‹ La Nature 1875 S1Chapitre 122 sur 224 · SL · texte numérisé non relu

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La Floride

Côte atlantique et partie méridionale; pour le voyage de M. Ober-

peau visqueuse. Le rosthrame vit en troupes : il est farouche. A proprement parler, il appartient à l’Amérique du Sud. Cependant il est assez commun eu Floride pour être considéré comme caractéristique d’une partie du pays : on l’appelleEoerpZade&tfe, milan des E verglades.

Les eaux, les marais, la prairie et surtout le cours supérieur du Kissimee sont bien plus riches en oiseaux que le lac : les échassiers y trouvent plus de vers et de mollusques et une terre un peu plus solide; l’Okeechobee ne peut être habité que par ce qui vit sur l’eau, dans l'air ou dans les arbres. L'hirondelle bleue de la Caroline [Procjne purpurea), commune près de la rivière , 11e vole pas

le travail de M. Ober

sur le lac. Le cardi-

sur soixante- deux espèces d'oiseaux qu’il a, chemin faisant, reconnues. On y retrouve le caractère d’une faune de transition, caractère naturel à un pays où , auprès des ours et des cerfs du nord , vivent le caïman, propre aux Antilles, et le lamantin, habitant des bouches de l’Amazone et de l’Orénoque. Nous devons à l’obligeance de M. Alpli. Milne- Edwards la délicate synonymie de cette nomenclature américaine : il nous sera permis de l’en remercier.

Dès son arrivée à Sainte-Lucie, M. Ober avait pu élucider une question contestée : la Grue blanche

nal et le Chewink ou pinson de la Caroline n’habitent que le cours supérieur du Kissimee, de même que le grand étourneau ( Sturnella ludoviciana), qui se tient dans les bois de pins à distance des marécages, de même que la perruche à tête jaune (Conurus carolinensis) : tous fuient la prairie marécageuse. Ses vrais habitants sont les petits échassiers, et quelques grands, mais surtout des bécassines, des chevaliers, des pluviers, la grue du Canada, et un grand râle brun à bec très-fort, YAramus (jiçjanteus, qui habite aussi la rive ouest du lac. N’oublions pas au bord de l’eau des sarcelles.

et, dans les parties plus sèches de la prairie, le dindon sauvage et le colin de Virginie. Outre les rapaces ordinaires, le Kissimee offre encore le faucon moineau ( Falco sparrerius) , rare sur les bords du lac.

Celui-ci, moins riche en oiseaux que la rivière, semble n’avoir qu’un véritable habitant, le canard de la Caroline : c’est le seul qui vit sur ses eaux. Quant aux échassiers, beaucoup d'espèces de hérons, presque toutes celles de l’Amérique, mais quelques-unes seulement très-nombreuses comme individus, I aigrette, l’hérodias, le bihoreau, le crabier vert. Fort nombreux aussi, l’anhinga et le cormoran de la Floride ( Graculus Floridanus), qui niche au bord des Everglades. Dans les arbres du rivage oriental volent en troupes mêlées l’étourneau à épaulettes rouges (Agelœus phœniceus), le quiscale pourlire, le quiscale de la Floride ( Quiscalus barilus) et le grand quiscale ( Q . major). Près d’eux se rencontrent, plus ou moins nombreux, des becs-fins, tels que le Dendroœca palmarum, si commun, et le D. Coronata, qui semble affectionner les érables; des gobe-mouches, comme le Cat-bird (Galeosr.optes Carolinensis ) avec son manteau couleur de suie, le Vireo noveboracensis , qui vit dans les cyprès; des fauvettes, des mésanges; quatre pics différents, etc. Sur l’ile Look ont (la même qu’Observation), M. Ober a vu un individu de la grive de Wilson ( Turdus fuscescens) ; c’est le seul endroit assez sec pour les oiseaux de cette famille. Comme rapaces, il a remarqué le vautour Aura, le vautour noir, le caracara, la buse aux épaules rouges, la chouette nébuleuse, le corbeau piscivore (Corvus ossifrayus), l’orfraie, tuais pas d’aigle à tête blanche.

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