LES FOSSILES DE LA. CRAIE
Les tests coquilliers subsistent après la mort de l’animal qu’ils enveloppaient; ils restent plongés dans la vase à l’endroit où il a vécu. Peu à peu d’autres débris viennent les recouvrir pendant une période d’une durée considérable.
Il se produit ainsi, dans la suite des âges, des lits épais de concrétions, formés par ces matériaux déposés pendant des périodes de plusieurs centaines de siècles. Nous retrouvons aujourd'hui ces coquilles incorporées dans une masse compacte, après le soulèvement des anciens fonds de mer. L’histoire du monde ancien est écrite dans la craie, une des formations géologiques les plus importantes.
Un nouveau champ d’investigations semble ouvert aux recherches sur l’époque crétacée, p>ar les études préparatoires au percement du tunnel sous la Manche. Nul doute que dans les puits percés de chaque côté du détroit, la pioche ne rencontre des fossiles ; en comparant entre elle les différentes espèces découvertes de part et d’autre, on pourra établir une identité utile à l’établissement des couches qui s’infléchissent sous la Manche. Ces travaux auront toujours un résultat intéressant pour la géologie.
La dislocation des falaises est le résultat de l’érosion, au moment où l’eau de la Manche a fini par rencontrer celle de la mer du Nord ; les courants et les flots ont ensuite taillé ces murailles du craie. M. Philippe fait remonter à CO, 000 ans avant notre ère, le moment où l’isthme de jonction ratta- | chant la France à l’Angleterre, aurait été rompue par la pression des deux mers.
Le terrain crétacé du nord de la France est particulièrement intéressant dans le Boulonnais. Cette province géologique semble distincte du restant de la France. Ce segment d’une circonférence elliptique est coupé par la mer et comprend en Angleterre une grande partie des comtés de Surrey, de Sussex et de Kent. Le Boulonnais est comme un regard naturel, qu’un relèvement, suivi d’une dénudation, a ménagé pour permettre de pénétrer à travers les dépôts les plus modernes jusqu’à la formation jurassique. Ce trait d’union entre la France et l’Angleterre a été à l’époque jurassique le rivage nord-est du bassin Parisien. Les nombreux sondages effectués dans le département du Nord et dans une partie de celui du Pas-de-Calais, ne rencontrent sur la craie que des terrains anciens et montrent que le rivage jurassique devait se diriger de Marquise vers l’Ardenne, suivant une ligne passant vers le sud d’Arras.
LA NA T UH E.
La figure ci-jointe représente de nouveaux types de fossiles découverts dans la craie du Boulonnais par M. E. Pellat. Les assises de cet endroit paraissent riches en fossiles, comme du resle tout terrain crétacé eu général. Jules Girard.
CHRONIQUE
Nouvelle expérimentation du navire « le Brn-
semer. » — Le navire à salon suspendu, qui a si vivement préoccupé le public, est -parti samedi dernier 10 avril de Cravcsend, à 8 h. 30 m. et est arrivé à Calais à 3 h. 30 de l’après-midi. La traversée s’est accomplie dans des conditions assez avantageuses; mais le navire, en entrant dans le port de Calais, a fait quelques avaries à la jetée. 11 n’a pas mis moins de 40 minutes pour accoster. Ce malencontreux accident n’a pas favorablement impressionné 1rs spectateurs, mais il est bon de tenir compte des difficultés que présentent les manœuvres à bord d’un navire nouveau, dont les conditions de conduite n’ont pas encore été suffisamment étudiées. Nous reviendrons prochainement sur une tentative qui est faite pour intéresser les voyageurs et les ingénieurs..
te Congrès des Sociétés savantes. — Le Congrès des Sociétés savantes, tenu à la Sorbonne, est terminé ; nous publierons le sommaire de quelques-uns des travaux remarquables qui ont attiré l'attention des savants. Voici la liste des récompenses accordées à la section des sciences.
Cinq médailles d'or sont accordées à MM. Bazin, ingénieur des ponts et chaussées, à Dijon, travaux d’hydraulique ; Bandelot, professeur à la Faculté des sciences de Nancy, travaux de zoologie ; Gossclet, professeur à la Faculté des sciences de Lille, travaux de géologie; Marion, chargé de coursé la Faculté des sciences de Marseille, travaux de zoologie ; Stéphan, directeur de l’observatoire à Marseille, travaux d’astronomie.
