‹ La Nature 1874 S 2 N 53a 78Chapitre 57 sur 229 · NOUVEAU PLOMB DE SONDE · texte numérisé non relu

NOUVEAU PLOMB DE SONDE

Le croquis ci— joint, dû à M. le capitaine Truman Hotcbki s représente un nouveau plomb de sonde d'une extrême simplicité, et qui offre l'avantage de pouvoir êlre exécuté au besoin par les moyens du bord.

La figure 1 montre les détails des dilïérentes par-

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ties qui la composent: A est une tige taraudée on bronze ou en acier, sur laquelle l'hélice B peut monter ou descendre; C est un écrou mobile qui reçoit un mouvement de l'hélice lorsque le plomb de sonde descend et demeure au point le pins élevé qu'il a atteint, lorsque l'appareil remonte à la surface par suite de l'appel de la bouée en liège à laquelle il est fixé; cet écrou s'appelle le messager ou l'indicateur. D est une douille placée à poste fixe sur la partie inférieure de la lige À ; un boulon, auquel est suspendu le grappin E, traverse cette douille. Ce boulon sert aussi de pivot à un balancier F dont les bras trèsinégaux sont placés à angle droit avec les branches du grappin (fig. 2). La partie supérieure de la tige A porte un œil par lequel on peut l'accrocher à la bouée G. On voit en 11 une bouée de vei le avec son ancre.

La figure 2 montre comment l'ensemble est disposé pour la descente. On observera que les bras du levier F di fièrent considérablement entre eux ; le crochet qui les termine et auquel est suspendu un poids à chaque bout , est recourbé en dessous à droite et par-dessus à gauche. Un poids plus lourd que les autres est saisi entre les branches du grappin.

L'hélice est placée à toucher la douille D, et on met le messager en contact avec la face supérieure du moyeu de l'hélice au moment de la descente ; on mouille alors la bouée de veille avec son pavillon. On a soin de noter le temps qui s'écoule depuis le moment où l'on jette la sonde à la mer jusqu'à celui de son apparition à la surface. Pendant la descente, l'hélice tourne sur la tige , elle entraîne avec elle

SoaJc automali |Ue destinée à mesurer lu profondeur de la vaut et à y recueillir des échantillons.

le messager C. A l'instant où le poids de droite atteint le fond il s'échappe de son crochet, le poids de gauche fait alors basculer le levier de son côté, les mâchoires du grappin s'ouvrent et le poids qu'elles retenaient devient libre à peu près au même moment où celui de gauche abandonne son crochet.

Les branches du grappin sont ainsi ouvertes , elles se referment brusquement sous l'effort ascendant de la bouée, et le tout remonte à la surface, comme le représente la figure:

5 ; le pavillon qui surmonte la bouée est destiné à permettre de l'apercevoir plus facilement.

(Pendant la montée l'hélice tourne en sens contraire.)

On recueille le tout à bord, et l'on transcrit les observations, II y a trentehuit filets par pouce de la tige ('25,4 millimètres); l'hélice faisant un tour complet pour chaque brasse de descente, il suffit de multiplier la distance qui existe entre le messager et la douille 1) (moins la hauteur du moyeu de l'hélice) par 38, pour avoir la profondeur en brasse. L'observation de la distance comprise entre la bouée de veille et l'endroit où la bouée de sonde revient à la surface, fournit des données sur les courants sous-marins. Cet appareil peut être labriqué à la dimension que l'on désire; dans le cas de fonds vaseux, collants, on peut facilement augmenter le pouvoir ascensionnel de la bouée l .

1 Nous empruntons cet article cL la gravure qui l'accompagne à la Iïevue maritime. — Juin 1874.

Le Propriétaire-Gérant : G. Tcssasdiuk.

fuicEii . — Typ. et ster. de Cbkti

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