‹ La nature; poésiesChapitre 47 sur 98 · LE FIL DU TELEGRAPHE · texte numérisé non relu

LE FIL DU TELEGRAPHE

A ce tournant rocheux du vallon qu'il domine, Roide entre deux coteaux il se tient si menu Qu'on le distingue mal, sans regard soutenu, Hormis les jours d'orage où tout l'air s'illumine.

Si même un grand oiseau d'un parage inconnu, Voyageur épuisé dont l'efTort se termine. Parfois s'y perchait, noir ou blanc comme l'hermine ! Non! Ce malheureux fil est toujours seul et nu!...

i93 LA NATURE.

Une fois cependant, vers les temps aigrelets

II fut le rendez-vous des frileux oiselets

Qui reviennent en troupe aux bons climats fidèles.

Et je le vois encore, à la fois gris et bleu Comme un câble ardoisé, llécliissant au milieu, Tant il était partout surchargé d'hirondelles.

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