Huit médailles d’argent sont accordées h MM. Barthélemy, professeur au lycée de Toulouse, travaux de physiologie végétale ; A. Borius, médecin de première classe de la marine, travaux sur la météorologie du Sénégal ; Cazalis de Fondouce, à Montpellier, travaux de géologie et de paléontologie ; Combescure, professeur de la Faculté des sciences de Montpellier, travaux de mathématiques ; Durrande, professeur à la Faculté des sciences de Rennes, travaux de mathématiques ; Louis Lartet, professeur suppléant à la Faculté des sciences de Toulouse, travaux de géologie; Alfred Tcrquein, professeur à la Faculté des sciences de Lille, travaux de géologie; Vézian, professeur à la Faculté des sciences de Besançon, travaux de géologie.
l,a trépanation du «Ane. — Dans une des dernières séances de la Société de chirurgie, M. Duplav a lu une intéressante communication sur un cas de trépanation du crâne suivi de guérison, présentée par M. Lucas- Championnicre. Un homme, en tombant, s'était fracturé la voûte du crâne au-dessus de la bosse frontale gauche ; l'os était enfoncé sans plaie cutanée considérable. Deux jours après l'accident, il survient do la paralysie du bras droit avec persistance de la sensibilité. Le quatrième jour, de véritables accès d’cpilepsie se manifestent-, ils deviennent plus intenses le lendemain; enfin, le sixième jour, les symptômes sont encore plus graves : coma, respiration très -embarrassée. M. Lucas-Championnière se décide à
appliquer une couronne de trépan : il tombe sur un épanchement sanguin au-dessous duquel il rencontre une esquille enfoncée dans la dure-mère, il l’extrait et applique un pansement antiseptique. Tous les phénomènes précédents disparurent et le malade ne tarda pas à guérir. C’est un succès de plus à mettre sur le compte du trépan, opération qui, d’après le Progrès médical, reprendra bientôt en France (comme elle l a déjà fait en Amérique et en Angleterre) une place honorable dans la chirurgie. L’auteur croit que le pansement a été pour beaucoup dans la guérison, ce n’est pas l’avis de M. Duplay. La température I a présenté ceci de particulier, qu’elle était plus basse le I soir que le matin, contrairement à ce qui sc montre d’ha- ■ bitude.
Tremblement de terre au Mexique. — Le vendredi 11 février, à 8 heures du soir, une forte secousse s’est fait sentir dans la capitale de Guadalaxara. Elle était accompagnée d’nn bruit souterrain étrange. L’air était étouffant. Le sol se mouvait sous les pieds et oscillait. Cela dura dix secondes. Toutes les constructions ont été ébranlées. Il semblait que la masse « terraquée » allait s’enfoncer. La population, sous le coup d’une panique folle, fuyait de toutes parts et envahissait les places, les squares, tous les espaces découverts. Un grand nombre d'édifices ont énormément souffert, entre autres, l’Institut, les chapelles de Nolre-Dame-de-Lorette, de la Merced de Jésus, etc. Au pénitenliaire, une allée voûtée s’est séparée en deux, une tour de la cathédrale en a fait autant.
Le lendemain le télégraphe a annoncé qu’à l’est jusqu’à Leon, au nord jusqu’à Chalchuhune, au sud jusqu’à Zacoalyo, enfin à l’ouest jusqu’à l'océan Pacifique, toutes les villes ont ressenti le tremblement de terre avec plus ou moins d’intensité, mais particulièrement celles qui avoisinent le volcan Coboruco. A San Cristobal, presque toutes les maisons de la ville sont détruites. Jusqu’au 13 et au 1 G outre les blessés et les estropiés, on comptait 70 morts retirés des ruines. La ville ne contenait que 800 habitants. On peut dire qu’elle a cessé d’exister. Elle n’est plus qu’un monceau de décombres. Les familles qui ont échappé campent sous les arbres en rase campagne. Au départ des dernières nouvelles, on entendait encore des gémissements sortir du sein des ruines. 11 est impossible de nombrer toutes les victimes.
