‹ La nature et la vieChapitre 18 sur 33 · I.A N ATI' R K Ï.T LA VI K · texte numérisé non relu

I.A N ATI' R K Ï.T LA VI K

qu’elles oui joué de tout temps dans les diverses circonstances de la vie des peuples. Il faudrait un volume pour raconter l’Iiistoire religieuse, politique, économique et galante des odeurs et des parfums. Nous devons nous borner à en résumer ici les principaux enseignements en tant qu’ils se rattachent à la doctrine physiologique qui est. le fond de cette étude. Car il y a certainement quelque chose d’instinctif au fond de ces coutumes universelles et constantes, qui nous montrent l’alfinité de l’homme pour les odeurs. Sans doute il y faut voir plutôt un raffinement de sensualité qu’un désir naturel, mais il est arrivé ici ce qui est arrivé pour les boissons, pour la musique, etc. L’habitude est devenue en quelque sorte une seconde nature, les sens ont pris goût à cette ivresse particulière qui les charme et leur dissimule de pénibles réalités.

C’est dans la religion que nous constatons en premier lieu l’emploi des parfums. On n’imaginait rien de noble ou de sacré sans y faire intervenir leur intluence. Les parfums disposaient les dieux à écouter les vœux qu’on leur adressait dans les temples, où l’encens brûlait et répandait ses vapeurs embaumées. Dès la plus haute antiquité nous voyons les prêtres des diverses religions avoir recours à l’emploi des substances odoriférantes. Cinq fois par jour, les disciples de Zoroastre plaçaient des odeurs devant l’autel où brillait le feu sacré. Moïse, dans l’Exode, inscrivait la composition de deux parfums liturgiques. Les Grecs donnèrent aux odeurs une belle place dans leurs ingénieuses fictions théologiques. Ils croyaient que les dieux annoncent toujours leur apparition par une

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