‹ La nature; poésiesChapitre 42 sur 98 · AU CREPUSCULE · texte numérisé non relu

AU CREPUSCULE

Le soir, couleur cendre et corbeau,

Verse au ravin qui s'extasie

Sa solennelle poésie

Et son fantastique si beau.

Soudain, sur l'eau morte et moisie S'allume, comme un grand flambeau Qui se lève sur un tombeau, La lune énorme et cramoisie.

Et, tandis que dans l'air sanglant, Tout sort de l'ombre : moulin blanc.

Pont jauni, verte chènevière,

On voit entre les nénuphars Moitié rouges, moitié blafards, Flotter l'àme de la rivière.

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