Marteau-pilon de (il) tonnes. — On s’occupe en ce moment au Creusot de la construction d'un marteau pilon destiné au forgeage des grosses pièces d’acier, et qui laissera loin derrière lui le fameux pilon de 50 tonnes de M. Krupp. Le marteau avec sa tige pèsera C0 tonnes. II aura 5 mètres de chute totale, soit 4 mètres, déduction faite de la saillie de la panne. Le pilon de Krupp n’ayant que 3 mètres de chute totale, soit 2 mètres net. La puisi sance relative de ces deux engins sera donnée par le rap- ! port de 00 x 4 ou 240 à 50 4- 2 ou 100. C’est-à-dire que le pilon du Creusot sera 2 fois 1/2 plus puissant que celui de Krupp. La construction de ce remarquable outil est évaluée à 2 millions. Personne n’a oublié que c’est au Creusot que Bourdon a mis en activité le premier marteau pilon mu par la vapeur. On voit, ajoute la Revue industrielle à laquelle nous empruntons ces renseignements, que la tradition de ces grandes créations n'est pas perdue dans l’établissement qui les a vu naître.
Bois non Inflammables. — Des expériences ont été faites récemment dans le port de Plymouth sur un bois non iullammable, propre à la conslruction des navires. L'Ami-
raulé anglaise avait reçu communication d'une méthode pour rendre le bois non inflammable par le tungstate de soude. Le vice-amiral William Hall et les officiers supérieurs des docks ont attentivement suivi ces expériences. Il a été démontré que le bois ayant subi celte préparation est beaucoup moins inflammable que le bois ordinaire. Les copeaux et les fragments de ce bois, quoique pouvant être détruits par le feu, perdent la propriété de s'enflammer d’eux-même et de mettre le feu aux pièces de bois saturées par le tungstate de soude. De plus, les charpentes ainsi préparées résistent complètement aux flammes, à moins quelles ne restent longtemps exposées à un feu très-ardent. Cependant, comme les dépenses exigées pour la saturation du bois et l’augmentation du poids des charpentes diminuent considérablement tous ces avantages, l'Amirauté a décidé d'entreprendre de nouvelles expériences, avant de paver à l’inventeur, le docteur Jones, la somme considérable qu'il exige pour la mise en pratique de son invention. On doit construire deux petits navires, l’un avec du bois préparé et l’autre avec du bois ordinaire. Ces deux navires, dont les dimensions seront parfaitement identiques, seront remplis de matières inflammables et livrés aux flammes au même moment. On pourra, de cette manière, apprécier l’influence des obstacles opposés aux progrès du feu par le bois imprégné de tungstate de soude, et reconnaître jusqu’à quel point cette préparation peut retarder, sinon empêcher, l’incendie des navires en mer.
(Bulletin de V Association scientifique de France).
Les globules rouges du sang chez le nouveauté, par JIM. Ernest Berchon et Léon l’érler. — Le diamètre des corpuscules discoïdes et en forme de lentille bi-concave, que l’on appelle globules rouge du sang humain, présente peu de variations chez l’adulte. Il se maintient, en moyenne, à quatre-vingt-trois dix-millièmes de millimètres dans le sang examiné au microscope, immédiatement après l’extraction des vaisseaux et ne descend à soixante-quinze ou soixante-dix dix-millièmes que lorsqu'on recherche les globules dans un caillot plus ou moins ancien, ainsi qu’il arrive dans les expertises juridiques. Chez le nouveau-né les écarts sont beaucoup plus sensibles et le phénomène s’étend aux quarante-huit heures qui suivent la naissance. Il e*t habituel, dans ce laps de temps, de rencontrer des globules de toutes dimensions au milieu du sang de l’enfant, et d’observer, à côté des corpuscules d’un diamètre normal, ou même un peu élevé, de nombreux globulins pareils à ceux de la lymphe. La mensuration d’une centaine de globules pris au hasard donne même les résultats les plus variables, d’un sujet à l'autre. Les auteurs croient utile de signaler ce fait peu connu. La question ajoute certainement une nouvelle diflicultéaux recherches chimico-légales; mais, d’autre part, elle peut éclairer l’expert. Ainsi, en observant isolément des globules, compris entre 65 et 68 dix-millièmes de millimètres, on pourra les attribuer au sang du chien, du lapin ou du cobaye. Ceux de 58 paraîtront appartenir au chat, à la souris; et ceux de 31 à 55, au boeuf, au mouton, etc. Mais, d’autre part, la réunion de corpuscules de grandeurs si diverses éveillera l’attention de l’expert et l'aidera dans ses ti avaux, au lieu de le jeter hors de la voie. Comme exemple nous donnons, ci-dessous, le tableau des diamètres de 120 globules mesurés dans trois observations faites sur des sujets naissants :
2 glob. :=0““0tf>t i 2 glob. = 0‘"00!3; 17 glob.=0“03a0.
