LA SILHOUETTE
Ce soir, le ciel figé, rhorizon stupéfait Combinant pour le deuil leurs teintes fin d'automne Rendent plus triste encor ce coin qui vous étonne Par son aspect déjà si funèbre : En effet,
Rocheuse, herbue, avec des sapins, cette plaine Imite un cimetière à vous faire frayeur, D'autant plus que, là-bas, voûtée en fossoyeur, S'y profile, piochant, la silhouette humaine.
Et, dans ce travailleur attardé m'apparaît Le Génie humble du Secret.
Sa présence a tant de mystère!
Si brumeusement j'aperçois Ses vêtements couleur de bois Et sa face couleur de terre !
L'ORPHKLIN. 225