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ÉPOQUES SUCCESSIVES

Pendant la première de ces périodes successives

Fig. 5, -4, — a Coupe de la vallée — b. Sable à stratification horizontale. — b\ banquettes de sable subsistant après la dénudation.

c. Cailloux roulés. — d. Lit du torrent.

(A), ie sol est couvert de glaciers qui par leur action destructive incessante, ont couvert le sol d’un épais manteau de sable qui en uniformise la surface, en comblant les vallées et en recouvrant les plus faibles ondulations du sol. La température , s’élevant peu à peu, la débâcle des glaces, donne naissance à de nombreux torrents qui creusent leur lit dans le sable et le tapissent bientôt d’une couche de galets que leur cours rapide entraîne vers la mer.

A ce moment, la coupe d’un de ces cours d’eau peut être représentée comme l’indique la figure 3. Le sol s’affaissant peu à peu, la mer envahit les vallées, et l’action de la vague entraînant le sable qui la remplit, en laissant subsister quelquefois des lambeaux (b') véritablement suspendus aux flancs des montagnes, le lit de galets s’éboule, se renverse pour ainsi dire, protégeant contre l’action des eaux le sable stratifié sous-jacent (fig. 4).

Lorsque la chaîne de collines ainsi formée, est recouverte par les eaux profondes, les dépôts de sable, de coquilles, s’effectuent à l’abri de l’action destructive de la vague (B).

Puis, lorsque le sol émerge de nouveau , les âsars apparaissent, dirigées, eu général, suivant les vallées, quelquefois, dans le bassin du Mœlar, par exemple, franchissant des chaînes de collines, et se ramifiant en chaînons secondaires, affluents primitifs du torrent principal (C).

Telle est, en quelques mots, l'origine des âsar suédoises d’après la théorie de M. Tœrnbœhn.

La carte ci-jointe, que je donne à la fin de cet article, montre la répartition des âsar dans le bassin du lac Mœlar et leur direction générale du nord au sud. — Il me suffira de dire, pour justifier cette orientation, que les stries glaciaires de la Suède méridionale ont aussi la même direction générale. IIenrï Vivaiisz.

CHRONIQUE

I.ti production de l'argent dans la Grandc- Ilrctnguc. — Peu de personnes savent que la Grandeur, lagne compte parmi les pays producteurs d’argent. Mlle extrait ce métal des minerais de plomb, dont elle traite des quantités énormes. La production de l'argent dans le Royaume-Uni est, depuis quelque temps, en décroissance. Après s'êlrc accrue régulièrement pendant un certain nombre d’années, jusqu’à atteindre, en 18G8, 841,328 onces (do 32 gr. environ), elle s’est abaissée dans les années suivantes aux chiffres de 851,891 onces, 781,502 — 701,490 — 028,920 — et en 1873, 551,077 onces, résullat le plus faible obtenu depuis 1853. La quantité d’argent contenue dans une tonne de plomb était estimée à 11 onces 840 en 1808; mais elle s’est abaissée depuis jusqu’à tomber en 1873 à 9 onces 792. Dans cette dernière année file de Man a produit 105,058 onces d'argent et la Cornouailles 129,509 onces. Ces chiffres sont bien peu de chose auprès de ceux fournis par le Mexique, par exemple, où l’on compte par 4 et 500,000 kilogrammes, mais ils n’en sont pas moins intéressants à noter.

I.a petite vérole chez les Kalmouks. — On écrit au Golos : Nulle part la petite vérole ne fait autant de ravages que chez les Kalmouks. Quand la maladie éclate dans une famille, tous les liens du sang et de l’amitié sont rompus; souvent le Kalmouk, quittant alors mère, femme, enfants, monte à cheval et fuit au loin sa kibilka. Lorsque le fléau fond sur une tente en hiver, ceux qu’il at’eint sont presque infailliblement perdus, abandonnés qu’ils sont sous une toile légère à des froids de plus de vingtcinq degrés au-dessous de zéro. Parfois il suffit de quinze jours, et même moins, pour anéantir toute une famille. Le seul remède qu’ils emploient est le lait chaud, étendu d’eau; le seul préservatif est l'cau-de-vie, suivie du fouet. Les Kalmouks n’enterrent presque jamais leurs morts: ils les traînent à quelque distance de leur campement et les laissent à l’abandon sur le sable; il n'est pas rare de voir un chien affamé rapporter une jambe, un pied, un bras à la kibilka, et le dévorer sous les yeux des parents. Et avec cela, ni médecins, ni hôpitaux! À peine doit-on citer le village de Jandik, sur la route postale, avec son misérable hôpital de quinze lits. 11 y a bien un docteur attaché à l'administration des Kalmouks, loin du centre des steppes, à Astrakan, mais ce docteur a tout son temps pris par « les morts violentes » ; il ne lui ris'.e pas une minute pour les maladies vulgaires.

BIBLIOGRAPHIE

Voyage d'un naturaliste autour du monde, par Cn. Darwix.

Traduit de l’anglais par Ed. Barbier. — 1 vol. in-S”,

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