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DE NAVIGATION AÉRIENNE

Séance générale annuelle.

Le vendredi 27 novembre un nombre considérable de spectateurs se réunissait dans la magnifique salle de la Société centrale d’horticulture, rue de Grenel.e-Saint- Germain ; pour prendre part à la séance annuelle de la .Société de navigation aérienne, dont l'importance s’accroît de jour en jour.

La séance est ouverte à 8 h. 1/2 par M. Ilervé-Mangon, membre de l’Institut, président do la Société. M. Mangon, après avoir parlé des ressources que donne l’aérostation à la Défense nationale, après avoir rappelé les mémorables entreprises des aérostiers militaires de la première République, et les services que les ballons ont rendus pendant le siège de Paris, passe en revue les ascensions exécutées dans un but scientifique, et expose les progrès que la magnifique découverte des Montgolfler, peut fournir à la météorologie. M. Uureau de Villeneuve, secrétaire général, lit un intéressant rapport sur les progrès de la navigation aérienne pendant l’exercice 1875-1874, et cède la parole à M. Rampont, qui retrace l'organisation de la poste aérienne pendant la guerre de 1870. M. Crocé-Spinelli expose les applications scientifiques de l'aérostalion et décrit la belle ascension en hauteur qu’il a exécutée avec M.&ivel, et dont les lecteurs de la Nature ont déjà lu récit. Après ces intéressantes communications, M. Alphonse Penaud a captivé l'auditoire en l’entretenant de considérations sur la locomotion mécanique dans Pair. M. Penaud a soulevé des applaudissements unanimes quand il a fait voler dans l’espace, les hélicoptères et

les petits appareils volants qu’il est parvenu à construire, à la suite de travaux assidus, line hélice emportant son moteur formé par un caoutchouc auquel on imprime une torsion, s’est enlevée jusqu’au plaiond trèsélevé de la salle, et un oiseau artificiel, battant des ailes a plané au-dessus des spectateurs. M. Penaud est trop habile mécanicien pour s’illusionner sur le problème de l’aviation; il présente ces délicates machines comme les premiers résultats d’un art en enfance, et affirme que les ballons à gaz peuvent, dès aujourd’hui, donner à rho'mine le navire aérien dirigeable : le jeune savant rend un juste hommage à II. Henri Giffard, qui a jeté les bases de la navigation aérienne par ses ascensions de 1852 et de 1855 dans des ballons allongés munis de moteurs à vapeur. La séance se termine par la distribution des médailles que M. Ilervé-Mangon offre au nom de la société à MM. Oxley et Rascombn, les sauveteurs de M. et Madame Duruof, et à M. Blondeau, qui a également sauvé la vie à un spectateur fortuitement enlevé par sa montgolfière.

Après cette belle séance, les auditeurs semblent prendre un grand intérêt à examiner les objets aéroslatiquesqui ont été exposés par M. Sivel: nacelles, filets, soupapes, parachutes, etc., et 5 admirer les nombreux dessinsde nuages et de spectacles aériens, dus au crayon de M. Albert Tissandier.

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