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LA MATURE

comment l’arrêterons-nous. Si nous fermons le robinet qui amène l’eau, l’axe n'étant plus soulevé par la pression va s’appuyer directement de tout son poids sur la bride L et, en raison de son énorme vitesse acquise, les surfaces en contact vont gripper, s’échauffer et, après quelques arrêts de ce genre, notre appareil sera hors de service. Aussi ne s’y prend-on nullement de cette manière.

On voit en O un petit boulet calculé de manière à pouvoir fermer exactement l’orifice du tube I, et en-dessous un levier qui permet d’appliquer ce boulet sur cet orifice. Si donc, lorsque le volant est en mouvement, nous soulevons ce levier, le boulet 0 va faire cesser l’afflux de l’eau au tourniquet seulement; il tour-

dernière force agissant seule sur le gyroscope au rc- ■ pos.

; Cela tient à ce que M. Ressemer a oublié qu’un gyroscope, soumis à des forces perturbatrices, n’occupe pas dans l’espace une position absolument invariable, mais que les déplacements de son axe occasionnés par ces forces sont tellement petits, comparativement à leur intensité, que l'on peut dire dans la plupart des cas qu’il ne sort pas sensiblement de son plan ; mais pour cela faut-il encore qu’il puisseobéir librement à ces déplacements si petits qu’ils soient,

; sinon la réaction très-considérable des supports qui s'opposent à ces déplacements, se combinant avec la force perturbatrice elle-même, produira sur l’ensemble exactement le

liera avec l’arbre, et la pression suffira pour le maintenir sur son siège , de sorte que nous pourrons laisser le levier revenir à sa position normale. Les frottements dans les coussinets, et au besoin un frein, auront vite arrêté le volant et nous pourrons faire cesser l’action de l’eau. Le boulet retombera alors dans sa niche et le tout sera prêt pour une nouvelle mise en marche.

Tel est l’ensemble du giroscope de M. Besseirier ; un levier le réunit au mécanisme de distribution des cylindres hydrauliques du salon et l’on conçoit sans peine que si ce

même effet que cette force perturbatrice agissant seule sur la masse du gyroscope au repos.

Pour rendre cet appareil utile, il aurait donc suffi de lui rendre sa liberté, c’est-à-diro de le suspendre de manière à lui permettre d'obéir à des mouvements de direction quelconque. M. Ressemer a sans doute reculé devant les difficultés qu’il a rencontrées pour réaliser cetj e condition, car, renonçant à son gyroscope, il a combiné un mode de régulation de la distribution de l’eau aux presses hydrauliques complètement différent.

gyroscope reste tou- Son splendide navire

jours horizontal , le Le eï rOeC0 P c ae Do3semcr - a déjà fait quelques

point d’appui étant so-

traversées, et il s’est

lidaire des oscillations du navire, il en résultera j trouvé que, par l’heureuse combinaison de ses une inclinaison de ce levier, inclinaison qu’il sera formes et de scs dimensions, il avait une stabilité

facile d’utiliser pour régler l’action des cylindres bien plus grande que tous les navires jusqu’ici

qui doivent maintenir horizontal le plancher du affectés au service du détroit, de sorte qu’en faisant

salon. I même abstraction de la suspension du salon, lus

Voyons maintenant le défaut de cet appareil. D’a- ■ passagers y sont moins secoués que sur ces der-

près la disposition adoptée, l’axe du cylindre ne peut prendre qu’un mouvement d’oscillation autour des deux tourillons, mais d’après ce que nous avons dit ailleurs, la résistance du levier de distribution, dans uu coup do roulis, aurait pour effet de déplacer légèrement l’axe précisément dans un plan passant par ces deux tourillons, ces derniers s’y opposeront donc, produiront sur l’axe une certaine réaction, et il est facile de démontrer que cette réaction, combinée avec la résistance qu’oppose le levier, amèneront un déplacement identique à celui qu’occasionnerait celte

niers.

Ses dimensions, beaucoup plus considérables, rendent, il est vrai, ses manœuvres un peu plus difficiles, surtout dans les ports étroits et peu profonds qu’il dessert. Cependant, grâce à sa parfaite symétrie aux deux bouts, à ses deux gouvernails, il ne faut pas douter que, lorsque son équipage le connaîtra un peu mieux, il ne fasse un excellent service et ne réalise un progrès marqué sur ses devanciers.

Giraudièrk

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