‹ La nature; poésiesChapitre 55 sur 98 · LES LIBELLULES · texte numérisé non relu

LES LIBELLULES

Impondérable, mais pourtant Lourde encor, si peu qu'elle y touche, Pour le brin d"herl)e qui se couche Et se relève en tremblotant.

Longs clous d'or et de pierreries Ayant grosse tête, gros yeux Et fines ailes, sous les cieux Elles promènent leurs féeries.

Elles vont flairer les roseaux Et puis reprennent leur voyage Entre les frissons du feuillage Et les miroitements des eaux;

Et, quand leur vol, plein de crochets,

De zigzags et de ricochets.

Ayant lassé les demoiselles,

On les voit enfin s'arrêter :

Elles semblent moins s'éventer Que respirer avec leurs ailes.

LA SILIIOL'RTTE. ^23

Page 1