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PAU LES TRAVAUX DLS ANIMAUX

La croissance des polypiers au-dessous de l’eau forme dans l’océan Indien des allols, qui deviennent,

mergé la moitié du sol dans les environs de la baie d’Hudson. Ils creusent aussi des canaux qui ont une influence hydrographique considérable ; ceux-ci se transforment en fossés d’écoulement. On cite quelques cas où les castors ont établi des communications entre des bassins hydrographiques différents, tel qu’au lac de la Truite et la branche-mère de l’Escouaba. Ce travailleur infatigable est, d’après la légende indienne, chargé du ministère des fleuves.

Les exemples que l’on pourrait recueillir sur les côtes d’Europe, de transformations opérées par des animaux, ne se présentent pas dans une aussi grande proportion. Cependant les plages delà baie de Paimpol, en Bretagne, offrent dans certains endroits, voisins de la limite des basses-mers, une surface mamelonnée, qui contraste singulièrement avec la plancimélrie de ces vastes grèves aux pentes insensibles. Ces protubérances, hautes de trente à qua- ! raille centimètres, sont dues à un ver de la famille

avec le temps, tantôt des digues s’étendant parallèlement à la côte , tantôt au contraire des îlots de plus ou moins grande étendue.

Certains parages de l’océan Indien sont ainsi destinés à une transformation complète par l’agrégation de ces polypes dont l’existence est inconnue dans les

des Annélides , qui vit dans le sable, y constitue une agglomération , par une sorte d’enkystement.

Ces taupinières sousmarines s’étendent sur des surfaces, que l’on pourrait compter par kilomètres carrés. La mer les recouvrant lentement, sans les bouleverser par des courants, conserve leur

climats septentrionaux. Mais ici d'autres animaux vien-

l'iajre sablonneuse couverte de mamelons formés par les annélides.

forme intacte. En creusant la grève, on trouve l’auteur du

nent aussi changer la configuration des plages, non pas par l’invasion parasitaire, mais par les travaux qu’ils exécutent. Tel était, en Amérique, le castor, le mammifère le plus répandu de l’Amérique du Nord, avant la colonisation européenne. Partout, cet immense pays porte l'empreinte de ses œuvres. Ce qui frappe le plus ce sont les modifications que les digues élevées par cct animal ont fait subir en une foule d’endroits au sol primitif, car il existe des digues qui ont jusqu'à XOU mètres de long. Ces barrages fermant des vallons, ont fait refluer les eaux ctontiuondé les rives. A la place de bas-louds, de plaines boisées, dorment des marécages, d'une surface de 20 ou 30 hectares. Qu'on ajoute, les uns avec les autres, les lacs ainsi créés dans un pays plat, on verra que cet animalmaçon a contribué à l'inondation de grandes surfaces.

Vers les sources Ford, sur la rive sud du Lac Supérieur, on rencontre quinze lacs ainsi formés ; dans le bassin du Chocolerd, rivière dont le cours n’a pas plus de 16 milles, on en trouve environ 200. D’après J. Simpson, les digues de castors auraient sub-

maniclon entouré de sécrétions, auxquelles il doit sa forme et son ampleur.

Les effets destructeurs ou modificateurs que les animaux de différente nature peuvent exercer sur le bord des mers ou des lacs d'eau douce, ne sont possibles qu’avec le calme des eaux ; il faut qu’ils puissent se propager sans être inquiétés par des mouvements violents. J. Girviui.

Nous sommes heureux d'apprendre à nos lecteurs que la Nature vient de recevoir un encouragement qui lui est précieux. M. le ministre de l'Instruction publique a fait l’acquisition d’un nombre important des volumes de notre collection, destines à être distribués par lui aux Bibliothèques populaires. Nous continuerons à faire tous nos efforts pour améliorer sans cesse notre publication, qui, depuis sa fondation, a trouvé un concours si actif de la part des hommes de science, comme de tous ceux qui veulent s’instruire.

Le Propriétaire-Gerant : G. Tissandier.

Corbbil Typ. el itér. CllBTR.

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