LE CHAMP DE BLE
MiJé d'arbres très vieux où d'uno patte alerte e.iis et piverts grimpaient en mariant leurs cris, (' [)etit champ de blé dormait sous les cieux gris, li.ingle jaune, au sein d'une immensité verte,
u milieu d'un désert, dans un cadre chagrin e rocs monstres, de bois spectres, d après collines, ntre des joncs, des houx, des genêts, des épines, ''un mouillé dénonçant la bourbe du terrain.
k; la nature.
Ressortant sur ce louche et vaste marécage, Dans un océan vert, espèce d'îlot blond, Ce champ vous surprenait : sous la voûte do plomb Il devenait terrible en ce pays sauvage.
Il était si perdu, si biin dune maison! A croire qu'un génio, amant de la nature, L'avait ainsi planté pour ofTrir la pâture Aux oiseaux besoigneux dans la froide saison.
Bluets, coquelicots, liges entremêlées, Ici, là, montaient haut presque jusqu'aux épis; Ailleurs, sous des chardons violets assoupis. Le froment rabattait ses tètes ))arbelées.
Et muet et léger comme un zéphir d'été Sur un étang cuivreux engourdi dans sa vase, L'insecte nonchalant voltigeait en extase Sur cette nappe d'or dans l'immobilité.