‹ La nature; poésiesChapitre 40 sur 98 · EFFET DE PLUIE · texte numérisé non relu

EFFET DE PLUIE

Cette fois la campagne endure Un printemps torpide et fiévreux :

L'eau s'aplatit, la terre est dure, L'atmosphère et l'arbre poudreux.

Sans le plus petit souffle entre eux, Restent figés dans leur soudure.

Or, depuis le peu qu'elle dure, La pluie a déjà dans les creux

Rendu plus frais, moins malheureux

KÎ'J

Tel paysage de verdure

Dont des escarpements lépreux

Sont la fantastique bordure.

On a les yeux émerveille's Par l'éclat de ces tons mouillés, A croire, tant ils sont superbes, Si totalement déternis, Que le ciel pleure du vernis Sur le feuillage et sur les herbes.

NUIT MYSTIOIE. 162

Page 1