11 glob =0—0056 ; 32 glob. = 0—0002 ; 6 glob. =0—0065.
K glob.=U“ 0.168; U glob.=(M»75; S glob, = 0—0081.
lü glob. = 0— OOS7 ; 2 glob. = 0-009 L ; 0 glob. =0—0093
On peut facilement distinguer trois séries dans les globules : les corpuscules au-dessous de la moyenne, et allant de 51 à 65 dix-millièmes ; les corpuscules de grandeur normale, compris depuis 08 dix-millièmes, à la rigueur, jusqu’à 81 dix-millièmes ; enfin, ceux qui s'élèvent un peu au-dessous de cette moyenne. Nous ajouterons que tous possédaient leurs caractères spécifiques, qu’aucun n'était déformé, et que les mesures ont été prises avec un micromètre oculaire de Nachet, dont huit divisions donnent mathématiquement un millimètre du micromètre objectif avec un objectif à immersion et à correction n° 7.
(Extrait d’une communication faite à la Société de médecine et de chirurgie de Bordeaux. )
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance du 12 avril 1875. — Présidence de M. Fiiéut.
Séance extrêmement courte à cause du comité secret, dans lequel doivent être discutés les titres des candidats à la place d’académicien vacante dans la section de géométrie, par suite de l’élection de M. Bertrand à la place de secrétaire perpétuel. C’est à celte circonstance qu’il faut attribuer le renvoi à huitaine de la lecture d'un important mémoire de M. Velain, sur la géologie des îles Saint-Paul et Amsterdam. Les murs de la salle sont tapissés d’intéressants dessins représentant les aspects les plus caractéristiques de ces deux îlots, et nous devons d’autant plus les mentionner aujourd’hui qu’il est bien probable qu’ils ne seront pas exposés lundi prochain.
Parallaxe du soleil. — Mettant en œuvre les résultats obtenus à Pékin par M. Fleuriais, à Saint-Paul par M. Mouchez, lors de leurs observations du passage de Vénus, et faisant usage des tables du soleil et de Vénus de M. I.everrier, M. Puiseux obtient, pour la parallaxe du soleil, le nombre 8", 879 ou pour sc borner aux centièmes 8", 88. Ûn voit que ce résultat diffère bien peu des 8', 86, fournies par la mesure de la vitesse de la lumière selon le procédé Foucault. Pour choisir entre les deux, il faut attendre qu’on possède tous les éléments fournis par les diverses expéditions.
Nature de la fonte. — MM. Troost et Ilautefeuillc se sont demandé à quel état se trouve le carbone dans les fontes, et pour résoudre la question, ils ont soumis à des mesures calorimétriques l’action du bichlorure de mercure sur la fonte. La conclusion, contraire à celle qu’admettait lundi dernier M. Boussiugault, est que le carbone est simplement dissous dans le métal.
Composition du vin. — Un chimiste bien connu, M. Béchainp, constate que le vin renferme normalement, et outre la glycosc, deux substances actives sur la lumière polarisée dont elles font tourner à droite le plan de polarisation. L’auteur désigne provisoirement ces deux corps par les lettres A et B et en fait connaître les principales propriétés.
Election d'un correspondant. — Les suffrages appellent M. le général Sabine à la place de correspondant, laissée vacante, dans la section de géographie et de navigation, par suite du décès de M. Chazallon.
Stanislas Meunier.’
LE STADIOMÈTRE GÉOGRAPHIQUE
I e sladiomètrc géographique de M. deBellomayre, capitaine d’état-major, est un petit instrument destiné à donner, par une simple lecture, la mesure d’une ligne quelconque, droite, courbe ou brisée.
de poursuivre l'opération en reprenant exactement au point où l'on s’est arrêté, ce qui est facile avec un i peu d’attention ; l’index redescend alors, et un mou- I veinent continuel de va-et-vient s’établit, qui per- ! mettra la mesure d'une ligne indéûnie, en se rappelant seulement combien de lois l’index est ainsi revenu à zéro. Le stadiomètre se tient entre les doigts,
sur les cartes et plans exécutés à toute espèce d’échelles. Le principe de sa construction est des plus simples : une roue en acier , dentée , fait mouvoir , au moyeu d’un pignon, une vis sans fin, sur laquelle s’élève ou s’abaisse un curseur, à frottement doux, dirigé par un petit doigt qui pénètre dans le pas de la vis; les graduations sont marquées sur les deux faces de l’instrument, à droite et à gauche du curseur.
