‹ La nature; poésiesChapitre 5 sur 98 · LK VENT · texte numérisé non relu

LK VENT

Il cogne à toutes les cloisons Des solitudes !

Il fouille les coins et les creux ; Au sommet des glaciers affreux La neige, par monceaux vitreux,

Par masses blanches, S'écroule sous son cinglement Qui poursuit caverneusement La chute et l'engloutissement

Des avalanches.

Les océans sont rendus fous

Par les plongemenls de ses coups,

Il redescend au fond des trous,

Remonte aux cimes...

El rebouleversant les flots, Pre'cipite encor son chaos Des escarpements les plus hauts

Dans les abîmes.

\0 I.A >'ATUUE.

Il met le feuillage en haillons, Sabre les blés sur les sillons, Prend l'herbe dans ses tourbillons,

La tord, la hache; Il livre même des combats Aux vieux arbres de haut en bas, Et quand il ne les pourfend pas.

Il les arrache!...

Et, toujours, par tout l'univers, Par les continents et les mers.

Les champs, les cités, les déserts

Passe et repasse.

Tour à tour tendre et furieux Ce grand souffle mystérieux :

La respiration des cieux

Ou de l'espace !

l.A Cil ai; HUE. 11

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