‹ La Nature 1874 S 2 N 53a 78Chapitre 181 sur 229 · GRAINES AYANT GERMÉ · texte numérisé non relu

GRAINES AYANT GERMÉ

APRÈS r-LUS DE MILLE CI>Q CENTS ANS.

On a di's exemples âo, graines conservées par hasard, au fond de l'eau ou dans le sol, pendant un nombre considérable d'années, et qui ont levé quand elles se sont trouvées tout à coup exposées aux conditions de la germination 1 . Malheureusement, il est rare qu'on connaisse l'époque précise du dépôt, aussi le cas suivant est-il un des plus curieux qu'on ait jamais constaté*.

1 Voyez d-i CandolL", Géographie botanique, tome H, p. C24. ' * Voyez aussi, les Pois de momie égyptienne; la Nature, ;n« 70, *3 octobre 1874, pnge 273. *

• M. Théodore de Ileldreich, professeur de botanique à Athènes, ayant herborisé autour des mines d'argent de Laurium, exploitées par les anciens, raconte dans la Gartenflora de M. Regel, de novembre 1873, qu'il a vu sortir une immense quantité d'un glaiicium dans un espnee d'environ 50,000 mètres carrés, recouvert par trois mètres d'anciennes scories que les exploitants modernes ont repris pour en extraire le métal perdu par les anciens. La date de l'accumulation des scories est de 1,500 ans au moins, de 2,000 ans au plus.

La papavéraeée ainsi obtenue est, selon M. de Ileldreich, une espèce distincte qu'on ne connaissait pas, et qu'il nomme Glaueium Serpieri... Une chose curieuse est que l'un des pieds avait des fleurs complètement doubles, ressemblant à des fleurs de trollius ou d'une grosse renoncule double. On peut présumer, d'après cela, que les anciens cultivaient cette plante.

La disparition de l'espèce du territoire grec et des pays voisins est encore une chose remarquable. M. Boissier, le savant auteur tic la Flora orienta lis, nous a affirmé n'avoir pas vu celte forme duus les Glaueium actuels, et s'accorde avec M. de Hcldreich pour la considérer comme une espèce particulière, — dans ce cas, on ne peut pas dire nouvelle 1 .

Alpij. de C.

LA

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