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V. Dabry de Tiner.sANT

Consul de France en Chine.

llong-lvonjj, 29 septembre 1874.

ACADEMIE DES SCIENCES

Séance du 23 novembre 1874. — Présidence de M. B&rîiumi.

Election d'un secrétaire perpétuel. — La salle présente une animation inaccoutumée. Le public est nombreux et 4SJ académiciens sont à leur place. 11 s'agit de remplacer M. Elie de Beau mont comme secrétaire perpétuel. La liste des candidats porte par rang d'ancienneté : 1" M. Faye ;

2* M. Bertrand. Avant le scrutin, tout le inonde paraît fixé sur son résultat. Personne ne doute de l'élection du président actuel de l'Académie, et en effet, 33 suffrages l'appellent à conserver sa place au bureau qu'il s'apprêtait à quitter à la fin de l'année. Son concurrent réunit 13. voix, et M. Jamin, absent d'ailleurs, en désigne par un bulletin. L'urne recèle en outre deux billets blancs.

Inondation et phylloxéra. — A plusieurs reprises déjà on a préconisé contre le phylloxéra la submersion des cépages infectés. Même, on a exécuté aux environs de Montpellier des travaux considérables de dérivation, qui n'ont pas d'autre objet. Or, tout en reconnaissant reffica- t cité évidente de la méthode, M. Masson a voulu voir avec* quelle rapidité elle agit. Dans ce but, 30 ceps de vignes' phylloxérés étant plantés dans autant de pots à fleurs, ceux-ci sont complètement immergés dans un grand bassin* 24 heures après, l'un des pots est retiré, et soumis à ' un examen minutieux. Puis, successivement de 24 heures, en 24 heures, tous les autres pots sont soumis à la même, épreuve. La conclusion est que, dans le trentième pot. seulement, tous les phylloxéras sont détruits, ou, en' d'autres termes, que, même dans ces conditions exceptionnellement favorables, il faut 50 jours de submersion, pour-' asphyxier le parasite. Dans la -walique agricole, suivantl'auteur, il faudra 40 jours pour obtenir le même résultat.

Incendie- — Un teinturier de Puteaux vient de voir détruire son usine par un incendie. Les ouvriers rapportent que le feu s'est déclaré dans des récipients remplis de benzine à la suite de la friction réciproque d'étoffes dé laine tachées de graisse, et entre lesquelles se seraient dé- veloppées des étincelles él étriqués. Ce récit soulève chez M. Balard des protestations énergiques, et il n'est pas éloigné de penser que les ouvriers, victimes d'un accident.' vulgaire, ont inventé ce récit pour détourner les reproches. Cependant, l'histoire de la science montre à trop do reprises le danger de repousser sans examen le témoignage du commun des martyrs, pour que l'Académie ne se mon-' tre pas prudente: Mil. Ballard, Bertliclot et Becquerel sont chargés d'examiner le fait et d'en dire leur opinion.

Passage de Vénus. — On apprendra avec satisfaction y que l'expédition dirigée par M. André, à destination de . >'ouméa, était arrivée le 21 septembre à Sidney, dans les conditions les plus favorables.

Champignons et mucédinées, — Les champignons donnent à l'analyse un certain nombre de principes immédiats, . tels que la mannite, la trélulose, etc., dont l'origine n'a- ' vait point encore été déterminée. M, Mimtz, préparateur du cours de chimie agronomique, au Conservatoire des Arts et Métiers, a institué, pour combler celte lacune, une • série d'expériences qui lui ont permis de reconnaître lu formation, chez les mucédinées, des principes en question aux dépens de substances parfaitement définies. Le pénicillium glaucum, par exemple, nourri sur un terrain t'a- ; vorable avec de l'acide tarlrique, du sucre, de L'ami- •don, etc., contient beaucoup de munile.. ; ,„ . j

Effet de trombe. — Les journaux ont décrit les désos-, ' lies causés par la récente trombe de La f'oèze. Le direc- • teur de la compagnie d'assurances qui dut envoyer ses i agents sur les lieux, signale comme particularité retnar* ' quable Pétai des arbres brisés par le météore. Ceux-ci, des i • chênes d'un diamèlre de 80 centimètres, sont, - réduits on. .i faisceaux d'éclats qu'on ne peut mieux comparer qu^i des bottes d'échalas licliées par un. bout dans., la terre.' .

L'éeorcc qui les enveloppe est fendue en trois ou quatre points, comme sous l'effet d'une énorme pression intérieure. Nul doute que l'électricité n'ait ici le principal rôle, el qu'un choc en retour ne soit la cause de l'explosion que les arbres ont véritablement subie.

Stanislas Meunier.

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