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CARTES SYNOPTIQUES

DE I.’iNSTITUT MÉTÉO II OLOtilQUE DANOIS.

L’Observatoire de Paris a publié, depuis une dixaine d'années, sous le titre Atlas des mouvements généraux de l'atmosphère, une série d’environ six cents cartes, comprenant une grande partie de l’océan Atlantique, l’Europe entière, la mer du Nord et. la Méditerranée. Cette, publication a été malheureusement interrompue par nos désastres; mais après la récente réorganisation des commissions départementales et régionales, pour l’étude climatologique, ainsi que du service des avertissements aux ports, et la reprise de la publication des atlas météorologiques annuels, cet atlas des mouvements généraux doit être continué, et, d’apres les indications de M. Le Verrier, on peut espérer qu’il sera prochainement étendu à tout le contour de l’hémisphère boréal.

Aujourd’hui les différents Instituts météorologiques publient des bulletins télégraphiques et des cartes synoptiques comprenant les observations des stations qu’ils centralisent. Pour avoir une idée générale de l’état du temps, et pour pouvoir suivre, sur une partie suffisamment étendue de notre hémisphère, les mouvements de l’atmosphère, on est obligé de faire un long travail sur l’ensemble de ces documents, dont l’acquisition est dispendieuse. 11 était à désirer que quelqu’un voulut bien se charger de la construction et de la publication de ces cartes synoptiques générales. Nous avons été heureux de voir un savant météorologiste, M. le capitaine N. Iloffmeyer, directeur de l’Institut de Copenhague, entreprendre celte tâche très-importante pour les progrès de la science.

C’est par la comparaison attentive de telles cartes que les lois météorologiques les plus générales pourront être découvertes et qu’on arrivera à se rendre compte do l'influence de toutes les circonstances locales. Quelquefois aussi l’analogie d’une situation météorologique avec une situation antérieure, trouvée dans la collection des cartes, pourra être d’un grand secours pour la prévision des modifications futures du temps d’une région donnée, et pour la marche des tempêtes tournantes. M. Iloffmeyer entre, à ce sujet, dans d’intéressants détails: — « Tant que les observations des phénomènes, plus ou moins locaux, ne sont pas en même temps mis en rapport avec les conditions météorologiques générales d’une vaste surface, leurs causes ne pourront être suffisamment reconnues. Des chaleurs ou des froids d’intensité excessive ou de longue durée, des mauvais temps anormaux, des pluies ou dos grêles exception-

nelles, des vents d’un caractère particulier comme le foehn, le mistral, le bora, etc., sont, suivant mon expérience, dans une dépendance bien déterminée avec la distribution au même moment de la pression barométrique sur l’Europe.

« Les conditions météorologiques d’un mois ou d’une saison ne peuvent être mieux caractérisées que par l’indication de la place occupée pendant cel intervalle dé temps par les aires de haute pression. On a naturellement accordé jusqu’ici une plus grande attention aux dépressions barométriques, parce qu’autour d’elles le vent souffle d’ordinaire en tempête. Mais, d’après mes recherches, la connaissance d’une aire sur laquelle la pression est élevée, peut être considérée comme beaucoup plus importante. Les dépressions sont constamment en mouvement, variables de forme et d'étendue ; tantôt elles disparaissent, tantôt elles se divisent et tantôt plusieurs s’unissent entre elles. La hante pression, au contraire, est plus durable et elle se maintient pendant plus longtemps invariable sur certaines surfaces, comme par exemple cela a eu lieu pendant tout le mois de décembre 1875 sur l’Europe centrale, pendant plusieurs de nos trèsrudes hivers sur la mer Blanche, etc. Quand on connaît à une époque donnée la position d’une aire de haute pression, on peut prévoir avec un très-grand degré de certitude la direction principale des aires dépréssion minima. C’est pourquoi j’ai vivement insisté, dans le Congrès météorologique de Vienne, sur la centralisation du service de la télégraphie météorologique, car il est impossible, que les systèmes nationaux en Europe possèdent une extension suffisante pour déterminer, dans la plupart des cas, la position des aires de haute pression. »

Les documents employés par M. Iloffmeyer sont les suivants : Weather report (Londres) ; Bulletin international (Paris) ; Bulletin météorologique du Nord (Copenhague) ; Bulletin de l Observatoire physique central (Saint-Pétersbourg); Bulletin télégraphique du temps (de Vienne et de Berlin); Bolletino decatico (Borne) ; observations météorologiques de Norvège, fournies par M. Mohn ; observations des stations danoises de l’Islande et des îles Ferroë.

Nous reproduisons, comme spécimen des cartes synoptiques, celle du ‘20 mars 1874 avec la légende indicative des signes. L’auteur fait remarqncrque, dans le nord de l’Atlantique, où les stations sont situées à de grandes distances, et où, pendant l’hiver, l'état du temps change presque d’un moment à l’autre, les courbes isobares résultent d’une étude de trois cartes par jour. Quand un cas particulièrement intéressant se présente il a soin de reproduire la dernière de ces cartes.

M. Iloffmeyer recommande aux personnes qui désirent recevoir scs cartes, d’employer l’intermédiaire des stations météorologiques centrales. C’est le meilleur moyen de diminuer les frais d’uue publication, d’ailleurs assez peu coûteuse, dont le format in-folio empêche l’expédition par la poste. Les cartes synop-

Fac simile d’uuc carte synoptique de l'Institut météorologique danois.

tiques sont publiées par atlas mensuels 1 , ayant en tète deux cartes sommaires qui facilitent beaucoup les comparaisons. F. ZeiiciiEn.

LES SULFOCARBONATES ALCALINS

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