BATEAU A VAPEUR ATMOSPHÉRIQUE
Ce petit bateau, qui a les proportions d’un jouet d’enfant, est une application très-ingénieuse, sinon très - pratique , de la légèreté spécifique de l’ait 1 agissant commme force propulsive. La vapeur n’v joue en réalité qu’un . rôle
par aspiration l’air destiné à faire mouvoir le bateau. L’appareil représenté en
coupe (fig. 2), est, Fi)f x Pelit ])alcau
comme on peut en juger , d’une extrême simplicité. r
Une petite chair- ”
diôre cylindrique . rS
C, surmontée d’un tube à orifice capillaire est posée sur deux supports
au-dessus d’une Fig. 2. — I.e mfm
lampe à alcool, de
telle sorte que le bec par lequel sort la vapeur se trouve en face de l’ouverture du tuyau T. Ce tuyau va déboucher à l’arrière du bateau sous une rigole inclinée R. La vapeur chassée par le tube T, entraîne avec elle une certaine quantité d’air, lequel, conduit sous l’eau, remonte le long du plan incliné que forme le fond de la rigole, pousse le bateau en avant et sort de l’eau en bouillonnant. Le navire prend aussitôt une vitesse considérable en laissant derrière lui un long sillage.
On le voit, il n’est ici aucun organe mécanique susceptible d’absorber de la force vive ni de dimi-
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Fig. 'i. — Le môme représente en coupe.
nuer 1 action de la vapeur cil déterminant sa condensation.
Calculons maintenant la force engendrée par cet appareil. On sait qu’un litre d’eau porté à l'ébullition donne 1,700 fois son volume, ou 1,700 litres de vapeur en consommant 1 fiti grammes de bouille. La vapeur, en sortant par l’orifice de la chaudière avec une vilesse considérable, entraîne au moins 10 fois son volume, ou 17,000 litres d'air, qui, chassés dans l’eau, y prennent une force ascensionnelle égale à la différence dos densités de l’eau cl de l’air, ou, à peu de chose près, au poids de l'eau déplacée (principe d’Archimède). Donc dans un litre d’eau transformé en 1,700 litres de vapeur, lesquels entraînent dans l’eau 1,700 X 10 = 17,000 litres d'air, on développe une force représentée par 54,000 kilogrammes qui n’a coûté que 100 grammes de charbon.
A la vérité, en raison de la position inclinée de la rigole sur laquelle agit la pression de l’air et des dimensions restreintes qu'on peut lui donner, la quantité de force employée à la propulsion du bateau n’est qu’une fraction de la force totale produite. La résistance de traction augmentant d’ailleurs avec ki grandeur
JL Â'b incliné lie pouvant
résulte que l’action propulsive réelle est bientôt insuffisante, de sorte que vapeur atmosphûique. ^ invention n est
pas, dans son état actuel , applicable ^ - s^r JL, sur une grande
échelle à la nnvi- » • r gation. Sa supério-
rité sur la machine à vapeur n’est donc pas démontrée; aussi ne parlonseprésenté en cmipe. nous du petit ba-
teau atmosphérique que pour prouver expérimentalement qu’il est possible d’obtenir, au moyen de générateurs peu puissants et d’appareils mécaniques extrêmement simples, des effets dynamiques d’une grande énergie et susceptibles de rendre plus de services qu’on ue le croit communément.
J. Sau.eiion.
i.e l'ro/triclaire-Giru/it : G. Tissanuei..
(l'PUItlLj TVP. HT STCli. C.lKltt.
à vapeur atmosphuique.
--•i'Iytu jaspa