langle, Delesse, Cli. Grad, J. Girard et II . Tarry, ne comporte que des observations élémentaires et de premier ordre. 11 a été conçu de façon que MM. les officiers de marine de toute position, puissent fournir des éléments aux travaux projetés par la Société de géographie, sans se déranger de leur service à la mer, ni sans avoir recours à des instruments spéciaux. Nous -avons par avance que celte collaboration sera une distraction, pendant les longues journées passées à la mer ou en station sur les rades étrangères.
Voici le résumé de ces instructions : notions générales sur les pays peu connus visités accidentellement ; température des mers et méthodes d'observations thermom/;triques; sondages sur les plateaux d'atterrage ; courants, moyens de les déterminer; contre-courants, moyens de les constata-;
Kîg. 5. — Bloc de bois portant des indicitions écrites destinées à l'étude dos courants.
renversement ; météorologie , détermination des climats, construction des lignes isothermes, tableau* divers.
Fi.';. 5.
i.yliudre autoclave pour puiser de l'eau à des grandes profondeurs.
Fis. -t. — Msiyen d'apprécier la hauteur des values.
ii voit que ce vaste sujet est à peine effleuré et que chacun des énoncés est à lui seul une spécialité dans l'étude de la physique de la mer. Ces questions complexes ne peuvent recevoir une solution de quelque valeur, que par la quantité des documents recueillis sur toutcslesmers du globe et ensuite coordonnés. C'est en compilant ainsi tous les journaux du bord que les géographes ont dressé des cartes isothermes, isochimènes et isobares. Ce n'est qu'à l'aide de renseignements innombrables que la météorologie est parvenue à indiquer aux voiliers les meilleures routes dans l'Océan.
Comme il est impossible de songer à l'époque actuelle, après nos revers, à solliciter du gouvernement l'organisation d'une grande ex; édition scientifique, comme celle qui se poursuit actuellement par la marine anglaise, la Société de géographie a pensé qu'au moyen de la bienveillante collaboration des navigateurs elle pourrait arriver à produire une œuvre d'ensemble , dont la vtdeur scientifique serait équivalente aux béuéiices d'une expédition spéciale. Les collaborateurs dispersés sur toutes les mers, sont, autant de travailleurs séparés, mais qui peuvent concourir à la collectivité nécessaire à une telle entreprise. Les Instructions aux navigateurs vont être remises entre les mains de tous les commandant? de navire*
Fig. fi. — Installation des appareils de sondage, à grande profondeur fit de dragage à Lord d'un navire.
fi, - - 7. — Drague océanique.
de l'Etat , do paquebotsposte, et des longs-courriers du commerce, au moment où ils quitteront le port. Le caractère de cette organisation étant éminemment fiançais, on ne s'adressera qu'aux navires portant le pavillon national.
La Société se réserve la l'acuité de récompenser les travaux qui lui en paraîtraient dignes.
Si cette entreprise parvient à entrer dans une voie tellement pratique, par la discipline de l'étude, la bonne organisation, et la faveur delà classe instruite à laquelle elle s'adresse, nul doute qu'elle aboutira dans quelques années à d'importants résultats scientifiques.
Nous avons cru devoir accompagner notre notice de quelques figures représentant les appareils nouveaux ou les procédés les pins remarquables au moyen desquels s'exécute l'étude de la physiquede l'Océan.
L'observation, très-intéressante des courants de surface, s'effectue au moyen d'un baril vide formant bouée, et dont la direction indique le sens du fleuve marin qui l'entraîne (fig. \). On peut encore Jjaudonner aux flots un bloc de bois, contenant un cylindre servant d'étui à un parchemin où l'on a inscrit la date de l'immersion et le nom du navire. Les indications portent la recommandation de remettre le bloc de bois, s'il est trouvé au loin, soit à un commissaire de la marine, soit à un consul
français à Tel ranger (fig . 7*) .
Si le marin veut recueillir les organismes inférieurs qui abondent à la surface de l'Océan, il laisse traîner, au milieu des vagues, un sac conique qui ne tarde pas à s'en remplir (Ci^. 2).
L'estimation de la hauteur des vagues, qui offre souvent un puissant intérêt, se fait d'une manière très-
g. 8.- Appareils divers de sondage. — i. simple lige de simple ; lorsque le navire
fer lancée à la main. — 2. Piomb de sonde ordinaire. — est dans lecreUX (le la lame, S. Sonde à lance. — 4. Tige avec boulil iixc\ — S. Sonde de Broo!«c aver l'appareil do déclic. - G. Sondeur Lecoëntrc adopté parla marine française. — 7. Soudeur enregistreur à déclic, avec compteur et i>oids vaiiaLlc. — 8. Èlectro
balhomèlre. Sondeur de M. P.
automatique.
lie
l'observateur s'élève dans la mâture en A (fig. 4),
av C . indi LJleU r jusqu'à ce que le rayon visuel tangent au sommet de la lame la plus rapprochée du navire en B, soit également tangent à l'horizon, où plutôt au sommet de la lame qui suit immédiatement celle que l'on considère en G. La figure 5 représente un cylindre destiné à recueillir de l'eau de mer à de grandes profondeurs, les figures 6, 7 et 8 donnent la forme et la disposition de différentes sondes ou dragues, dont le mécanisme très-simple s'explique de luimême. Les températures des couches d'eau de l'Océan, peuvent être étudiées à l'aide
du
thermomètre enregistreur Miller-Ca-
'ig 9. — Tricrinomclre Milici-Casclla pour les glandes profondeurluaiitimcf.
sella (fig. 9) où un indice demeurant station/taire, donne la température du milieu où l'appareil a été plongé. On connaît aujourd'hui un grand nombre d'appareils analogues, et les instruments de la physique de la mer se perfectionnent de jour en jour. J. Girard.
Kipporluur de la Commission d'iJtud»
uc la physique de la mer