‹ La Nature 1875 S1Chapitre 75 sur 224 · scène. C’est du haut p · texte numérisé non relu

scène. C’est du haut p

de ce ciel artificiel que, nouveau Phéhus. |

il lance sur les nymphes de la chorégraphie les rayons du i j ||||É L 2 - Table

soleil électrique. C’est de là que, décomposant la lumière par la ; jU 3'Tabîe

vapeur d’eau, il projette sur la scène un véritable arc-en-ciel

comme dans Muise; oou»

c’est encore de là qu’il j uü— 1 '"j

fait apparaître les vitraux colorés sur les dalles de l’église où Marguerite est aux : %

prises avec ses re- j | O*/

mords. Quelquefois | I

l'appareil électrique | pourtïiumcK

est placé au ni venu

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meme de la sceue, quand il s’agit de produire certains effels

spéciaux, comme ce- 1 \

lui de la fontaine de l

vin dans l’opéra de

M. Gounod. Le ton- | ^

lieau d'où jaillit, au j plan de J* Mtb.de l’él

troisième tableau de I

Faust, un ruisseau

de feu, est à double fond; l’arc voltaïque est lancé derrière le décor dans l’eau qu’il contient, et qui, en s'écoulant sur la scène, entraîne avec elle la lumière dont elle est chargée.

L’éclairage électrique n’est pas constamment employé dans les théâtres. On a souvent recours, pour produire les brillants effets de la mise en scène, à la lumière de Druminond, produite, comme on le sait, par l’incandescence d’un crayon de chaux ou de magnésie, où est lancé unjetd’hydrogène, brûlant sous l’action du gaz oxygène. L’installation de la lumière

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avec syphon pour- ]-—

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Plan de la salle de l'électricité au nouvel Opéra

oxhydrique est encore fort bien organisée au nouvel Opéra, et notre plan montre la place occupée par les gazomètres à oxygène et à hydrogène, dont le premier, seul, est construit actuellement.

On voit, par la description précédente, que la disposition de la lumière électrique au nouvel Opéra ne laisse rien à désirer. 11 y a là une batterie élec-

trique d’une puis-

q fl g sauce extraordinaire.

^ . j qui pourrait être mise

! à profit pour certaines expériences du plus liant intérêt, néccssi- -* ■ o i o | tant leconcoursd’unc

j* grande intensité élec-

trique. La salle de a,c< -y, 11 l’électricité est spa-

f cicuse; quand elle

f , e n’est pas utilisée aux

effets de la mise eu I '►•Table j T =*- ■* scène, ne pourrait-

elle pas abriter le sailiiSli# Î * s’il ne craint

I i P as de « hasarder H | ” dans les détours dus

coulisses? Nous avons la persuasion que s’il fallait venir en aide à rr - 'L desreclierchesscien-

liliqucs vraiment im- |lW] portantes, l’adminis-

tration de l’Opéra n’oublierait pas ce (nie l’art théâtral doit

f Amoire ' „ ’ ‘

a la science et qu’elle ouvrirait les portes I ! de sa belle salle élec-

Cabmat »; s . ...

réservé tf; s 1 triqUC ail phySlCICIl

) ; qui aurait à lui dejje projection. | ; mander Je concours

de ses batteries éner- }Ar»o:r4lT| I i giqoes.

Nous terminerons •orte ici l’énumération suc-

ciuclc des ressources Q r i qu’a trouvé, dans le

tricHé »u nouvel Opéra. 1 domaine delà science,

— • le nouvel Opéra, gigantesque construction , qui a nécessité l’accumulation de soixantedix-sept milles mètres cubes de pierre, l'entassement de six millions de kilogrammes de fer, la dépense de quarante millions de francs. Le spectacle de tels efforts dirigés vers l’érection d’un théâtre, évidemment le plus beau du monde et où l’art est incontestablement monté à un niveau qui fait honneur à notre pays , ne laissera-t-il pas cependant dans notre esprit quelque trace d'amertume, quand nous jetterons les yeux sur nos Facultés rares et pauvres, sur notre Sorbonne vermoulue qui s’écroule, sur nos

Doux pîorren rTê-vien en pot*i-»e pour t'*mal£amA£ô /-~jj de* .«me»’' ! /!■

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Vue de la salie de l’électricité au ûyfltvel C\[>ei*vu

collections scientifiques qui étouflentdans des locaux, étroits? C’est ce que le lecteur appréciera. Quoi qu’il en soit, la science occupe, sur celte scène grandiose, une place importante dont nous avons cru devoir présenter le tableau. Gaston Tissandier.

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