LK VENT
Il cogne à toutes les cloisons Des solitudes !
Il fouille les coins et les creux ; Au sommet des glaciers affreux La neige, par monceaux vitreux,
Par masses blanches, S'écroule sous son cinglement Qui poursuit caverneusement La chute et l'engloutissement
Des avalanches.
Les océans sont rendus fous
Par les plongemenls de ses coups,
Il redescend au fond des trous,
Remonte aux cimes...
El rebouleversant les flots, Pre'cipite encor son chaos Des escarpements les plus hauts
Dans les abîmes.
\0 I.A >'ATUUE.
Il met le feuillage en haillons, Sabre les blés sur les sillons, Prend l'herbe dans ses tourbillons,
La tord, la hache; Il livre même des combats Aux vieux arbres de haut en bas, Et quand il ne les pourfend pas.
Il les arrache!...
Et, toujours, par tout l'univers, Par les continents et les mers.
Les champs, les cités, les déserts
Passe et repasse.
Tour à tour tendre et furieux Ce grand souffle mystérieux :
La respiration des cieux
Ou de l'espace !
l.A Cil ai; HUE. 11