Le stadiomètre porte huit échelles :
1° Echelle du jôtooô P our ^ üS cartes françaises, prussiennes et belges; 2° Echelles du j-oô.Vôô P° ur l es cartes prussiennes, italiennes, suisses; 3° et 4° Echelles du Sërlôô et pour les cartes autrichiennes ; 5° et b 0 Echelles du et
ïjtVôô P our ' es cartes russes; 7° Echelle du cars s? P our l es cartes anglaises; 8° Enlin, une graduation correspondant à l’échelle naturelle du mètre.
Ces huit échelles sont les plus usitées ; les autres, parmi les plus en usage, dérivent des precedentes (le $ o-oim * ^ * o < b o o » le 3 so?ooo dérivent du 8 o.olTo î so.ooo du j-oôVôo’ etc -) ® 11 reste > P ar un simple calcul, l’échelle n° 8, dite du mètre graduée en millimètres, permet d’approprier l'instrument à toute espèce de carte; il suffit, en effet, de multiplier la distance trouvée, exprimée en millimètres, par le dénominateurdc l’échelle divisé par 1 ,000.
Ainsi, sur une carte au j^Vô (échelle du cadastre), un chemin mesurant 24i ram sera de 244x1-25, c’est-à-dire 305 mètres.
11 est facile d’éviter même le plus petit calcul, si l’on a de nombreuses distances à rechercher sur une même carte donnée ; on glisse une mince feuille de papier sous l'index, en la collant légèrement, à ses deux extrémités, sur la tablette d’ivoire ; la graduation se fait ensuite en détermi-
STAUjOMEt HÇ , i:ïioGB;®ig i. ;
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Sladiomètre géographique.
Grandeur d'exécution.
comme un crayon , incliné d’avant en arrière et sur le côté ; afin de surveiller la marche de l’index sur l'échelle et le mouvement de la roue dentée sur le plan.
Ainsi construit, cet instrument remplace très-avantageusement, croyons-nous, les procédés aussi longs qu’inexacts en usage jusqu’ici pour la mesure des distances, cette partie capitale de la lecture des caries. Essentiellement portatif, il n’exige pas que les cartes soient posées à plat ; il dispense du compas, de la règle graduée et du tracé de l’échelle graphique qui peut ne pas se trouver sur le plan dont on a besoin ; il s’applique également à la mesure de toute espèce de courbe sans qu’il soit besoin de recourir au calcul, souvent fort compliqué ; enfin son emploi est facile à cheval, sur la paume de la main ou les fontes de la selle, avantage que peuvent apprécier les officiers d’étatmajor.
Le principe du stadiomètre est connu et mis en usage depuis fort longtemps; l’administration des cartes et plans a l’habitude, depuis un très-grand nombre d'années, de payer les graveurs d’après la longueur des lignes courbes qu’ils ont tracées, et qui sont mesurées par des curvimètrcs, formées de roues promenées sur ces lignes.
M. de Bellomayre a su remplacer des instruments très-élémentaires par un système d’une grande précision, et d’un maniement très-facile.
Les personnes qui voudront employer un système analogue et d’un prix moindre, pourront se servir d’un petit instrument que l’on trouve dans le commerce sons le nom de curvimètre. Cet instrument est formé d’une petite roue dentée qui tourne autour d’un pas de vis. On promène la roue sur la ligne que l’on veut mesurer à la surface d'une carte de géographie, sur
liant expérimentalement les deux points
le trace d’un fleuve, d’une route, d’une
extrêmes de l’échelle, et divisant l’intervalle suivant
frontière, dont on désire connaître l’étendue. Quand
un nombre convenable de parties égales.
On remarquera que pour les échelles du - 8 -„-^ôô, foô.Wôi etc> » * es graduations sont doubles, ascendantes à gauche, descendantes à droite. L’avantage de cette disposition est facile à comprendre ; supposons l’index arrivé au sommet de l’échelle : au lieu de le ramener à zéro, pour continuer à mesurer, il suffit de retourner le stadiomètre dan- la main, et
la roue a suivi celte ligne, en tournant autour de la vis, on la fait tourner en sens inverse, jusqu’au point de départ , en la promenant sur l’échelle kilométrique dont la carte est munie, et on obtient ainsi la mesure de la ligne courbe.
Le Proprictaire-Gérant : G. Tissasmih.
Coubbil. Typ. et stôr. Cqktb.