‹ La Nature 1875 S1Chapitre 135 sur 224 · UNE SOURICIÈRE ÉCONOMIQUE · texte numérisé non relu

UNE SOURICIÈRE ÉCONOMIQUE

Ce petit appareil que tout le monde peut facilement- construire est, au dire d’uu observateur cligne de foi, très-utile et très-efficace ; aussi nous sommesnous décidé à le placer sous les yeux de nos lecteurs. C’est un cône de fils de fer, fixé sur une planchette de bois, et ouvert, à sa partie supérieure, d’uu trou circulaire, garni de tiges verticales qui donne accès aux souris, mais qui ne leur permet plus de sortir. Les souris sont attirées par quelques morceaux de lard que l’on a placés dans la cage de métal, en guise I d’appât. Elles pénètrent par l’orifice supérieur et se

régalent d’un mets délicat , sans se douter qu’elles ont franchi la pot te d'une prison, où l’on entre facilement, mais d’où on ne saurait s’échapper.

Ceux de nos lecteurs que les souris incommodent , peuvent tenter le système; nous serons heureux d’avoir contribué à les débarrasser de ces petits ennemis.

Les publications scientifiques étrangères les plus sérieuses, necraignent pas de parler souvent

d’appareils ou d’objets domestiques dont la description offre parfois une utilité réelle. Les Américains sont particulièrement pratiques à cet égard, et nous pourrions citer des feuilles Irès-bien rédigées, de New- York, qui publient des petits articles sur des ustensiles de ménage, et quelquefois sur des appareils culinaires. Le Scientific américain de New-York, très-estime et très estimable, va même jusqu’à recommander des nouvelles formes de chapeaux, et des semelles de bottes perfectionnées, avec triples semelles ; le tout est orné de figures explicatives ! Sans aller aussi loin que notre confrère d’Amérique, devons-nous craindre de l’imiter parfois, dans une juste mesure?

Le Proprictaire-Gcrant : G. Tissandier.

Une souricière economique

Corui.il. — mrnniniiiK Ca.-.Tu.

Page 1